vendredi, avril 17, 2026

Blade Runner 2029

avril 17, 2026 Smith
En 2049, l’officier K, un blade runner chargé de traquer les réplicants illégaux, tombe sur un secret qui pourrait faire vaciller l’ordre du monde.
La puissante Wallace Corporation, qui fabrique les nouveaux réplicants, veut à tout prix mettre la main dessus.
Entre villes désertées, mystères enfouis et ambitions démesurées, K se retrouve lancé dans une enquête qui pourrait bien changer la définition même de l’humanité.

 
 
Trente ans après le premier Blade Runner, on reprend la pluie, les néons, les androïdes… et on les passe au lave-vaisselle. Voilà, en résumé, ce qu’on pourrait dire de Blade Runner 2049.

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : le film est magnifique. Roger Deakins à la caméra, c’est un poème visuel à chaque plan — on dirait presque que chaque pixel a été brossé à la main par un moine zen. Mais justement… où est passée la crasse ? Le Blade Runner de Ridley Scott (1982) puait la sueur, la pluie et la misère. On sentait les vapeurs d’essence et de nouilles instantanées, les foules serrées, les murs qui dégoulinaient.

Ici, en 2049, le monde a connu un blackout mondial, une famine, des effondrements — et pourtant, tout est nickel.
Les rues sont désertes, les lignes d’immeubles parfaitement symétriques, les orphelinats bien rangés. C’est presque suspect : on dirait que quelqu’un a passé un coup de Swiffer sur l’apocalypse.

Blade Runner original respirait le chaos maîtrisé : un Los Angeles grouillant, vivant, où l’humain et la machine se confondaient dans une pluie de néons et de vapeurs. On y sentait la décadence d’une civilisation en bout de course, chaque plan suintait le désespoir et la promiscuité. Dans 2049, tout semble... mort. Figé. Comme si la société avait soudainement pris un bain d’eau de javel. On dirait que Villeneuve a voulu poétiser la ruine, là où Scott montrait la survie dans la ruine

Et puis viennent ces statues géantes plantées au milieu du néant, comme si Las Vegas avait fusionné avec un rêve de pharaon mégalo. On se demande un peu ce qu’elles font là — à part nous rappeler que les effets spéciaux ont un budget, eux.

Côté scénario, même sentiment :

Là où le premier Blade Runner nous plongeait dans le doute existentiel (“Suis-je humain ?”), 2049 nous demande de contempler un robot qui cherche sa maman pendant trois heures et demie.
C’est beau, c’est lent, c’est profond — mais parfois si pâteux qu’on a envie de lui tendre une cuillère.

Et la Wallace Corporation… parlons-en !

Sortie de nulle part, rachetée “quelque part entre deux lignes d’intro”, elle remplace la mythique Tyrell Corporation sans jamais en retrouver la présence. Ni le charisme, ni le mystère, ni le sens du drame.
Tyrell était une figure divine, charismatique, un Prométhée moderne. lace, lui, débarque sans réelle genèse. On nous le balance en bloc : “il a racheté Tyrell, il a relancé les réplicants”. Mais pourquoi, comment, avec quelles conséquences sociales ? On n’en saura rien. Et c’est frustrant. Le monde semble avoir perdu sa densité politique. Wallace, ressemble plus à un PDG d’entreprise de lentilles de contact qui récite des haïkus au petit-déjeuner. 

Tout est devenu une allégorie métaphysique, là où le premier mélangeait philosophie et crasse du quotidien.

Alors oui, Villeneuve a de bonnes idées, c’est indéniable. La relation entre K et Joi est touchante, la question de l’âme persiste, et le film réussit par moments à capturer cette mélancolie propre à l’univers.
Mais l’ensemble donne l’impression d’un rêve aseptisé du premier film — comme si quelqu’un s’était souvenu de Blade Runner après un passage chez IKEA.

On sent que Villeneuve voulait installer plein de couches : la filiation, la mémoire, la foi, le libre arbitre, le corps artificiel, la reproduction… mais chaque thème est survolé, ou mis en scène dans de grandes contemplations silencieuses. C’est magnifique à regarder, mais ça étire tout. Le film manque de rythme intérieur, ce qu’avait pourtant le premier malgré sa lenteur.

En bref :

+ C’est sublime à regarder (chaque plan mériterait un fond d’écran).
C’est tellement propre que même la pluie semble stérilisée.
Wallace n’a pas l’ombre du mysticisme de Tyrell.
+/- Le scénario se regarde plus qu’il ne se vit.

Un film magnifique, oui.
Mais un Blade Runner ? Pas vraiment. Disons plutôt… “Blade Designer 2049”.



The Running Man : quand Stephen King nous rappelle que le futur est déjà bien pourriiiii

avril 17, 2026 Smith

 

Dans ce futur dystopique totalitaire et ultra-militarisé, la télé-réalité n’est plus un divertissement : c’est un vrai sport de combat, et le mensonge (soutenu par une armée de médias dopés à la propagande) règne en maître. Une énorme corporation contrôle absolument tout : infos manipulées, populations soumises, riches et pauvres confondus. Pendant que les élites regardent des remakes miteux des Kardashian, le peuple se nourrit de violence en direct… et nous aussi, d’ailleurs, pop-corn à la main. Oui, c’est aussi jouissif que cynique.
Et au milieu de ce chaos, on suit notre héros, obligé de survivre pour grappiller quelques deniers afin de sauver sa fille malade. Ambiance pos
ée.

Hier soir, on a regardé Running Man entre potes sur grand écran… et franchement, quel pied ! Ça bouge, ça explose, ça cogne, ça hurle, et malgré tout ce bordel assumé, on se surprend même à réfléchir entre deux gerbes de violence stylisée.

Running Man assume totalement son côté old school : couleurs flashy, rythme effréné, zéro filtre politiquement correct. Ici, ça court, ça tape, ça explose, ça se rebelle… et on adore ça. C’est brut, nerveux, jubilatoire.

Petit rappel : ce n’est PAS un remake de la version Schwarzy.
L’ancienne, réalisée par Starsky lui-même (Paul Michael Glaser), était une série B 80’s basique mais devenue culte avec le temps. On l’aime bien, mais elle n’a jamais fait rêver pour sa réalisation. Ici, on est bien plus proche du roman de Stephen King (Richard Bachman) : tension permanente, critique sociale lourde, manipulation médiatique crasse, militarisation de la société et mensonge généralisé. Bref : du King pur jus.

Le rythme ne baisse jamais, sauf peut-être sur la fin où on sent le “bon les gars, faut boucler, on n’a plus de pellicule”. Du coup, c’est un peu emballé trop vite… mais honnêtement, on s’en fout : le plaisir principal a déjà été englouti avec un sourire jusqu’aux oreilles.
Et évidemment, on a droit au petit clin d’œil à Arnold. Respect éternel.

Une course-poursuite qui vous emmènera bien loin… et qui ne vous lâche jamais.

En résumé : un vrai plaisir coupable, un film qui ne se prend pas la tête tout en te rappelant que le futur pourrait être aussi drôle que terrifiant. Si vous aimez l’action nerveuse, les couleurs qui piquent, le cynisme assumé et l’idée qu’on vit tous dans un mensonge géant… foncez.

vendredi, mai 30, 2025

Le blog Dcafeine n’est pas mort… il fait juste une grosse sieste

mai 30, 2025 Smith

 

Hello les ami(e)s,

Petit mot rapide pour rassurer celles et ceux qui suivent le blog dcafeine.blogspot.com, celui où je parle BD, romans, films, coups de cœur ou de gueule culturels… Oui, je sais, la dernière critique remonte à 2021. Et non, le blog n’est pas mort ! Pas du tout. Il est juste en pause prolongée, façon ours en hibernation ou vieille console qu’on relance un dimanche pluvieux.

👉 Pourquoi ce silence ? Parce que la vie, tout simplement. Entre boulot prenant, quelques soucis perso à gérer, et surtout un nouveau projet qui me tient à cœur : ByteRoots Studio, mon studio de création d’applis rétro, fun et indés (si tu n’as pas encore vu, va faire un tour sur le blog principal ou sur le Play Store 👀).

Et puis, faut bien l’avouer : j’essaye maintenant de faire des articles un peu plus fouillés, un peu plus d’analyse, un peu plus de recul. Ça prend du temps, et j’en ai moins. Mais ça viendra.

Donc pas de panique, dcafeine reste en ligne, et il y aura du nouveau dès que possible. Peut-être pas demain. Peut-être pas après-demain. Mais un jour, bientôt, je rebrancherai la plume critique.

D’ici là, on reste cool, on respire, et on continue à se faire plaisir avec ce qu’on aime. Merci à celles et ceux qui continuent à passer sur les deux blogs, ça fait chaud au cœur.

À bientôt ✌️


— Miguel / Wolfiz / ByteRoots Studio

samedi, octobre 16, 2021

Joyride de To/Lanzing/Kelly/Kniivila

octobre 16, 2021 Smith
Dans le futur, la Terre est gouvernée par un régime totalitaire. Les étoiles sont cachées par un immense dôme qui recouvre le ciel. Les enfants y sont formés par l'Alliance Gouvernementale Mondiale pour rejoindre l'armée des Jeunesses Alliées et éliminer toute forme de résistance extérieure avec un gigantesque canon laser.
La jeune Uma Akkolye , elle, a pour habitude tirer avant de poser des questions. Et quand elle reçoit un étrange message de l'autre coté du Dôme, elle n'hésite pas à s'emparer d'un vaisseau spatial pour partir à l'aventure en compagnie d'un équipage aussi inexpérimenté qu'improbable.
Leur destin s'accomplira aux confins de la galaxie ...

Et bien en voilà un 4e de couverture bien alléchant sauf que l'intérieur n'a pas exactement la même saveur et surtout , le résumé présenté ci-dessus n'est pas très honnête puisque en fait c'est Uma qui a contacté les extra-terrestre , que la menace est plutôt intérieur et pas extérieur (au début du livre) etc... bref un emballage qui ne correspond pas à son contenu.

Déja cela pue la roublardise; imaginons que je n'ai pas lu le résume avant d'acheter le livre (genre j'ai trop d'argent) , qu'est-ce que cela vaut ? 

L'histoire suit celle d'Uma, une jeune fille intrépide, incontrôlable et fofolle qui n'aspire qu'à faire ce qu'elle veut façon irresponsable aux mépris des dangers sans se poser de question. Une jeunesse avide de tout.
Un jour , oubliant la banalité de sa vie prédestinée, elle trouve, en compagnie de son meilleur ami, l'opportunité de quitter la Terre  pour partir à la conquête des étoiles et ce, sans retour possible. 
Fugitifs, ils découvriront un monde rempli de nouvelle règles qui ne demanderons qu'à être transgressée.

C'est sous ce fond d'aventure politico-galactique, que l'on va suivre les relations humaine et sociale de ces petits jeunes avec ces nouvelles races. Sans compté quelques complots bien tarabiscoté.

Malheureusement scénaristiquement c'est mou du genou, mal agencé et manque de rythme. La découpe graphique de certaines pages n'est pas des plus lisibles et le récit est moelleux avec un léger gout d'indigestion. Le dessin quant à lui est sympa sans casser la barraque.

On se retrouve avec une sensation de déception car, même si il y a de belles trouvailles ou d'idées, c'est très mal exploité. ça se laisse lire mais bon , voilà quoi :)

Bref, une fugue raté pour cette fougueuse jeunesse.







mardi, septembre 28, 2021

Dune - Première Partie - Villeneuve

septembre 28, 2021 Smith


 

Dune, œuvre culte qui eu une première adaptation difficile et titanesque en 1984 par David Lynch, a une nouvelle adaptation. L'œuvre de Frank Herbert composé de six publications publiées entre 1965-1985 est une référence de la SF puisqu'il brasse des thématiques très vaste tel que l'écologie, la philosophie , la politique etc... sans oublier le conte initiatique du héros qui va se découvrir. "Challenge accepted" par David Lynch qui essaya de caser en plus ou moins deux heures le premier tome ... Mais voilà, même avec les moyens de l'époque c'était chaud (sans parler des complications).

Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l'histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l'espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ?

Bref, en 2021, visiblement pour faire honneur à la vision originelle , monsieur Legendary Picture décide de refaire une adaptation avec les moyens du jour et si cela marche autant nous la jouer super saga et on adapte tous les volumes. Bonne idée mais faut pas rater le coche, car c'est un vrai défi narratif (si si) et le rendre accessible.

Au commande de ce début d'Opus ? Villeneuve (Blade Runner 2049, Sicario). Avec un casting très Marvelien mais de qualité, un réalisateur qui a sa marque, une magnifique photo, une bande son qui plaira à certain (très Interstellar et musique écossaise) , voici Dune , première partie.

Et je suis déçu. C'est long, genre long!!!, Ultra contemplatif , avec des touches écossaises et maures. Le film est magnifique visuellement, franchement c'est superbe mais ... le réalisateur veut nous faire tellement comprendre la quête messianique du héros que c'est leeeeeennnnnnttt et l'action est apathique. A l'instar d'une Extended version, j'espère un jour voir un Short version.

Et moi j'avais déjà vu le film de 1984 et donc je connaissais le contexte et les similitudes, mais ceux qui n'ont jamais vu cette version ... courage! Le film était tellement lent , les pauvres scènes d'action sont proches de l'arrêt cardiaque, On ne sent pas les personnages habités , il y a toujours une distance entre le personnage/l'histoire/le spectateur; Et j'ai beau me répéter , qu'est-ce que c'est lent.

L'esthétique quand a elle est très classique et lisse; en comparaison avec la version de 84 qui avait un look très "spéciale" et qui a marqué vraiment le spectateur. Attention, la version de 2021 est belle mais on voit des petites touches de StarWars (étape dans le désert), c'est très concret. 

Sans compter que les voix Off, qui permettait de comprendre le film dans sa complexitude, ont disparu , donc on ne sait plus ce que pense les personnages, les intrigues etc... ce qui enlève du sel (épice ^^) à la compréhension de l'intrigue car le spectateur doit tout comprendre tout seul.

Est-ce qu'il est meilleur que la version d'origine ? Est-ce qu'il en vaut la peine ? Il y a deux perceptions : ceux qui ont lu le roman où l'ancien film, et ceux qui découvre :

  • Soit vous avez vu la version de 1984 et votre compréhension du film sera différente. LE film souffre de la comparaison et là ou la version de 1984 aurait mérité 30min en plus, ici le film de 2021 (qui n'est que la première partie de la saga) aurait mérité entre 30-50min en moins ... Qualitativement, en comparant les époques , la version de 1984 souffre visuellement; mais les personnages d'origine sont beaucoup plus vivant et plus intriguant. Bref, tendance 1984 que la version de Villeneuve ^^
  • Et pour les nouveaux , c'est beau , c'est lent, un poil compliqué ... Découvrez et faites vous votreßzzw avis !!

Du coup qu'est-ce que j'en pense ? 

Et bien, ce film doit être vu comme une introduction, il est là pour mettre les bases de la saga , qui va vraiment introduire l'Epice et son rôle, l'histoire du Messie etc,etc ... donc ne jetons pas l'eau du bain et j'attends la suite car je vois déja une énorme saga pointer son nez :)

Mais en attendant, vu que je suis un "vieux" , je n'ai qu'une phrase à dire "le dormeur doit se réveiller" car je me suis un peu assoupi vers la fin du film ^^ (j'avoue)




mardi, avril 13, 2021

Il faut flinguer Ramirez/Acte 2 - de Nicolas Petrimaux

avril 13, 2021 Smith


Ramon Perez veut sa peau!

Dans la digne lignée du premier opus intitulé sobrement "Il faut flinguer Ramirez" , l'on retrouve notre pauvre Jacques, expert en aspirateur, qui est suspecté d'avoi mijoté l'attentat à la Robotop faisant ainsi plein de victime.

Et c'est avec Chelsea et Dakota, deux "bombasses" voleuses de banques, qu'il va essayer temps bien que mal de se sortir de cet imbroglio; d'autant plus que les sbires de Hector, la police , des escrocs etc... sont à leurs trousses.

Toujours en mode polar des années fin 70/80 ,  aussi rythmé , cette suite tant attendue ne démérite pas et est plus que conseillée.

Boosté aux films pulp des années 70/80, le rythme et le style y sont toujours soutenu même si j'ai trouvé les 20 premières pages assez poussives au point tel que je me demandait si ce n'était pas un changement complet dans la ligne directrice de l'auteur; Que nenni l'ami, c'était juste pour resituer un peu les origines de l'ami Jacquo

C'est après ce chapitre un peu pénible façon flashback , qu'on repart sur les chapeaux de roues façon Starsky & Hutch. 

Courses poursuites, gros flingues, femme fatale, regard langoureux , couché de soleil, ... waaaw ... graphiquement parfait, le scénario est toujours aussi fou et je ne vous raconte pas les retournements de situations sur QUI est Ramirez :)

D'autant plus que l'ami Nicolas a rajouté quelques pages de Pub façon reportage qui sont à "croquer".

Rhaaaa Lovely






samedi, janvier 02, 2021

Mocha Dick de J.N.Reynolds

janvier 02, 2021 Smith


Rhaa, voilà un livre fort intéressant mais qui n'est pas destiné à tous les mortels que nous sommes. Non! ce n'est pas salace, et nous ne parlerons pas de la b*te de Mocha, et ce même si on parle de gros engin blanc, que nenni ... quoique, mais je reviendrait plus tard sur ce point. D'abord, parlons de quoi que cela cause et embarquons à Nantucket vers l'île Mocha :

Un soir, à bord du baleinier Penguin , le second du capitaine est incité par l'équipage à raconter sa conquête du redoutable Mocha Dick : "Ce monstre célèbre, qui était sorti victorieux d'une centaine de combats avec ses poursuivants, était un vieux mâle d'une taille et d'une force prodigieuses. Chose singulière : par un effet de l'âge ou, plus vraisemblablement, d'une aberration de la nature comparable à celle que l'on retrouve chez l'albinos d'Ethiopie, il était blanc comme laine ! [...] En un mot comme en cent, quelle que soit la façon de le considérer, c'était un poisson absolument extraordinaire". Son récit, qui rappelle celui d'Achab contre Moby Dick dans l'œuvre éponyme de Melville, nous plonge dans une lutte acharnée entre un homme et un animal, où chacun déploie son obstination et sa ténacité pour survivre - et entrer dans la légende.

Le menu du jour ? Du poisson pardi (et ne me dites pas que vous n'aimez pas cela ^^) ; et pas n'importe quel fish-stick : Mocha Dick , un (vrai) cachalot blanc marqué par les assauts terribles et nombreux de baleiniers; marqué par la chasse , à vie!


Derrière ce récit qui nous narre la terrible traque sur cette immensité d'eau, se trouve une histoire d'homme, une histoire qui nous transporte à une autre époque , plus barbares, moins vegan, avec moultes détails sur cette réalité.


Evidemment, il serait difficile de ne pas faire le lien avec le roman de Moby Dick d'Herman Melville qui paru en sont temps : 1851. Et c'est là que la date est importante car le Mocha Dick de Reynolds se distingue de Moby Dick part plusieurs aspects.


Paru en 1938 , le roman est basé sur une histoire vraie, celle d'un énorme cachalot blanc qui se baladait au large de l'île Chilienne de Mocha. De là a dire que le Moby Dick d'Herman Melville ne s'est pas inspiré un peu de cette histoire ... il n'y a qu'un pas que je n'hésite pas à franchir (ha! le coquin :) ) Evidemment le Moby Dick raconte beaucoup plus de choses. Et c'est là que s'arrête la comparaison.


Mocha Dick nous raconte la traque sans plus ni moins. Malgré la taille du roman (~88 pages), une introduction sur l'auteur intéressante, la lecture du récit en lui-même demande une certaine concentration; manque un peu d'immersion, bref on a un peu du mal à être dans le bateau.


Mocha Dick , intéressant si vous voulez approfondir vos connaissances sur les eaux froides de la pêche au harpons mais dispensable :)


C'est édités chez les Editions du Sonneur , et c'est pas cher ma bonne dame.


mercredi, novembre 11, 2020

Asadora! T1 de Naoki Urasawa

novembre 11, 2020 Smith


1959, à la veille des JO qui se dérouleront au Japon, un terrible Typhon dévaste une partir de Nagoya. Asa, une jeune fille pas plus haute que 12 ans est sauvé malgré elle par une vieil homme hanté par son passé. Ensemble il vont essayé de réconforter les habitants de ce terrible désastre ... 

2020 , à la veille des JO de Tokyo , un terrible monstre assiège la ville ... 

Et le lien entre tous ces événements ?

Humain, juste, vibrant sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit à la lecture de ce premier tome. L'auteur allie mystère et intrigue dans une histoire dont les personnages principaux semblent ce dessiner au fil de la lecture (notre duo , mais aussi le jeune Shôta dont on sent qu'il va prendre un rôle important dans l'histoire).

Encré après la guerre, dans un Japon encore en reconstruction 

Intriguant , empli de suspense , avec un découpage redoutable, et dans lequel on suivra l'évolution de la jeune Asa sur les différentes années dont découle l'histoire; cet album a réussi à m'exciter et je vous garanti qu'il faut bien me secouer pour un peu d'effet (l'age surement ^^)



Clairement un album très prometteur dont je vais m'empresser de suivre la suite d'autant plus que c'est dessiné et conté par le terrible Naoki Urasawa a qui nous devons Monster , Pluto et 20th Century Boy (que je n'ai pas lu)

C'est édité chez Kana et déja trois volumes sont déja paru en français. 

Bref un beau coup de coeur qui m'a été conseillé par mon libraire adoré Atomik (encore merci Tony)



Reference: https://bigcomicbros.net/work/6398/


mardi, octobre 13, 2020

Le Royaume de Blanche-Fleur

octobre 13, 2020 Smith


Il fut un temps ou le Royaume des Six Ponts était gouverné d'une main de fer par le roi Igor. Cruel, Violent, Conquérant, il soumettait à sa volonté quiconque osait s'opposer à ces ordres, même si ce n'était qu'un léger froncement de sourcils. Et c'est au fil de l'épée que le Comte de Rose-Adieu, refusant d'obéir aux ordres vindicatifs de son suzerain , en fit les frais.  Triste nouvelle pour les terres de Rose-Adieu et ce n'est que par la bonté du jeune frère du Roi , Serge, que la fille du Comte fut sauvé ... mais à quel prix ? Et qu'est-elle devenue ?
Il était une fois un royaume dont le roi était devenu fou suite à la mort de son épouse adorée. Ce roi, Igor, devint colérique et violent. Quand il entreprit de mener une guerre de conquête, un de ses vassaux, le comte de Rose-Adieu, tenta de s'opposer à ses projets. La réaction du monarque fut brutale : il envahit le comté, pilla et détruisit tout. Seule Blanche-Fleur, la petite fille du comte, fut épargnée, sauvée par le frère du roi, le prince Serge. Puis elle disparut sans que personne ne sache ce qu'elle était devenue... 

Près de deux décennies plus tard, c'est le bon roi Serge qui règne sur le royaume des Six-Ponts. Et dans ce royaume où il fait bon vivre, tout le monde s'apprête à fêter dignement le mariage de la princesse Cécile. Anne, la tavernière, se réjouit de l'événement, non seulement parce qu'elle a été élevée avec Cécile, mais aussi parce que ce mariage va lui permettre de relancer sa taverne. 

Mais Anne est aussi la protégée du roi qui ne peut rien lui refuser. Ce qui suscite la jalousie de la reine qui déteste Anne, complote contre elle et ne sera satisfaite que quand cette "petite intrigante" aura été éliminée.

Il est des surprises que l’on ne s’attend pas, et ce dernier opus en est une. 

L'histoire est clairement cousue de fil blanc et il n'est pas très difficile de comprendre qui est la mystérieuse protégée du roi Serge et ou l'on veut nous emmener; C'est gentiment amenée d'autant plus que cet opus peut se lire sans avoir lu les épisodes précédents. 

Toujours avec cette pointe d'humour typique qui en fait son petit charme, ces calembours et ces dialogues faussement naïfs , les  pages que composent le récit se lisent avec plaisir d’autant plus que l’auteur s’en donne à cœur-joie grâce au format spécial de cette histoire … 107 pages ni plus ni moins. Et honnêtement la couverture est toute jolie avec ce petit coté ancienne BD avec ces grandes fresques. 
D'autant plus que l'on retrouve le bon roi Serge, la fofolle Anne, François , la méchante Reine , les oiseaux qui parlent etc …


Clairement un épisode grand format qui est là pour répondre aux multiples questions des épisodes précédents et qui ouvrent p-e un passage vers un spin-off mais j'en doute, seul le temps nous le dira.

Malheureusement je n'y ai pas trouvé mon compte avec ce 7e opus; Pas que l'histoire était déplaisante, juste qu'elle me semblait vraiment indifférente et manquait parfois de rythme. Un humour trop facile, une intrigue trop mâchée, des personnages trop transparents , seul certains passages m'ont fait sourire (comme par exemple celui ou l'on comprends comment les oiseaux savent parler). Mais ne boudons pas notre plaisir, c'est juste moi qui fait mon grincheux.


Le Royaume de Blanche-Fleur, c'est de Benoit Feroumont et Sarah Marchand, 107 jolies pages en pleine couleur caléidoscopique et c'est édité chez Dupuis :)







Envie de me contacter ?

Envie de nous contacter ou de laisser une bafouille ? C'est par ici évidemment.

Nom E-mail * Message *