vendredi, juillet 31, 2026

The Mandalorian et Grogu - Pet mouillé ?

juillet 31, 2026 Smith

 

Sur le papier, The Mandalorian et Grogu partait donc avec un avantage considérable : un univers déjà installé, des personnages appréciés, une identité visuelle connue et un public déjà conquis. En théorie, il suffisait de proposer une aventure plus ambitieuse, plus spectaculaire et surtout pensée pour le grand écran ... En théorie.

Après la chute de l’Empire, plusieurs chefs de guerre impériaux continuent de semer le chaos aux quatre coins de la galaxie. La Nouvelle République, encore fragile et visiblement déjà débordée par la paperasse intersidérale, fait alors appel à Din Djarin, le célèbre chasseur de primes mandalorien, accompagné de Grogu, son jeune apprenti vert aux grandes oreilles et à l’appétit rarement raisonnable. Tous deux se retrouvent entraînés dans une nouvelle mission destinée à éliminer les dernières menaces impériales. 

Dans les faits, j’ai surtout eu l’impression que Disney a décidé de prendre la saison 4 de la série qui était tournée , ils ont compressé les épisodes et tadaaaaammm voilà un film façon « Avec suffisamment de colle, ça fera un film. » Et malheureusement, cela se voit.

Le premier problème vient des effets spéciaux. on voit que c'est du CGI à mort , j'ai même l'impression d'être dans un jeu vidéo; ok c'est en très haute résolution : c’est détaillé, propre et brillant, mais je vois les incrustations, les animations et les coutures numériques. Difficile, dans ces conditions, d’être réellement transporté.

Le principal problème reste toutefois le rythme. Le charme de la série venait de ses moments de calme, de contemplation et de solitude. The Mandalorian savait laisser respirer ses paysages et ses personnages. Ici, tout s’enchaîne trop rapidement : une mission commence, l’action éclate, le problème est résolu et l’aventure suivante démarre. On a l’impression de regarder plusieurs épisodes raccourcis puis collés les uns aux autres ... on perçois même les "pauses" entre épisodes.

Paradoxalement, la fin paraît beaucoup trop longue. La structure en épisodes devient alors évidente : chaque partie conserve son propre rythme et sa petite conclusion, mais l’ensemble ne forme jamais un film équilibré.

Autre problème : il paraît difficilement accessible sans avoir suivi la série. Les personnages, leurs relations et les enjeux reposent largement sur les épisodes précédents. On ne regarde donc pas vraiment un film autonome, mais un épisode géant réservé à ceux qui ont fait leurs devoirs sur Disney+.

Dès lors, pourquoi en faire un film ? Soit on poursuit la série, soit on propose une véritable aventure cinématographique. Transformer la série en film avant de peut-être revenir à la série, puis à un autre film, ressemble à une organisation décidée par un droïde dont la batterie était presque vide.

Les personnages restent heureusement sympathiques. Le Mandalorien conserve une certaine présence, mais il a perdu une partie de son mystère. Pedro Pascal (10min dans tous le film) avait beaucoup contribué au prestige du rôle. Pourtant, lorsqu’on sait qu’il prête surtout sa voix et ponctuellement son visage au personnage, tandis que d’autres acteurs travaillent sous l’armure, quelque chose se brise. Le marketing vend Pedro Pascal, mais le casque fait les heures supplémentaires. 

Sigourney Weaver apporte théoriquement du prestige mais en pratique, son personnage est étonnamment oubliable (elle distribue les missions) et n'est là que pour réchauffer une soupe en boîte.  

Il y a enfin cette sorte de singe bleu qui accompagne les personnages sans véritable utilité. Il est là, il bouge et attend probablement sa transformation en peluche vendue à la sortie du cinéma. Narrativement, il ne sert pratiquement à rien mais il est bleu - et comme j'aime bien le bleu.  Il faut croire que cela suffit désormais comme compétence dans une galaxie lointaine, très lointaine.

Au final, le film n’est pas totalement désagréable. Il reste de l’action (trop), des personnages attachants et le plaisir de retrouver cet univers mais sans plus . Mais l’ensemble demeure nettement inférieur à la série.

Conclusion ? 

C’est sympathique, mais artificiel. C’est rythmé, mais rarement passionnant; terriblement oubliable.

Le Mandalorien méritait mieux qu’un marathon Disney+ projeté sur écran géant.

Next!

mercredi, juin 24, 2026

Goetz de Fane et Didier Cassegrain (version cartonnée)

juin 24, 2026 Smith

Goetz, album Glénat sorti en 2026, scénarisé par ’Fane et dessiné/colorisé par Didier Cassegrain. C’est présenté comme une aventure entre science-fiction, fantasy médiévale et réflexion philosophico-barbare, avec des colons humains installés sur une planète habitée par une civilisation locale ... 

Au départ, c'était un pari pour moi. Je ne connaissais pas vraiment l’album, et je n’avais même pas lu la quatrième de couverture. C’est la couverture qui m’a attiré : un barbare transpercé de flèches, encore debout, qui annonçait quelque chose de tragique, d’épique, peut-être même de désespéré. Une image simple, mais puissante, qui semblait dire : “Entre dans l’histoire, mais pense à laisser ton assurance-vie à l’entrée.”

Le contexte pouvait faire penser à Avatar : des humains débarquent sur une planète, découvrent un peuple autochtone, et la cohabitation commence à sentir le feu de camp mal surveillé. Mais cette impression disparaît assez vite. Goetz prend une direction bien plus rude, plus sombre, plus barbare, et surtout plus centrée sur son personnage principal.

Car l’album suit avant tout Goetz, sa progression, sa recherche de gloire, son besoin de guerre, sa froideur presque bestiale. C’est un personnage brutal, violent, habité par le combat, mais pas creux pour autant. Il possède une ligne de conduite, une morale personnelle, primitive et dure, mais cohérente. Goetz n’est clairement pas le genre d’homme qu’on invite pour discuter autour d’une tisane, sauf si la tisane est servie dans un crâne et que la soirée finit en pillage organisé.

 Ce qui fonctionne très bien, c’est le contraste entre ce barbare assumé et l’homme dit “civilisé”. Goetz lui-même est un personnage très réussi, il est froid, sauvage, presque animal, mais il ne ment pas vraiment sur ce qu’il est. C’est un barbare, oui, un homme qui semble ne vivre que pour la guerre, mais il n’est pas qu’une masse de muscles lancée dans la mêlée avec le QI d’une hache mal embouchée. 

 À côté de lui, certains personnages plus civilisés paraissent parfois tout aussi dangereux, simplement mieux habillés et plus doués pour justifier leurs saloperies avec de beaux discours. Les auteurs cernent bien l’homme, ses travers et ses contradictions : la barbarie ne porte pas toujours une peau de bête. Parfois, l'évidence est reine.

Graphiquement, l’album colle parfaitement au récit. Le dessin est rude, nerveux, massif, avec une énergie qui m’a parfois fait penser à Keith Giffen. Le trait accompagne très bien la brutalité de l’univers : on sent les coups, la poussière, la fatigue, les flèches qui entrent sans prendre rendez-vous. Ce n’est pas un dessin lisse ou décoratif, mais un dessin qui a du poids, de la sueur et quelques dents cassées.

L’ambiance générale m’a beaucoup plu. Goetz se lit presque comme un bon roman de David Gemmell : de la guerre, du destin, de la gloire, de la violence, et une forme d’honneur rugueux qui ne sent pas exactement la lavande. Il y a un vrai souffle épique, mais aussi une froideur tragique, comme si le personnage avançait vers quelque chose d’inévitable, les armes à la main et les sentiments soigneusement enterrés sous trois couches de boue. Ou alors une tisane servie dans un crâne, mais chacun ses traditions.

 Le petit carnet en fin d’ouvrage est également très intéressant. Il complète bien la lecture, enrichit l’univers et donne envie de revenir sur certains éléments de l’album. Ce n’est pas un bonus décoratif posé là comme une rondelle de saucisson oubliée sur la table : il apporte vraiment quelque chose... 

Au final, Goetz est une très belle surprise. Un album acheté presque à l’instinct, sur la seule force d’une couverture, et qui tient largement sa promesse. C’est violent, barbare, froid, épique, mais jamais vide. L’album vaut surtout pour la trajectoire de Goetz, ce guerrier bestial en quête de gloire, et pour le contraste qu’il crée avec l’homme civilisé, pas toujours plus noble, ni moins dangereux.

Une lecture brutale et tragique, portée par un dessin parfaitement adapté. Goetz commence comme un pari et se termine comme une vraie claque. Une claque donnée avec une main gantée de fer, certes, mais une claque qu’on ne regrette pas. Elle laissera des traces :)


mercredi, juin 17, 2026

Une table pour 3 de Giuseppe Manunta

juin 17, 2026 Smith

 


Une table pour 3 de Giuseppe Manunta aux éditions Félès

Une table pour 3 (suite de *Une table pour 2*) raconte, en parallèle, l'histoire de deux jumeaux, Rosa et Marino, qui se retrouvent mêlés à une enquête liée à un cépage légendaire convoité par de nombreux protagonistes, ainsi que le quotidien d'un chef cuisinier cherchant la perle rare pour compléter son équipe. Entre Naples, le monde du vin, manipulations, meurtres et dégustations, l'auteur propose un polar gastronomique où les papilles occupent autant de place que l'intrigue policière. 

 Après lecture de Une table pour 3, force est de constater que l'album ne m'a pas vraiment convaincu et que la sauce n'a pas réellement pris. Pourtant, sur le papier, il y avait de quoi me plaire : une enquête policière, du mystère, des meurtres, du vin, de la cuisine italienne... Le menu semblait plutôt appétissant.

Le premier obstacle vient du découpage narratif, particulièrement alambiqué. L'histoire saute régulièrement d'une intrigue à l'autre, au point qu'il devient difficile de trouver un véritable fil conducteur et d'entrer dans le récit. L'immersion en prend un coup et le lecteur est souvent obligé de se raccrocher aux branches pour suivre l'histoire. Plusieurs fois, je me suis demandé si je n'avais pas raté une page ou deux en tournant les feuilles.

Quelques erreurs de traduction sont également venues perturber ma lecture. Rien de catastrophique, mais suffisamment pour être remarquées.

Graphiquement, c'est un peu la même chose. Le dessin fait le travail, mais je n'ai jamais réussi à ressentir l'ambiance que l'histoire cherchait à installer, les personnages on tous plus ou moins les mêmes traits ... Il manque ce petit supplément d'âme qui permet de réellement s'immerger dans le récit.

L'intrigue elle-même souffre d'un autre problème : elle se retrouve noyée sous une abondance de descriptions culinaires et gastronomiques. Les amateurs de cuisine italienne, de vins et de spécialités régionales y trouveront sans doute leur bonheur, mais pour un lecteur davantage attiré par le récit que par le contenu gastronomique, ces passages finissent par diluer le rythme et l'intérêt de l'enquête. À plusieurs reprises, j'ai eu l'impression que le chef avait pris le pas sur le détective.

Alors attention, je pense que les amateurs de gastronomie, d'œnologie ou ceux qui ont adoré Une table pour 2 y trouveront probablement davantage leur compte que moi. D'ailleurs, n'ayant pas lu le premier tome, j'ai peut-être raté certaines références ou certains enjeux entre les personnages.

Au final, Une table pour 3 s'adresse probablement avant tout aux connaisseurs de la série et aux passionnés de gastronomie. 

À vouloir servir l'entrée, le plat et le dessert en même temps, l'auteur finit par perdre un peu son lecteur entre les différents mets proposés. Pour ma part, j'ai eu du mal à savourer l'ensemble et j'étais finalement assez content d'en voir le bout.




lundi, mai 11, 2026

Si je t’écris… de Denis Bodart et Vincent Zabus

mai 11, 2026 Smith

Si je t’écris… de Denis Bodart et Vincent Zabus n’est pas une BD que l’on “lit” simplement  entre deux passages aux toilettes en scrollant son téléphone. C’est une BD que l’on respire. Une madeleine graphique aux odeurs de vacances d’enfance, de soleil sur les volets, de silences familiaux et de souvenirs qui reviennent flotter doucement comme de la poussière dans une maison fermée depuis trop longtemps.

 Et franchement… quelle douce claque . 

Louis, en vacances avec sa femme et ses enfants, redécouvre le coin de bord de mer d'un été d'enfance avec son père, son oncle et sa tante dans les années 70. Un endroit chargé de souvenirs complexes, rattachés à une étrange maison sur la falaise où, dit-on, vivait une sorcière parlant avec les morts... Louis va essayer de finir ce souvenir 
On sent immédiatement qu’il s’agit d’un ouvrage mûri longtemps. Huit années de gestation,  Huit ans. Certains enfants ont le temps d’apprendre à marcher, lire, râler et demander un smartphone avant qu’un album pareil voie le jour. Mais ça se ressent dans chaque page : rien n’est bâclé, rien ne sonne faux. Tout semble juste. Mature. Habité.

Le dessin crayonné de Denis Bodart possède une chaleur presque organique. Les personnages vivent, bougent, existent. Quelques traits… et tout est posé. 

Et les couleurs… mamma mia. La palette est parfaite. Chaleureuse, subtile, lumineuse quand il faut, mélancolique à d’autres moments. Chaque teinte semble avoir été choisie avec une précision d’orfèvre - elles ne servent pas juste à embellir les cases, elles transportent la mémoire elle-même. Certaines planches donnent presque l’impression de revoir ses propres souvenirs.

L’ensemble est incroyablement immersif. On ne tourne pas les pages pour savoir “ce qu’il va se passer”, mais pour continuer à habiter cet été suspendu, ces instants simples, ces émotions discrètes que beaucoup ont connues sans forcément parvenir à les exprimer. 

La BD respire littéralement la nostalgie sans jamais tomber dans le cliché dégoulinant. Chaque case semble contenir des souvenirs personnels. Et le plus fou, c’est qu’on finit presque par croire qu’ils sont aussi les nôtres.

Et tout cela grace au récit de Vincent Zabus , qui (le récit) reste d’une grande véracité, mais dans le bon sens du terme : une histoire humaine, sincère, jamais artificielle. Pas besoin de rebondissements tonitruants quand les émotions sont justes. Foutu scénariste, c'est un bon lui aussi.

On replonge dans ces étés interminables, ces vacances familiales où le temps semblait fonctionner différemment. Une époque sans smartphones, sans réseaux sociaux, où une journée entière pouvait tourner autour d’une balade, d’un repas ou d’un simple regard échangé.  

Clairement, c’est une œuvre qui parlera énormément aux lecteurs ayant déjà quelques kilomètres au compteur. Disons qu’en dessous de 30 ans, certaines émotions risquent de passer un peu au-dessus de la tête. Pas parce que les jeunes sont idiots mais parce qu’il faut avoir connu cette époque étrange où les vacances se vivaient sans GPS et sans smartphone et  risquent de passer à côté de cette douce mélancolie qui irrigue l’album.

Et puis il y a ces dessins généreux. Généreux dans le trait, dans les regards, dans les décors, dans les corps, dans la lumière. 

Une BD profondément vivante, immersive et sincère. Le genre d’album qui vous laisse silencieux quelques minutes après avoir tourné la dernière page. Comme lorsqu’on quitte un lieu qu’on aimait sans avoir envie de fermer la porte derrière soi.

mercredi, mai 06, 2026

Mortal Kombat 2 ... ben c'est pas mauvais en fait

mai 06, 2026 Smith

Je suis allé voir  en 4DX avec des amis et honnêtement… très bonne surprise.

On n’attendait pas grand-chose du film à la base. Le but, c’était surtout de passer une bonne soirée ciné entre potes devant un film un peu “n’importe quoi”… et au final, on a passé un excellent moment.

Le film déborde d’énergie, d’humour, de combats bien chorégraphiés et de références à l’univers des jeux vidéo Mortal Kombat. Clairement, ce n’est pas du grand cinéma d’auteur, mais ce n’est absolument pas ce qu’on lui demande. Le film assume totalement son côté fun et spectaculaire.

Aucun acteur ne démérite, et le côté Johnny Cage apporte franchement une touche ultra fun au film. Il amène beaucoup de charisme, d’humour et d’énergie. Franchement, nous, on en redemande. Kano n’est pas en reste non plus avec plusieurs petites répliques vraiment excellentes.

Si vous aimez l’univers Mortal Kombat ou simplement les films d’action qui savent divertir sans se prendre trop au sérieux, c’est clairement une bonne surprise. On est ressortis de la salle avec le sourire et bien plus emballés que prévu.

« It’s showtime! »


vendredi, avril 17, 2026

Blade Runner 2029

avril 17, 2026 Smith

En 2049, l’officier K, un blade runner chargé de traquer les réplicants illégaux, tombe sur un secret qui pourrait faire vaciller l’ordre du monde.
La puissante Wallace Corporation, qui fabrique les nouveaux réplicants, veut à tout prix mettre la main dessus.
Entre villes désertées, mystères enfouis et ambitions démesurées, K se retrouve lancé dans une enquête qui pourrait bien changer la définition même de l’humanité.

 
 
Trente ans après le premier Blade Runner, on reprend la pluie, les néons, les androïdes… et on les passe au lave-vaisselle. Voilà, en résumé, ce qu’on pourrait dire de Blade Runner 2049.

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : le film est magnifique. Roger Deakins à la caméra, c’est un poème visuel à chaque plan — on dirait presque que chaque pixel a été brossé à la main par un moine zen. Mais justement… où est passée la crasse ? Le Blade Runner de Ridley Scott (1982) puait la sueur, la pluie et la misère. On sentait les vapeurs d’essence et de nouilles instantanées, les foules serrées, les murs qui dégoulinaient.

Ici, en 2049, le monde a connu un blackout mondial, une famine, des effondrements — et pourtant, tout est nickel.
Les rues sont désertes, les lignes d’immeubles parfaitement symétriques, les orphelinats bien rangés. C’est presque suspect : on dirait que quelqu’un a passé un coup de Swiffer sur l’apocalypse.

Blade Runner original respirait le chaos maîtrisé : un Los Angeles grouillant, vivant, où l’humain et la machine se confondaient dans une pluie de néons et de vapeurs. On y sentait la décadence d’une civilisation en bout de course, chaque plan suintait le désespoir et la promiscuité. Dans 2049, tout semble... mort. Figé. Comme si la société avait soudainement pris un bain d’eau de javel. On dirait que Villeneuve a voulu poétiser la ruine, là où Scott montrait la survie dans la ruine

Et puis viennent ces statues géantes plantées au milieu du néant, comme si Las Vegas avait fusionné avec un rêve de pharaon mégalo. On se demande un peu ce qu’elles font là — à part nous rappeler que les effets spéciaux ont un budget, eux.

Côté scénario, même sentiment :

Là où le premier Blade Runner nous plongeait dans le doute existentiel (“Suis-je humain ?”), 2049 nous demande de contempler un robot qui cherche sa maman pendant trois heures et demie.
C’est beau, c’est lent, c’est profond — mais parfois si pâteux qu’on a envie de lui tendre une cuillère.

Et la Wallace Corporation… parlons-en !

Sortie de nulle part, rachetée “quelque part entre deux lignes d’intro”, elle remplace la mythique Tyrell Corporation sans jamais en retrouver la présence. Ni le charisme, ni le mystère, ni le sens du drame.
Tyrell était une figure divine, charismatique, un Prométhée moderne. lace, lui, débarque sans réelle genèse. On nous le balance en bloc : “il a racheté Tyrell, il a relancé les réplicants”. Mais pourquoi, comment, avec quelles conséquences sociales ? On n’en saura rien. Et c’est frustrant. Le monde semble avoir perdu sa densité politique. Wallace, ressemble plus à un PDG d’entreprise de lentilles de contact qui récite des haïkus au petit-déjeuner. 

Tout est devenu une allégorie métaphysique, là où le premier mélangeait philosophie et crasse du quotidien.

Alors oui, Villeneuve a de bonnes idées, c’est indéniable. La relation entre K et Joi est touchante, la question de l’âme persiste, et le film réussit par moments à capturer cette mélancolie propre à l’univers.
Mais l’ensemble donne l’impression d’un rêve aseptisé du premier film — comme si quelqu’un s’était souvenu de Blade Runner après un passage chez IKEA.

On sent que Villeneuve voulait installer plein de couches : la filiation, la mémoire, la foi, le libre arbitre, le corps artificiel, la reproduction… mais chaque thème est survolé, ou mis en scène dans de grandes contemplations silencieuses. C’est magnifique à regarder, mais ça étire tout. Le film manque de rythme intérieur, ce qu’avait pourtant le premier malgré sa lenteur.

En bref :

+ C’est sublime à regarder (chaque plan mériterait un fond d’écran).
C’est tellement propre que même la pluie semble stérilisée.
Wallace n’a pas l’ombre du mysticisme de Tyrell.
+/- Le scénario se regarde plus qu’il ne se vit.

Un film magnifique, oui.
Mais un Blade Runner ? Pas vraiment. Disons plutôt… “Blade Designer 2049”.



The Running Man : quand Stephen King nous rappelle que le futur est déjà bien pourriiiii

avril 17, 2026 Smith

Dans ce futur dystopique totalitaire et ultra-militarisé, la télé-réalité n’est plus un divertissement : c’est un vrai sport de combat, et le mensonge (soutenu par une armée de médias dopés à la propagande) règne en maître. Une énorme corporation contrôle absolument tout : infos manipulées, populations soumises, riches et pauvres confondus. Pendant que les élites regardent des remakes miteux des Kardashian, le peuple se nourrit de violence en direct… et nous aussi, d’ailleurs, pop-corn à la main. Oui, c’est aussi jouissif que cynique.
Et au milieu de ce chaos, on suit notre héros, obligé de survivre pour grappiller quelques deniers afin de sauver sa fille malade. Ambiance pos
ée.

Hier soir, on a regardé Running Man entre potes sur grand écran… et franchement, quel pied ! Ça bouge, ça explose, ça cogne, ça hurle, et malgré tout ce bordel assumé, on se surprend même à réfléchir entre deux gerbes de violence stylisée.

Running Man assume totalement son côté old school : couleurs flashy, rythme effréné, zéro filtre politiquement correct. Ici, ça court, ça tape, ça explose, ça se rebelle… et on adore ça. C’est brut, nerveux, jubilatoire.

Petit rappel : ce n’est PAS un remake de la version Schwarzy.
L’ancienne, réalisée par Starsky lui-même (Paul Michael Glaser), était une série B 80’s basique mais devenue culte avec le temps. On l’aime bien, mais elle n’a jamais fait rêver pour sa réalisation. Ici, on est bien plus proche du roman de Stephen King (Richard Bachman) : tension permanente, critique sociale lourde, manipulation médiatique crasse, militarisation de la société et mensonge généralisé. Bref : du King pur jus.

Le rythme ne baisse jamais, sauf peut-être sur la fin où on sent le “bon les gars, faut boucler, on n’a plus de pellicule”. Du coup, c’est un peu emballé trop vite… mais honnêtement, on s’en fout : le plaisir principal a déjà été englouti avec un sourire jusqu’aux oreilles.
Et évidemment, on a droit au petit clin d’œil à Arnold. Respect éternel.

Une course-poursuite qui vous emmènera bien loin… et qui ne vous lâche jamais.

En résumé : un vrai plaisir coupable, un film qui ne se prend pas la tête tout en te rappelant que le futur pourrait être aussi drôle que terrifiant. Si vous aimez l’action nerveuse, les couleurs qui piquent, le cynisme assumé et l’idée qu’on vit tous dans un mensonge géant… foncez.

vendredi, mai 30, 2025

Le blog Dcafeine n’est pas mort… il fait juste une grosse sieste

mai 30, 2025 Smith

 

Hello les ami(e)s,

Petit mot rapide pour rassurer celles et ceux qui suivent le blog dcafeine.blogspot.com, celui où je parle BD, romans, films, coups de cœur ou de gueule culturels… Oui, je sais, la dernière critique remonte à 2021. Et non, le blog n’est pas mort ! Pas du tout. Il est juste en pause prolongée, façon ours en hibernation ou vieille console qu’on relance un dimanche pluvieux.

👉 Pourquoi ce silence ? Parce que la vie, tout simplement. Entre boulot prenant, quelques soucis perso à gérer, et surtout un nouveau projet qui me tient à cœur : ByteRoots Studio, mon studio de création d’applis rétro, fun et indés (si tu n’as pas encore vu, va faire un tour sur le blog principal ou sur le Play Store 👀).

Et puis, faut bien l’avouer : j’essaye maintenant de faire des articles un peu plus fouillés, un peu plus d’analyse, un peu plus de recul. Ça prend du temps, et j’en ai moins. Mais ça viendra.

Donc pas de panique, dcafeine reste en ligne, et il y aura du nouveau dès que possible. Peut-être pas demain. Peut-être pas après-demain. Mais un jour, bientôt, je rebrancherai la plume critique.

D’ici là, on reste cool, on respire, et on continue à se faire plaisir avec ce qu’on aime. Merci à celles et ceux qui continuent à passer sur les deux blogs, ça fait chaud au cœur.

À bientôt ✌️


— Miguel / Wolfiz / ByteRoots Studio

samedi, octobre 16, 2021

Joyride de To/Lanzing/Kelly/Kniivila

octobre 16, 2021 Smith
Dans le futur, la Terre est gouvernée par un régime totalitaire. Les étoiles sont cachées par un immense dôme qui recouvre le ciel. Les enfants y sont formés par l'Alliance Gouvernementale Mondiale pour rejoindre l'armée des Jeunesses Alliées et éliminer toute forme de résistance extérieure avec un gigantesque canon laser.
La jeune Uma Akkolye , elle, a pour habitude tirer avant de poser des questions. Et quand elle reçoit un étrange message de l'autre coté du Dôme, elle n'hésite pas à s'emparer d'un vaisseau spatial pour partir à l'aventure en compagnie d'un équipage aussi inexpérimenté qu'improbable.
Leur destin s'accomplira aux confins de la galaxie ...

Et bien en voilà un 4e de couverture bien alléchant sauf que l'intérieur n'a pas exactement la même saveur et surtout , le résumé présenté ci-dessus n'est pas très honnête puisque en fait c'est Uma qui a contacté les extra-terrestre , que la menace est plutôt intérieur et pas extérieur (au début du livre) etc... bref un emballage qui ne correspond pas à son contenu.

Déja cela pue la roublardise; imaginons que je n'ai pas lu le résume avant d'acheter le livre (genre j'ai trop d'argent) , qu'est-ce que cela vaut ? 

L'histoire suit celle d'Uma, une jeune fille intrépide, incontrôlable et fofolle qui n'aspire qu'à faire ce qu'elle veut façon irresponsable aux mépris des dangers sans se poser de question. Une jeunesse avide de tout.
Un jour , oubliant la banalité de sa vie prédestinée, elle trouve, en compagnie de son meilleur ami, l'opportunité de quitter la Terre  pour partir à la conquête des étoiles et ce, sans retour possible. 
Fugitifs, ils découvriront un monde rempli de nouvelle règles qui ne demanderons qu'à être transgressée.

C'est sous ce fond d'aventure politico-galactique, que l'on va suivre les relations humaine et sociale de ces petits jeunes avec ces nouvelles races. Sans compté quelques complots bien tarabiscoté.

Malheureusement scénaristiquement c'est mou du genou, mal agencé et manque de rythme. La découpe graphique de certaines pages n'est pas des plus lisibles et le récit est moelleux avec un léger gout d'indigestion. Le dessin quant à lui est sympa sans casser la barraque.

On se retrouve avec une sensation de déception car, même si il y a de belles trouvailles ou d'idées, c'est très mal exploité. ça se laisse lire mais bon , voilà quoi :)

Bref, une fugue raté pour cette fougueuse jeunesse.







mardi, septembre 28, 2021

Dune - Première Partie - Villeneuve

septembre 28, 2021 Smith


 

Dune, œuvre culte qui eu une première adaptation difficile et titanesque en 1984 par David Lynch, a une nouvelle adaptation. L'œuvre de Frank Herbert composé de six publications publiées entre 1965-1985 est une référence de la SF puisqu'il brasse des thématiques très vaste tel que l'écologie, la philosophie , la politique etc... sans oublier le conte initiatique du héros qui va se découvrir. "Challenge accepted" par David Lynch qui essaya de caser en plus ou moins deux heures le premier tome ... Mais voilà, même avec les moyens de l'époque c'était chaud (sans parler des complications).

Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l'histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l'espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ?

Bref, en 2021, visiblement pour faire honneur à la vision originelle , monsieur Legendary Picture décide de refaire une adaptation avec les moyens du jour et si cela marche autant nous la jouer super saga et on adapte tous les volumes. Bonne idée mais faut pas rater le coche, car c'est un vrai défi narratif (si si) et le rendre accessible.

Au commande de ce début d'Opus ? Villeneuve (Blade Runner 2049, Sicario). Avec un casting très Marvelien mais de qualité, un réalisateur qui a sa marque, une magnifique photo, une bande son qui plaira à certain (très Interstellar et musique écossaise) , voici Dune , première partie.

Et je suis déçu. C'est long, genre long!!!, Ultra contemplatif , avec des touches écossaises et maures. Le film est magnifique visuellement, franchement c'est superbe mais ... le réalisateur veut nous faire tellement comprendre la quête messianique du héros que c'est leeeeeennnnnnttt et l'action est apathique. A l'instar d'une Extended version, j'espère un jour voir un Short version.

Et moi j'avais déjà vu le film de 1984 et donc je connaissais le contexte et les similitudes, mais ceux qui n'ont jamais vu cette version ... courage! Le film était tellement lent , les pauvres scènes d'action sont proches de l'arrêt cardiaque, On ne sent pas les personnages habités , il y a toujours une distance entre le personnage/l'histoire/le spectateur; Et j'ai beau me répéter , qu'est-ce que c'est lent.

L'esthétique quand a elle est très classique et lisse; en comparaison avec la version de 84 qui avait un look très "spéciale" et qui a marqué vraiment le spectateur. Attention, la version de 2021 est belle mais on voit des petites touches de StarWars (étape dans le désert), c'est très concret. 

Sans compter que les voix Off, qui permettait de comprendre le film dans sa complexitude, ont disparu , donc on ne sait plus ce que pense les personnages, les intrigues etc... ce qui enlève du sel (épice ^^) à la compréhension de l'intrigue car le spectateur doit tout comprendre tout seul.

Est-ce qu'il est meilleur que la version d'origine ? Est-ce qu'il en vaut la peine ? Il y a deux perceptions : ceux qui ont lu le roman où l'ancien film, et ceux qui découvre :

  • Soit vous avez vu la version de 1984 et votre compréhension du film sera différente. LE film souffre de la comparaison et là ou la version de 1984 aurait mérité 30min en plus, ici le film de 2021 (qui n'est que la première partie de la saga) aurait mérité entre 30-50min en moins ... Qualitativement, en comparant les époques , la version de 1984 souffre visuellement; mais les personnages d'origine sont beaucoup plus vivant et plus intriguant. Bref, tendance 1984 que la version de Villeneuve ^^
  • Et pour les nouveaux , c'est beau , c'est lent, un poil compliqué ... Découvrez et faites vous votreßzzw avis !!

Du coup qu'est-ce que j'en pense ? 

Et bien, ce film doit être vu comme une introduction, il est là pour mettre les bases de la saga , qui va vraiment introduire l'Epice et son rôle, l'histoire du Messie etc,etc ... donc ne jetons pas l'eau du bain et j'attends la suite car je vois déja une énorme saga pointer son nez :)

Mais en attendant, vu que je suis un "vieux" , je n'ai qu'une phrase à dire "le dormeur doit se réveiller" car je me suis un peu assoupi vers la fin du film ^^ (j'avoue)




mardi, avril 13, 2021

Il faut flinguer Ramirez/Acte 2 - de Nicolas Petrimaux

avril 13, 2021 Smith


Ramon Perez veut sa peau!

Dans la digne lignée du premier opus intitulé sobrement "Il faut flinguer Ramirez" , l'on retrouve notre pauvre Jacques, expert en aspirateur, qui est suspecté d'avoi mijoté l'attentat à la Robotop faisant ainsi plein de victime.

Et c'est avec Chelsea et Dakota, deux "bombasses" voleuses de banques, qu'il va essayer temps bien que mal de se sortir de cet imbroglio; d'autant plus que les sbires de Hector, la police , des escrocs etc... sont à leurs trousses.

Toujours en mode polar des années fin 70/80 ,  aussi rythmé , cette suite tant attendue ne démérite pas et est plus que conseillée.

Boosté aux films pulp des années 70/80, le rythme et le style y sont toujours soutenu même si j'ai trouvé les 20 premières pages assez poussives au point tel que je me demandait si ce n'était pas un changement complet dans la ligne directrice de l'auteur; Que nenni l'ami, c'était juste pour resituer un peu les origines de l'ami Jacquo

C'est après ce chapitre un peu pénible façon flashback , qu'on repart sur les chapeaux de roues façon Starsky & Hutch. 

Courses poursuites, gros flingues, femme fatale, regard langoureux , couché de soleil, ... waaaw ... graphiquement parfait, le scénario est toujours aussi fou et je ne vous raconte pas les retournements de situations sur QUI est Ramirez :)

D'autant plus que l'ami Nicolas a rajouté quelques pages de Pub façon reportage qui sont à "croquer".

Rhaaaa Lovely






samedi, janvier 02, 2021

Mocha Dick de J.N.Reynolds

janvier 02, 2021 Smith


Rhaa, voilà un livre fort intéressant mais qui n'est pas destiné à tous les mortels que nous sommes. Non! ce n'est pas salace, et nous ne parlerons pas de la b*te de Mocha, et ce même si on parle de gros engin blanc, que nenni ... quoique, mais je reviendrait plus tard sur ce point. D'abord, parlons de quoi que cela cause et embarquons à Nantucket vers l'île Mocha :

Un soir, à bord du baleinier Penguin , le second du capitaine est incité par l'équipage à raconter sa conquête du redoutable Mocha Dick : "Ce monstre célèbre, qui était sorti victorieux d'une centaine de combats avec ses poursuivants, était un vieux mâle d'une taille et d'une force prodigieuses. Chose singulière : par un effet de l'âge ou, plus vraisemblablement, d'une aberration de la nature comparable à celle que l'on retrouve chez l'albinos d'Ethiopie, il était blanc comme laine ! [...] En un mot comme en cent, quelle que soit la façon de le considérer, c'était un poisson absolument extraordinaire". Son récit, qui rappelle celui d'Achab contre Moby Dick dans l'œuvre éponyme de Melville, nous plonge dans une lutte acharnée entre un homme et un animal, où chacun déploie son obstination et sa ténacité pour survivre - et entrer dans la légende.

Le menu du jour ? Du poisson pardi (et ne me dites pas que vous n'aimez pas cela ^^) ; et pas n'importe quel fish-stick : Mocha Dick , un (vrai) cachalot blanc marqué par les assauts terribles et nombreux de baleiniers; marqué par la chasse , à vie!


Derrière ce récit qui nous narre la terrible traque sur cette immensité d'eau, se trouve une histoire d'homme, une histoire qui nous transporte à une autre époque , plus barbares, moins vegan, avec moultes détails sur cette réalité.


Evidemment, il serait difficile de ne pas faire le lien avec le roman de Moby Dick d'Herman Melville qui paru en sont temps : 1851. Et c'est là que la date est importante car le Mocha Dick de Reynolds se distingue de Moby Dick part plusieurs aspects.


Paru en 1938 , le roman est basé sur une histoire vraie, celle d'un énorme cachalot blanc qui se baladait au large de l'île Chilienne de Mocha. De là a dire que le Moby Dick d'Herman Melville ne s'est pas inspiré un peu de cette histoire ... il n'y a qu'un pas que je n'hésite pas à franchir (ha! le coquin :) ) Evidemment le Moby Dick raconte beaucoup plus de choses. Et c'est là que s'arrête la comparaison.


Mocha Dick nous raconte la traque sans plus ni moins. Malgré la taille du roman (~88 pages), une introduction sur l'auteur intéressante, la lecture du récit en lui-même demande une certaine concentration; manque un peu d'immersion, bref on a un peu du mal à être dans le bateau.


Mocha Dick , intéressant si vous voulez approfondir vos connaissances sur les eaux froides de la pêche au harpons mais dispensable :)


C'est édités chez les Editions du Sonneur , et c'est pas cher ma bonne dame.


mercredi, novembre 11, 2020

Asadora! T1 de Naoki Urasawa

novembre 11, 2020 Smith


1959, à la veille des JO qui se dérouleront au Japon, un terrible Typhon dévaste une partir de Nagoya. Asa, une jeune fille pas plus haute que 12 ans est sauvé malgré elle par une vieil homme hanté par son passé. Ensemble il vont essayé de réconforter les habitants de ce terrible désastre ... 

2020 , à la veille des JO de Tokyo , un terrible monstre assiège la ville ... 

Et le lien entre tous ces événements ?

Humain, juste, vibrant sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit à la lecture de ce premier tome. L'auteur allie mystère et intrigue dans une histoire dont les personnages principaux semblent ce dessiner au fil de la lecture (notre duo , mais aussi le jeune Shôta dont on sent qu'il va prendre un rôle important dans l'histoire).

Encré après la guerre, dans un Japon encore en reconstruction 

Intriguant , empli de suspense , avec un découpage redoutable, et dans lequel on suivra l'évolution de la jeune Asa sur les différentes années dont découle l'histoire; cet album a réussi à m'exciter et je vous garanti qu'il faut bien me secouer pour un peu d'effet (l'age surement ^^)



Clairement un album très prometteur dont je vais m'empresser de suivre la suite d'autant plus que c'est dessiné et conté par le terrible Naoki Urasawa a qui nous devons Monster , Pluto et 20th Century Boy (que je n'ai pas lu)

C'est édité chez Kana et déja trois volumes sont déja paru en français. 

Bref un beau coup de coeur qui m'a été conseillé par mon libraire adoré Atomik (encore merci Tony)



Reference: https://bigcomicbros.net/work/6398/


mardi, octobre 13, 2020

Le Royaume de Blanche-Fleur

octobre 13, 2020 Smith


Il fut un temps ou le Royaume des Six Ponts était gouverné d'une main de fer par le roi Igor. Cruel, Violent, Conquérant, il soumettait à sa volonté quiconque osait s'opposer à ces ordres, même si ce n'était qu'un léger froncement de sourcils. Et c'est au fil de l'épée que le Comte de Rose-Adieu, refusant d'obéir aux ordres vindicatifs de son suzerain , en fit les frais.  Triste nouvelle pour les terres de Rose-Adieu et ce n'est que par la bonté du jeune frère du Roi , Serge, que la fille du Comte fut sauvé ... mais à quel prix ? Et qu'est-elle devenue ?
Il était une fois un royaume dont le roi était devenu fou suite à la mort de son épouse adorée. Ce roi, Igor, devint colérique et violent. Quand il entreprit de mener une guerre de conquête, un de ses vassaux, le comte de Rose-Adieu, tenta de s'opposer à ses projets. La réaction du monarque fut brutale : il envahit le comté, pilla et détruisit tout. Seule Blanche-Fleur, la petite fille du comte, fut épargnée, sauvée par le frère du roi, le prince Serge. Puis elle disparut sans que personne ne sache ce qu'elle était devenue... 

Près de deux décennies plus tard, c'est le bon roi Serge qui règne sur le royaume des Six-Ponts. Et dans ce royaume où il fait bon vivre, tout le monde s'apprête à fêter dignement le mariage de la princesse Cécile. Anne, la tavernière, se réjouit de l'événement, non seulement parce qu'elle a été élevée avec Cécile, mais aussi parce que ce mariage va lui permettre de relancer sa taverne. 

Mais Anne est aussi la protégée du roi qui ne peut rien lui refuser. Ce qui suscite la jalousie de la reine qui déteste Anne, complote contre elle et ne sera satisfaite que quand cette "petite intrigante" aura été éliminée.

Il est des surprises que l’on ne s’attend pas, et ce dernier opus en est une. 

L'histoire est clairement cousue de fil blanc et il n'est pas très difficile de comprendre qui est la mystérieuse protégée du roi Serge et ou l'on veut nous emmener; C'est gentiment amenée d'autant plus que cet opus peut se lire sans avoir lu les épisodes précédents. 

Toujours avec cette pointe d'humour typique qui en fait son petit charme, ces calembours et ces dialogues faussement naïfs , les  pages que composent le récit se lisent avec plaisir d’autant plus que l’auteur s’en donne à cœur-joie grâce au format spécial de cette histoire … 107 pages ni plus ni moins. Et honnêtement la couverture est toute jolie avec ce petit coté ancienne BD avec ces grandes fresques. 
D'autant plus que l'on retrouve le bon roi Serge, la fofolle Anne, François , la méchante Reine , les oiseaux qui parlent etc …


Clairement un épisode grand format qui est là pour répondre aux multiples questions des épisodes précédents et qui ouvrent p-e un passage vers un spin-off mais j'en doute, seul le temps nous le dira.

Malheureusement je n'y ai pas trouvé mon compte avec ce 7e opus; Pas que l'histoire était déplaisante, juste qu'elle me semblait vraiment indifférente et manquait parfois de rythme. Un humour trop facile, une intrigue trop mâchée, des personnages trop transparents , seul certains passages m'ont fait sourire (comme par exemple celui ou l'on comprends comment les oiseaux savent parler). Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est juste moi qui fait mon grincheux.


Le Royaume de Blanche-Fleur, c'est de Benoit Feroumont et Sarah Marchand, 107 jolies pages en pleine couleur caléidoscopique et c'est édité chez Dupuis :)







vendredi, septembre 25, 2020

RIP Ron Cobb

septembre 25, 2020 Smith



Certains d'entres-vous le savent, j'aime beaucoup l'univers de Conan mais pas au point d'en être un érudit ni un geek , juste quelqu'un qui prend les infos tel quel viennent.

Néanmoins voilà bien une triste nouvelle. Ron Cobb, le designer du film "Conan le barbare" n'est plu, il est parti ce 21 Septembre 2020 à l'age de 83 ans.

C'est lui qui , dans l'ombre du film, a dessiné, conçu , tout l'aspect visuel du film comme le temple, le glaive et j'en passe ; et c'est donc quelque part un peu (aussi) grâce à lui que nous nous remémorons le film et son univers si typique

Alors je parle de Conan, mais il a fait aussi la toto de Retour vers le Futur, le vaisseau d'Alien etc... c'était pas un manche quoi. On oublie toujours les gens qui conçoivent les choses ...

Que Crom l’accueille avec bienveillance :)





lundi, août 24, 2020

Bête de Somme - T1 - Mal de Chien

août 24, 2020 Smith

Bête de Somme est une petite surprise que j'avais dans ma PAL depuis pas mal de temps (nouveau terme qui rentre dans mon vocabulaire grace à ma fille , ça veut dire Pile de Livre à Lire ... moi j'aurai dis ma PLAL mais bon, on ne se bat pas contre la jeunesse ^^ ... ou alors appeler cela LDBQJVL (Liste De Bouquin Que Je Voudrais Lire ... mais PAL c'est plus court j'avoue et surtout plus facile à dire)) . Je l'ai pour l'instant en main grâce à mon libraire.

Alors c'est l'histoire de quoi ?  

Une bande de bons et loyaux toutou vont être contraint de s'unir afin de faire  leur possible pour protéger leurs maîtres et assurer la tranquillité de leur petite bourgade Sommers' Hill; car oui! d'étranges choses s'y passe depuis l'arrivée d'une panoplies de petite vieilles accompagnés de leurs chats maléfiques; et si c'était des sorcières ? 

Lorsque des événements surnaturels commencent à se produire dans les environs de Sommers Hill, chiens et chats de la ville s'enfoncent dans les profondeurs de la forêt pour éclaircir ce mystère. Entre esprits maléfiques, animaux zombies et jeunes garçons pas si inoffensifs qu'ils ne le paraissent, ces investigateurs du paranormal, au péril de leur vie, vont avoir un mal de chien à mener l'enquête...
Sous couvert de phénomènes fantastiques, Evan Dorkin et Jill Thompson nous proposes une revisite des classiques de l'horreur mais d'un point vue purement animalier , voir même canin, avec évidemment les us et coutumes de nos chères compagnons, leurs sempiternelles rivalités avec les chats, leurs peurs et même leurs étranges alliances afin de lutter contre ce qui s'annonce une méga-catastrophe (waf-waf). 


Originale, cette histoire nous change des lectures habituelles qui remanie sans fin le même fond de commerce, grâce notamment en évitant l’écueil de donner aux chiens un coté trop anthropomorphe. La balance subtile entre dessin-humour-aventure-horreur et fantastique est totalement réussi , et nous avons ici un équilibre subtil de mystère et de boule de gomme.

Jill Thompson nous propose ici , à travers de splendide aquarelles , un voyage empli de douceur, poésie et d'horreur; et qui  accompagne à merveille l'aventure fantastique concoctée par Evan Dorkin avec notamment de savoureux dialogues. 

Que ce soit sur le fond où la forme, ce premier tome ne pourra que vous plaire et si jamais vous avez encore des doutes, sachez qu'il a gagné le Prix Eisner en 2010 , genre l'Oscar de la bande dessinée qui prouve la qualité du comics. 

En somme (oh le vilain jeu de mot) ) on pourra résumer par original, drôle, humain, intelligent, toujours avec la truffe humide ... et que c'est une très très bonne surprise que je conseille vivement. 

Une petite merveille à mettre entre toutes les pattes :)


dimanche, août 09, 2020

Le Royaume T6 : Saperlipopette

août 09, 2020 Smith


Tome 6 de la série Le Royaume, publié toujours aux éditions Dupuis avec toujours un très bon duo aux commande : Feroumont pour le dessin et le scénario et Christelle Coopman pour les couleurs. Nous voici de retour dans cette contrée colorée ou nous pourrons retrouver Anne et ces ami(e)s. 

Graphiquement toujours aussi sympathique, drôlissime avec ces belgissisme mais comme dirait l'amie Mylène , ce dernier opus m'a désenchanté par sa construction.

Au lieu d'avoir une histoire  complète , avec une trame centrale, nous nous retrouvons avec une série de sketch , 6 au total, sans vrai lien entre eux et qui fut publié dans le magasine Spirou. Une compilation reprenant les résidus de l'auteur en prémisses à numéro Hors Série qui lui est beaucoup plus volumineux qu'à l'accoutumée et dans un format plus grand; mais j'y reviendrai plus tard car malgré qu'il soit en ma possessions je ne l'ai pas encore lu.

Personnellement je me suis un peu ennuyé de sorte qu'au final on se retrouve avec un évaluation en demi-mesure avec cet album sans grand intérêt que de rajouter le tome à sa collection. 




samedi, mars 14, 2020

Silver Surfer : Black

mars 14, 2020 Smith
Thanos est mort et l'ordre Noir, les fieffé soldat du Titan Fou projète notre héraut dans une faille dimensionnelle. Perdu , filent sans fin vers sa destruction , le Silver fera tout pour s'y échapper quitte à en mourir.

Donny Cates et Tradd Moore nous offre ici une une vision poétique et romantique sur le commencement de tout et de soi. Égal à lui-même notre anti-héraut, essaye de chercher sa rédemption face à cette morte qui semble inéluctable.

Torturé par les innombrables morts dont il fut l’instigateur avec Galactus, il se questionnera sur le pourquoi. Et seul sa rencontre avec le dieu Knull , dieu créateur des Ténèbres, pourra peut-être en être la solution ... mais voudra t'il rejoindre les rangs de son armée ? Pourras-t'il s'en sortir ?

Psychédélique, beau et introspectif, cet épisode du Surfer mérite pleinenement les lettres de noblesses porté par les auteurs de la saga initiale (Kirby, Stan Lee et Buscema pour ne pas les citer).

Un dessin explosif de couleurs et délétère par son histoire profonde. C'est ~122 pages chez Panini Comics et c'est très très bien <3

La boucle est bouclée!










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