jeudi, février 06, 2020

Bye bye Kirk Douglas

février 06, 2020 Smith
Il n'y avait pas très longtemps, j'avais fait la critique de l'Homme et sa biographie , ou en tout cas l'image de ce qu'est un homme, avec sa volonté, ces faiblesses etc...

Il a participé à ma vie d'une certaine manière et malgré son grand âge, on le pensait immortel.

A 103 ans (103 quoi!) , l'ami Kirk nous quitte vivre d'autres aventure.

Tout simplement un grand Merci à toi et à l'artiste.


mercredi, janvier 08, 2020

Hellboy In Hell N&B - T1 - Mike Mignola

janvier 08, 2020 Smith
Salut les lecteurs et haut les cœurs. Alors ça biche ? Tenez-vous bien et sortez la bouteille de Champomy car on va s’intéresser à une BD qui déglingue sa race au canif, on va parler d’une série qui aura pour thème : douleurs, larmes, philosophie et baston (je vous avais bien dit de vous accrocher) ; bienvenue dans l’univers d’Hellboy.

Hellboy c’est une histoire éponyme sortie il y a belle lurette et qui va justement fêter son 20ème anniversaire en juin 2014. Comme tout merchandising qui se respecte, c’est à coup de promotion et pubs diverses que l’on va en bouffer ; l’on démarre les hostilités en force par les Éditions Delcourt et sa sortie collector-noir-et-blanc-paillette de Hellboy In Hell (en anglais dans le texte).

Ouais mais avant toute chose, qui est Hellboy ? Parce que tout le monde ne connait pas forcément.

Hellboy, pour les deux du fond qui ne suivent pas, c’est un démon. À la base, il a été invoqué par les nazis durant la seconde guerre mondiale histoire de leur donner un petit coup de pouce. Manque de bol, ça foire grave et ce dernier est sauvé in extremis pas une bande de militaires-archéologues-ricains genre X-File. Du coup ils sauvent Hellboy, bottent le cul aux nazis et s’en retournent aux States afin d’éduquer comme il se doit le démon, lui inculquer les bonne valeurs de l’oncle Sam et l’intégrer dans leur département paramilitaire en charge de, je vous le donne en mille, investiguer et nettoyer tout ce qui est paranormal. Voilà bien un prétexte fallacieux pour nous emmener évidemment visiter tous les contes et légendes, mystères, et anachronismes de l’Histoire.

Tout va passer à la moulinette dans le cerveau de l’auteur Mike Mignola surtout que c’est son bébé , son œuvre maîtresse , qu’il a quasiment piloté tous les scénarios de la série et en a illustré une bonne moitié. Bref vous l’avez compris, c’est tout un univers onirique qui a été créé et c’est très bien ! Ça c’est pour la partie préambule de la série, ici on parle de l’édition Collector. Alors de quoi ça cause bon sang ? ( Et la je vous répondrai Woozzzaaaahh !!! )

Dans ce nouvel opus qui a commencé en 2013, Hellboy, histoire de sauver l’humanité et promouvoir la démocratisation du poulet grillé (nan je déconne), affronte un Dragon dans un combat titanesque qui ferait repousser les cheveux sur le crâne de n’importe quel chauve brûlé au 30ème degré ; du coup il se prend une rouste du tonnerre qui l’envoie fissa en Enfer (bouh) manger les spaghettis par les racines. Et justement l’Enfer c’est surtout pour lui un retour aux sources, à ses origines puisque c’est là que son père est mort, là où il a été créé et là aussi où Hellboy a bafoué sa destinée préinscrite parce que c’est un gros facho-rebelle « qu’on lui dit pas ce qu’il doit faire ».

Au premier coup d’œil, on comprend rapidement que l’on n’est pas à Disneyland, que l’Enfer ce n’est pas celui de Dante, que son père était un gangsta (gangster ?) démoniaque et qu’on risque de se faire pincer les tétons, bouffer du chien et j’en passe… Bref rien à voir avec vos fantasmes S&M et l’iconographie du genre. Mais l’Enfer c’est aussi un monde qui manque cruellement d’un roi car son Lucifer de père est mort et le trône est vide. Hellboy voyagera du coup vers le Pandémonium où sa destinée semble inexorablement le conduire et où de nouveaux dangers et aventures l’attendent. Peut-on échapper à un si lourd fardeau ? Quelle est vraiment sa destinée ? Et qui sont ces créatures qui veulent tellement l’aider ?

Voilà donc une édition bien Collector comme il faut qui mettra au garde-à-vous tous les fans de la saga. Une saga très attendue et qui signe notamment le retour de Mike Mignola au scénario mais aussi aux dessins puisqu'il déléguait pas mal cette partie à d’autres auteurs depuis un certain nombre d’années. Du coup le retour de son style graphique est un vent de fraîcheur pour tous ses fans, un trait justement très peu académique qui, en quelques lignes, arrive à créer par de subtils jeux d’ombres une ambiance du diable qui n’est là que pour supporter une histoire bien tortueuse.


Graphiquement épurée, techniquement et esthétiquement très beau, on reconnait le style si caractéristique de l’auteur. L’histoire est, ma foi, assez intéressante car on se plonge, comme à l’accoutumée et au-delà de la baston basique du « je vais t’exploser » , de plus en plus loin dans la psychologie complexe de cet anti-héros en ouvrant des portes et des questionnements philosophiques voire même religieux, le tout teinté d’obscurantisme et de gothisme.

On admire la mise en scène et la narration imposées par l’auteur, et les méchants vont comme d’habitude voir leurs plans chier dans la colle. L’histoire, elle, est très bien montée (oui je sais, merci) même si parfois un peu trop confuse pour le lecteur néophyte mais là j’y reviendrai.

Le tout est un beau bouquin cartonné d’une bonne centaine de pages qui couvre les 4 premiers épisodes de ce cycle déjà paru aux US (en fait, le 4e venant à peine de sortir là-bas et le 5e est prévu pour mai 2014). Petit bonus à la fin du bouquin : les couvertures non pas des 4 mais des 5 numéros de la série (ouais, même celui qui n’est pas encore imprimé).

Moi, avec mon œil critique, j’ai apprécié moyennement ce sympathique objet car le manque de couleurs m’a clairement gêné. Je trouve justement que les jeux de couleurs donnent une dimension supplémentaire et complémentaire à l’histoire, chose que la version monochrome n’a pas, et ce, même servie avec des Chipitos.

En plus c’est destiné à ceux qui connaissent bien l’histoire vu les références, flashbacks et ce genre de trucs… Bref faut pas commencer par celui-là.

Pour résumer, cet objet sera indubitablement à cataloguer pour les collectionneurs, fans et les puristes. Et pour toi, ami et commun des mortels, sache que cette série est excellente mais attends d'abord la version couleur, c’est vachement mieux.

ps : Pour résumer, et pour vous montrer la densité du machin et le succès de celui-ci, j’ai mis ci-dessous une photo pour savoir comment lire les BD de cet univers, si ma foi vous décidez de vous y lancer… Mais vous savez déjà quoi faire.


Integral Hellboy in Hell de Mignola

janvier 08, 2020 Smith

Hellboy est mort chez les vivants, mais est bien vivants parmi les morts
Bouchonnez vos montures, videz votre pichet de bière (sans gluten), car nous voilà devant les derniers épisodes de cette œuvre épiques initiée en 1994 par Mike Mignola : Hellboy in Hell

Toujours avec son style graphique onirique, et cet ambiance étrange et désinvolte, l'on retrouve Hellboy (alias Angu Un Rama, démon de son état) en Enfer pour ce dernier Acte.

Le monde n’est plus , ça sent bon le roussi et la fin du monde sonne déjà son glas ... d’autant plus qu’ Hellboy est en quelque sorte un peu bien mort.

C’est qu’il a bien bourlingué notre sagouin, avec ces chats, la BPRD , sa démission, quelques jupons de sorcières dépoussiérées, une tête dévissé par-ci, un spectre tué par là, et bien sure sauver le monde façon Mère Marie-Thérèse …. Et le revoilà en mode "back to the root" direction case départ , c-a-d l'Enfer 

Mais en bas ça ne rigole pas trop vu que le big-boss Satan himself n’est plus à même de bander quoique ce soit, le Pandemonium est en ruine et les quelques seigneurs sont plus préoccupés par leurs intérêts que de vraiment sauver les enfers... et c'est pas l'invocation de Pluto qui risque de leurs sauver leurs miches.

Hellboy n'a cure de sa destinée et la rejette à nouveau même si en sont fort intérieure il sait que c'est une fatalité qui arrivera bien tôt ou tard; 
Bref , autant dire qu'il n’est pas prêt à succéder à son père Azazel sur le trône des Enfers.

Mais est-ce que celui que l'on nomme le Destructeur de monde n'est pas également le Créateur de monde ? 


Visuellement ça claque du cul et Mignola maîtrise toujours son art avec ces aplat de couleurs.

Au-delà du visuel, c’est l’histoire ici qui est profonde et emplie de réflection et de fatalisme; on n'hésite pas à se poser cet anti-héros jusqu’à l’apothéose de la saga.

Et oui, il y a ici une vrai fin qui ne laisse pas de doute sur sa raison d’etre. L’histoire, sans la bâcler, se termine sans cliffhanger , et  un happy ending assez sympa

Triste , mélancolique, ce dernier opus n'est pas là pour faire rire ... mais on ne mange pas des frites tous les jours non plus:)

Le rythme quant à lui à le goût de l'amertume et dénote avec les épisodes précédent sans pour autant les renier.

C’est bien amené, et le petit goût amer qui nous reste entre la gorge en refermant le livre risque de vous foutre un petit coup de cafard signe que c'est une bonne fin :)


Vous le trouverez chez tous les bons boucher, en format intégrale (la classe) si l'on parle le VO ou la Paella, où bien aux Editions Glénat mais alors en deux volumes qui reprendront respectivement les 5 premiers épisodes et les quatre derniers avec une histoire en bonus et un cahier graphique assez sympa.


En conclusion , du bon, dans la ligné directe de la saga mais néanmoins destiné à ceux qui ont déjà lu les autres épisodes car il vaut mieux être familiarisé avec l’univers sous peine d’être un poil perdu. 

Un page se tourne, un nouveau chapitre aussi ;
Le présent est passé , le passé est présent !
Sur ce je retourne me préparer ma quiche aux endives

dimanche, janvier 05, 2020

Le chevalier à l’armure rouillée de Robert Fischer

janvier 05, 2020 Smith
"Le chevalier à l'armure dorée" est un petit livre , ma foi, fort sympathique qui sous le couvert d’une histoire fantaisiste sur  un preu chevalier en quête de rédemption , va se redécouvrir grace au soutien de Merlin, d’un écureuil et d’un oiseau qui parle.

Gentil, sympathique, ne nous y trompons pas, ce récit cache en fait un petit livre d'auto-psychologie sur la recherche de soi et de son moi profond.

Remplit de véritée imagée, le livre se laisse lire grâce à une  jolie histoire, utilise un vocabulaire peu “élevé” et donc accessible à tout le monde; et histoire de rendre le tout "open-bar"  l'auteur utilise des métaphores que tout en chacun pour interpréter à sa façon. 
Le bouquin, ne fait qu’une centaine de page (avec de gros caractères) et cela motivera le lecteur qui ne lit pas beaucoup de livre.

Le bilan ? On se retrouve avec un conte initiatique aux effets thérapeutique plus pour les adultes que pour les enfants.

Et là j'ai un problème! C'est pour les adultes mais c'est tellement simpliste au niveau du langage,  que l'histoire, même si elle est simplette et un peu poétique , en perd tout son charme. D'autant plus que la trame secondaire (récupérer sa femme qui est kidnappée par ces propres démons) est vite balayé, genre coup de savate retournée. Et puis c'est plein de bon sentiment genre le pays de "oui-oui" et c'est un peu gênant.
D'autant plus que le 4e de couverture vous annonce une histoire de l'ordre du "Petit Prince " ou "Jonathan le goeland" rien que ça ... Fumisterie je vous dis!

Ce chevalier à l’armure rouillé est un livre sympathoche , un livre sur la recherche de soit qui trouvera sa place chez ceux qui se sont un peu perdu en chemin, au coin d'une table chez votre psychanalyste, et chez ceux qui se cherche (ah j'ai fait une lapalissade là). Pour une utilisation bien précise.

C'est chez Ambre Editions, c'est plus ou moins 13 boules, et c'est gentillet.


ps: cela pue tellement les bonnes intentions que je vais détester ce livre ^^

dimanche, septembre 22, 2019

Conan : Les Comic Strips inédits 1978-1979

septembre 22, 2019 Smith

Force est de constater qu'une première opinion peu changer du jour au lendemain. Un peu comme ceux qui n'aime pas les choux rouge et puis PAF , on les aimes :) Quel rapport entre cette critique et les choux rouges ? Bonne question , je cherche encore.

Conan, personnage barbare et tout en muscle créé par Robert E. Howard nous revient complètement testostéroné et surtout prêt à semer la mort et draguer de la donzelle en bonne et due forme et ce , grâce aux édition Neofelis à qui nous devons de joli perle comme Flash Gordon.  Gage de qualité en perspective ;)

Conan, roman fantastique à succès, fut adapté en bande dessinée par Roy Thomas et Barry Smith dans les années seventies.



Directement ce fut un bon succès auprès de la jeune ménagère et du bambin boutonneux (aaah les fantasmes). La saga elle même brilla encore de plus belle lorsque Buschema remplaça Barry Smith au dessin et modifia le personnage.

Il ne fallu pas très longtemps à Marvel pour se dire que ce serait trop cool si ils trouvaient un moyen de toucher plus de gens (€€) et quoi de mieux que la presse papier ? Et oui , les ricains étant super friand des comics-strips (vous savez ces petites bande de bd qui apparaissent dans les journaux pour nous raconter les histoires de Mandrake le magicien, Tarzan, Popeye etc...) , Marvel décida de publier dans les journaux papier ces héros à lui (par exemple Spiderman et autre moule-burné dont Conan fait partie).

Chose dites, choses faites, et voici Roy Thomas et John Buschema parti en mission pour nous raconter les histoires de Conan avec quelques flash-back afin que le néophytes ne connaissant pas ce héros puisse découvrir le personnage.
Buschema fut rapidement replacé par Ernie Chan (son coloriste), pas parce qu'il était nul , juste qu'il était déjà sur débordé par d'autre saga genre The Savage sword of Conan et d'autres histoires avec des mecs en slips.

Au menu ? Plein de réjouissances façon sorciers maléfiques, de la princesse à tuer , des monstres démoniaques et de magnifique contrées lointaines où la survie se signe souvent à coup de sang. Tout un programme qui sera publié dans la presse quotidienne américaine entre 1978 et 1979.
Tout ce contexte pour vous dire qu'à la lecture des premières pages, j'avoue avoir été super circonspect de part la découpe, le rythme et même le dessin de Buschema/ Chan; je trouvais le tout brouillon, toufu, baveux, répétitif et super mal dégrossi. 

Comment était-ce possible ? Et puis je me suis dis :  "Attendez ma bonne dame! Quelques choses ne tourne pas rond";  

Et il faut bien se remettre dans le contexte de l'époque, c'est écrit pour un journal afin que les gens suivent l'histoire même si le lecteur rate le numéro de la veille. 

Ceci explique pourquoi visuellement nous avons des pages en couleurs parmi les pages noir/blanc, la page en couleur était publié le dimanche. Cela explique aussi pourquoi à chaque page on a un petit résumé  (avec un titre et un cliffhanger à la fin de chaque page, un truc de dingue) et que parfois les scan d'origine ne sont pas parfait et/ou ont du être nettoyé (cfr certaines planches provenant de la version espagnole)



Comme je n'arrivai pas à rentrer dans l'histoire , j'ai modifié ma façon de lecture en le lisant un peu comme à l'époque, une page de temps en temps, un peu comme le journal du matin avec un bon chocolat chaud. Et là, la magie fonctionne et l'on peu enfin rentrer dans cette saga. 

Tout cela pour, que ce n'est pas une bd classique, Neofelis à du faire un travail de reconstruction et de ré-consolidations des numéros qui furent publiés dans les journaux (avec parfois un matériel graphique inégalé , voir baveux ). Un travail titanesque qui va se retrouver publié dans un bel écrin cartonné contenant pas moins de 208 pages en format italienne et un préface de Roy Thomas himself.


Et l'intérieur ? Les 8 histoires sont top ? Je les ai trouvé inégale qualitativement mais toujours d'un bon niveau , le scénario est profond et à un vrai goût d'aventure où tout ne se résume pas à donner des coups de lattes et briser du genoux. Et c'est là que l'on comprend que Conan est un personnage au premier abords, rustre, mais qui a des valeurs qui le rende plus complexe qu'on ne peu le penser.

Graphiquement c'est, pour moi, beau et chaque page transpire la peur, la sueur... 

En conclusion ,  intéressant mais qui à mon sens n'aura un vrai intérêt que pour le collectionneur où celui qui veut tout lire/avoir sur Conan de part la structure des épisodes eux-mêmes.

Pour les autres je recommande clairement de commencer par un des intégrale graphique sur l'univers de Conan afin d'entrer dans cet univers fantastique.

PS : Alors ? Vous avez trouvez le point commun ? :)

lundi, août 05, 2019

Conan le Cimmérien - La Reine de la côte noire par Alary & Morvan

août 05, 2019 Smith
Critique rapide d'un bd fraîchement acheté (oui il m'arrive aussi d'acheter) : j'ai sus-nommé Conan Le Cimmérien, au éditions Glénat avec pour titre La reine de la côte noire , illustré par Pierre Alary et sous la plume de Jean-David Morvan.

Glénat a décidé de relancer un nouveau projet dans lequel on donne à de nouveaux artistes la possibilité de réinterpréter la culotte en toile de jute du fameux barbare éponyme Conan , et surtout faire vibrer les pages à coup d'actes sauvages, romantique ou même héroïques; ça va saucer!

Il est vrai que Robert E. Howard créa le personnage en ~1930 mais fut depuis repris par ... pffft je n'ai pas assez de doigts , média. Et cette relecture peut-être intéressante.  D'ailleurs j'en profite pour caser entre ces lignes que notre ami à tous Arnold Schwarzenegger va nous préparer une séquelle à la saga télévisée, vous voilà prévenu.

L'histoire commence à Argos, ville riche , vivante et bien policée comme il faut. Conan, devenu mercenaire après avoir abandonné sa couronne, se retrouve mêlé à une escarmouche complètement involontaire qui l'obligea à décapiter un juge en mode "il m’énerve". Vous savez ce que c'est on s’énerve et puis voilà.

Obligé de fuir et de s'accoquiner avec quelques marchands et pirates plus mal fanés les uns et autres, il va rencontrer la belle et redoutée pirate Bêlit. Mais il en faut moins que cela pour décoiffer notre Conan.
Musclé huilé, tétons pointu , regard pénétrant , un peu de mojito et un zeste de macarena et hop le tour est joué; ils tombent amoureux façon coup de foudre. Conan est sous le charme!

Envoûté , il suivra Bêlit dans sa quête jusqu'au plus profond d'une jungle qui abrite une mystérieuse citée et son trésor.

Une histoire complète en un seul tome, le tout avec un cahier bonus à la fin histoire d'aider à la vente parce que oui , il va en falloir de l'aide. 

Sans déflorer l'histoire, ce Conan ne m'a pas convaincu mais genre PAS DU TOUT!. Par CROM : "que passa!?"

Par ou commencer ? 

Par le style graphique qui ne rend pas honneur à l'histoire ? Ou est la bestialité ? La profondeur ? L'érotisme qui doit y transpirer ? La souffrance ? ... On pourrait remplacer ici Conan par n'importe quel guerrier lambda, or Conan , n'est pas qu'un gros tas de muscle. Il est censé être habité par quelques choses de plus grand. Alors oui il y a quelques belles planches mais franchement ce n'est pas le point ici et seul les couleurs chaudes façon Marie Curry rendent l'histoire un peu plus exotique. (NDM : Je me demande si l'histoire en noir & blanc n'est pas plus intéressante ?)

Le graphisme pourrai passer puisqu'au final c'est l'histoire qui prime , qui nous emporte ... mais non ! nada ! Le scénario est plat comme une planche à pain, le lecteur n'est jamais dans l'histoire; aucune passion dans les dialogues, les personnages sont juste là , et les voix off ne m'ont pas fait sentir le sable chaud caresser mon visage.

Alors oui je suis dure mais là c'est assez middle pour ces deux ténors que sont Morvan et Alary.

En conclusion , un premier épisode qui devait initialement être le fer de lance de cette nouvelle collection mais qui déçoit plus qu'autre chose. Il n'est ni bon ni mauvais, il est juste là.
Je pense même que Glénat avait déjà senti le poisson pourri puisque le deuxième tome est sortie quasi en même temps :)

Qu'à cela ne tienne, cet épisode existe et pourra intéresser les curieux et les collectionneurs.

Je vous donnerai néanmoins plus de détails sur cette collection dans le future car tout n'est pas à jeter; j'ai lu le tome 4 et ... my god , la claque : une tuerie sans nom!

Vous voilà prévenu <3

Conan le Cimmérien - La Reine de la côte noire

vendredi, mai 17, 2019

Bowie, l'autre histoire de Patrick Eudeline

mai 17, 2019 Smith
Bowie, la légende, le chanteur et compositeur, le troubadour, le rêveur et l'homme d'affaires.

Mort en 2016 emporté par un cancer, l'auteur de Ziggy Stardust, Heroes , Space Oddity , de duo avec Jagger ou Queen, ayant participé à un jeu vidéo, acteur aussi etc... Il était multiforme toujours à la recherche de nouveau et renouveau.

Et si l'on découvrait le personnage m'étais-je dis innocemment ?

Et c'est sur "Bowie L'autre Histoire" que mon dévolu c'est jeté.

Triste et loin de l'extase tant attendue, ce roman où devrai-je dire "essai" qui s'annonçait tout en finesse et remplit de moment croustillant façon Voici n'est en fait qu'une liste de réflexion, de souvenir d'un écrivain encré à une époque révolue et qui s'adresse moins aux épileptiques des magazines People que le commun des mortels.

Patrick Eudeline nous inonde de moult référence musicale, se remémore , et nous perds dans ces pensées; bref uniquement pour un lectorat très ciblé.

On attend infiniment L'Autre Histoire tellement promise par le titre, mais elle ne vient jamais.

Fort heureusement ce n'est qu'une centaine de pages mais, même pour les plus érudits d'entre vous, je ne vous le conseille pas, vous ni apprendrez rien, que ce soit au niveau des anecdotes que du chanteur (même pas une interview).

En conclusion, ça sent surtout une sortie purement opportuniste pour récolter quelques dollars en surfant sur une vague morte.

Mortellement chiant!

Bon allez je vous balance quelques trucs intéressant :)




vendredi, décembre 28, 2018

Corentin : Les trois perles de Sa-Skya

décembre 28, 2018 Smith

Voilà une petite critique maison de la bande dessinée Corentin, une bd hommage aux auteurs que furent Jacques Van Melkebeke et Emile Cuvelier  (au dessin) et qui disparu dans les années 80;
Sauf que cette fois-ci c'est le duo Groucho et Chico , alias Van Hamme (pas Jean-Claude , l'autre) et Christophe Simon au dessin qui s'y collent; deux comparses ayant déja récidivé récemment dans Kivu.

En feuilletant rapidement, je me suis dis "rholala , qu'est-ce que ce succédané, ce duplicata d'Alix de Jacques Martin ?" (Une petite bd que je lisait subversivement quand j'étais tout petit, autant dire que c'était la préhistoire) ; et puis je me suis dis "pourquoi pas , laissons-nous tenter!".

Et j'avoue que je n'ai aucun regret; au delà de la découverte, c'est une très très bonne surprise qui ne sent nullement le Maroilles :)



Corentin, jeune Breton a vécu moultes aventures et tribulations en Inde , et il commence à s'embêter ferme. Il a déjà sauvé la veuve, l'orphelin, le chat et même les jouets du chat; du coup , malgré qu'il soit un résident au palais du Mahradja, il sent bon l'odeur du large gros "je vais voir ailleurs" pointer le bout du nez. Manque de bol, le Radja avait pour projet de caser sa fille Sa-Skya avec lui histoire d'assurer son règne vu le manque de prétendant de qualité, et puis Corentin est tout de même la droiture personnifiée!. En dot,  le Marhadja avait prévu de lui refiler 3 super méga jolie perles qui coûtent la peau des fesses. Mais Corentin c'est un rebelle, Corentin, n'en a cure, et il se retrouve rapidement fort embêté quand les perles commencent à disparaître une par une , et surtout qu'il est soupçonné d'en être l'auteur. Sauras-t'il prouver son innocence et par la même occasion sauver sa tête ? (Je rappelle qu'à l'époque, on ne punissait pas les gens avec une petite tapette sur les doigts 💆 ).

Huitième opus de la saga, l'on ne peut nier la ressemblance graphique avec Alix de Jacques Martin, transposé à une autre époque.

Christophe Simon fait ici un travail hors pair au niveau graphique avec un style réaliste et très académique , cherchant ces racines dans la bd franco-belge qui lui sied à merveille. L'on regrettera tout de même le manque d'audace pouvant lui donner une personal touch de l'auteur.
 Le travail des couleurs n'est pas en reste et les décors nous transportent allègrement jusqu'à nous faire ressentir une certaine moiteur dans l'air ambiant.

Scénaristique-ment, l'on retrouve une histoire sympathique, avec du dialogue et une ligne narrative faisant référence au bd de l'époque (époque ou les dialogues des bd ne se résumait pas à des "PIF" "PAF" "BAM"  (cfr Black & Mortimer par exemple)).

Malgré de petites longueurs au niveau du scénario (notamment dans la scène du supplice qui s'annonce interminable), et une fin bon enfant qui nous rappellera le principe de la saga qui se termine souvent par des "happy ending", je me suis senti emportée et transportée dans une inde pré-colonialiste.

L'objet a une une couverture cartonnée feutrée , fort agréable au  touché, et accompagné à lire et un portfolio de dessin, qui lui donne une petite touche rétro sympa.

Au final , Une bande dessinée sympathique et efficace comme divertissement, avec du suspens et du rebondissement, et qui se laisse lire malgré sa légère naïveté assumée. Un hommage bien mérité : Très très bien.




dimanche, décembre 16, 2018

Dracula par J. Solé & B. Swysen

décembre 16, 2018 Smith


Dracula le sanguinaire ? Dracula le dépravé ? Dracula le vendeur de saucisses ? Ou tout simplement le Vampire ?

Et bien aucun de tous ceux là; Que nenni les amis car  malgré le titre nous allons surtout découvrir l'histoire de Vlad "l'Empaleur" : un saigneur des plus violent qui régna vers le XVe siècle et et qui inspira justement Bram Stoker pour le fameux personnage de Dracula, suceur de ces dames (entre autres évidemment).

Grosse fumisterie du coup avec le titre. Et la bd dans tous cela , vaut-elle la peine ? D'emblée je vous dirais que NON!

L'histoire sur le papier semblait intéressante , suivre l'histoire du jeune Vlad , "vendu" par son père , qui se retrouva chez les Ottomans et qui fera ce qu'il doit faire pour retrouver ces terres et aux passages, se venger des personnes qu'il n'aime pas; sans oublier évidemment son système ingénieux et ma foi fort sympathique de bienvenue pour accueillir tous les envahisseurs : des forêts de personnes empalées. De quoi refroidir et faire reculer qui-que-ce-soit. Sa réputation continua bien après sa mort , colportée par le tout venant.

Mais ça c'est la théorie. En pratique la bd est terriblement toufue, poussive, remplie de personnages ... et n'est que la retranscription d'un bouquin d'histoire au format bd.
Cela manque clairement d'envergure et aurai mérité d'être romancé; les auteurs voulant sûrement rester coller sur la chronologie du personnage, vont tous nous raconter, et quand je dis tous , c'est tous! .  On passe dés lors rapidement en mode indigeste avec des sauts de date, de nouveaux personnages que l'on ne sait d'ou ils sortent etc ...

La cause de ce gros foutoir ? Pas de pilote au scénario ma bonne dame.

Julien Solé (fils de) fait un boulot sympa mais le dessin est vite oublié par la lecture elle-même.
Quand au scénario, il est inexistant; et d'ailleurs je ne comprend pas ce que fait Bernard Swysen en tant que scénariste. Nous n'avons ici qu'un aplat irréfléchi d'un bouquin d'Histoire, saupoudré de quelques petits mots d'humour qui tombe vite à l'eau; Même pas de quoi se mettre un croque-monsieur sous la dent.

Et si un jeune pupille , façon élève du fond de la classe, essaye de lire cette bd pour esquiver le livre d'histoire,  il y perdra plus que son temps.

L'idée était pourtant louable : raconter l'histoire de certains méchant par le billet de la bande dessinée , la sottise humaine et la perfidie de l'époque etc... ; mais rien n'y fait, cette bd est digne d'une cake aux coco , lourde à souhait !

Bref, c'est sorti aux Editions Dupuis , dans la collection "La véritable histoire vraie de" (à noter des numéros dédiées à Attilla, Hitler etc... sont prévu et qui seront peut-être d'un meilleur acabit :) ) et c'est très mauvais.

Personnellement je ne recommande pas du tout cette bande dessinée qui ne servira même pas de faire-valoir à un livre d'histoire relance la vie de Vlad.

Si vous avez de l'argent , donnez le moi plutôt. Sur ce , je retourne dans ma tombe sucer ma tisane (private joke)

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