mercredi, février 01, 2017

Les Aigles de Rome - Livre V - Marini

février 01, 2017 Smith
Prêt à attaquer, le loup se tient parmi les Aigles de Rome. Qui d'entre eux se douterait qu'Arminius, en qui le général romain a toute confiance, est désormais devenu le chef de guerre des Germains ? Sa trahison a porté ses fruits : l'armée romaine est attaquée de tous côtés et Marcus, prisonnier, n'a jamais été aussi impuissant. Derrière ses barreaux, il ne peut ni combattre son ancien frère de sang ni protéger Priscilla et son fils... Enrico Marini signe ici des scènes de combat d'anthologie !
Pour certain le Graal, pour d'autres une attente frénétique! Voici enfin venu le tome cinq de la saga Les Aigles de Rome, écrite, scénarisée et dessinée par le virtuose Enrico "Macias" Marini.

Enrico (à prononcer à l'italienne , avec les doigts , les mains aux ciels etc...Enricooooooo) qui , pour les moins féru d’entre-vous, à également dessiné les éponymes saga d'Olivier Varèse et Gipsy pour ne citer que quelques-un de ces succès, à franchement du talents.

Les Aigles de Rome c'est une pièce , genre théatre de Plaute, un gros péplum , qui nous transporte en pleine époque Romaine ,époque où la mini-jupe, la tresse et tutti quanti faisait fureur.  Et c'est surtout aussi une histoire d’amitié et de fraternité brisée entre deux frères d'armes : Marcus , le beau romain au yeux enflammé, vivant par le cœur et qui n'a vocation que de servir l'Empire, et Arminius , le svelte germain aux yeux bleus, froid, calculateur et qui est  rongé par l'ambition et sa folle revanche contre le joug romain. Folie destructrice qui plus est, les emmènera sur un territoire hostile où le drame n'en sera que plus imminent;

Car Arminius a réussi à  fomenter sa révolution (oh le vilain) et à rallier la majorité des peuples germains sous ça bannière ; et le voilà fin près à abattre ces cartes afin de pourfendre les légions de Varius et infliger une cuisante humiliation à Rome et sa suprématie légendaire ... Marcus aura beau se débattre et essayer de se mettre en travers, l'épilogue semble inéluctable : La bataille de Teutobourg (ce n'est pas moi qui le dis mais les différents manuels d'histoire).


Graphiquement c'est magnifique, ça en est presque de la masturbation visuelle (franchement ça claque).

Que l'on observe chaque dessin à travers l’œil du néophyte où du fervent expert d'art, le travail de recherche historique et artistique se fait sentir sans compter la débauche graphique du plus bel effet. Bien entendu, toujours parsemé d'une joli fesse où d'un téton qui adoucira un peu la violence rude de l'époque (aaah l'amour). Le travail des couleurs n'est pas en reste et m'a personnellement fasciné car il joue ici un vrai rôle , et permet de ressentir spontanément les enjeux encours.

Néanmoins, malgré la trame de cette dualité fraternelle et la bataille elle-même qui en est la finalité du récit, l'épisode est scénaristique-ment en deçà des précédents voire même pauvre; se laissant facilement reposer sur les acquis installés lors des précédents opus. Ce 5e épisode n'apporte pas de réel rebondissement, d'intrigue, de dénouement , voire même d’intérêt au niveau des personnages , si ce n'est l'objectif d'installer la bataille qui arrive à grand pas. Si je devais caractériser cet épisode , je dirait : beau, basique, animal et sombre.
J'ai dis sombre ? Et oui , à chaque épisode l'on sent la noirceur et le voile de la mort arriver d'un pas lourd. Si j'osais faire un amalgame très (mais très) maladroit, je dirait que c'est un peu un progression à la Harry Potter, mais dans un autre univers et avec une trame différente (quand je vous dis que c'est un Amalgame maladroit). Bref ici nous ne sommes pas en train de lire une satire d'Horace.


Au final , même si ce Livre V ne m'a pas arraché une once de larme , ce blockbuster de la bande dessiné à la Tortues Ninja (oui j'aime comparer l'improbable) plaira par son coté traîtrise,  gloire et virilité comme un bon épisode de "gloire et beauté" ...Toi qui aime le bô dessin, une belle saga , la pilosité de l'auteur , une fresque historique, où la mini-jupette micro-fesse , voire même un peu de tout ? Ce drame péplum est pour toi !

C'est chez qui ? Dargaud, 64 pages, c'est bien torché et c'est kikoulol. Qui portera le dernier coup de glaive ?


jeudi, décembre 29, 2016

STELLA - Tomes 1 & 2 de J. Foxer

décembre 29, 2016 Smith
Attention, cet article peut brûler les yeux des plus jeunes, générer des saignements de nez et même enflammer le système urinaire de certaines personnes trop âgées. Vous êtes prévenu, après ne vous plaignez pas d'avoir une tendinite aux deux poignets. Sur ce, qui pour me sucer la bite ? (pour donner le ton)


Stella est une grosse cochonne aux talents cunilaires indiscutable et à la libido plus qu'exacerbée. Et quoi de mieux , afin de remplir ces envies de nymphomane lubrique que d'aller butiner du nectar directement au distributeur ? D'autant plus qu'elle habite dans une ville ou Sodome et Gomorrhe ferait passer Rocco Siffredi pour un jeune novice.

Ni une ni deux , telle une cabri en rûte , la voilà qui descend les escaliers de son appartement pour se retrouver en mode open-bar et prête à se livrer à toutes sortes de débauches (youhouu)

Comme elle a gros appétit, notre jeune donzelle portant si fièrement l'éten-dart d'une brasserie belge , va rapidement s'enfiler quelques saucisses, presbytes et moules (de) pas-sages. 
Rassasiée ? Que nenni! L'appétit persiste, mais comment faire ? Allons directement vérifier si le menu de la taverne du coin est bien achalandée pardi ! ... Et ce , au risque même d'y mettre la main à la pâte, de poculer un peu et de faire le nettoyage des outils, mais là je m'égare!

Comme vous ne l'aurez pas compris, ce livre ne fait pas dans la dentelle mais plutôt dans la fessée, le pincement de tétons façons S&M.

Alors ne me demandez pas comment et pourquoi Jean Foxer, l'auteur, est passé de confectionneurs de costumes pour l'opéra à grand pope de la bd érotique et soda-maso dans les années 80 .. je n'en sais foutrement rien.

Quoiqu'il en soit il ne faut pas avoir le pénis tordu pour o-mettre que cela a été dessiné à une époque ou Youporn, RedTube et MatMaBite n'existaient pas (NDM : le dernier site web, c'est moi qui l'ai inventé n’essayez pas, c'est une blague). A cette époque préhistorique , avant l'Internet, nous simples hommes pré-pubère & cie n'avions que notre imagination , le poignet et ce genre de lecture pour soulager nos pulsions lubriques (NDM : si si toi , qui me lis, je sais que tu l'as déjà fait!). Bref , il faut mettre cela en perspective.


Malgré un personnage fort de caractère qui ne s'abandonne jamais complètement à ces désirs, ainsi qu'à un durcissement de la situation au fils des pages (sic!), je n'ai jamais vraiment décollé.
L'ambiance est moite et glaciale, la fornication y coule à flot et je vous épargne l'aspect narratif scabreux et terre-à-terre qui tiens sur un post-it ; le tout vous donnera un image un poil floutée et intéressante de l'imaginaire sexuel des années 80' que vous pourrez comparer aisément avec celle d'aujourd'hui.




Pour les plus glandu d'entre vous, la technique graphique utilisé est le lavis (cfr photo) et les corps sont tous archétypé à l’extrême ... avec le recul, c'est même limite ennuyant.
Inutile évidemment de chercher la psychologie des personnages, on est pas chez Cervantes même s'il y a plein d'hidalgo prêt à sortir leur lances pour une partie de billard. Clairement, si vous n'êtes pas partie du club de la tapette à fesse et autres joyeuseté, cette lecture risque d'être difficile voire même de vous ébranler.




Stella, c'est donc une BD entre sévir et sévices, chez l'éditeur Dynamite, et qui fera bander les plus endurants et/ou pervers d'entre-vous (gaffe à la pression sanguine tout de même).

Préparez vos kleenex ...







Surtout n'en Piper pas un mot!

décembre 29, 2016 Smith

Comme quoi, l'image et la musique réunifient les gouts et les couleurs; 
laissez-vous emporter :)

ps: Pour une raison inconnue, c'est un court-métrage pas difficile à trouver 

 

lundi, décembre 26, 2016

ANDROIDES - T1 - Résurrection

décembre 26, 2016 Smith

2045, New-York; Grâce à une pilule fournie par la MicroCorp, les humains sont devenus immortel. Mais qui dit immortalités dis également stérilités afin de ne pas surpeuplé la Terre et surtout lassitude dans la vie car finalement, quel est la finalité de la vie.

L 'inspecteur Liv Anderson , flic, femme, en a bien conscience et fait couler les jours au rythme de ces enquêtes. Ce matin pourtant, le meurtre d'un directeur de musée va l'emmener à enquêter sur une mystérieuse conspiration lié à cette fameuses pilule, qui remettrait bien en cause le fondement même de la société ou elle vit.

Cet épisodes, écrit en one-shot, fait partie d'une quadrilogie qui aura pour point commun l'univers d'anticipation, les androïdes et un scénariste commun J.L.Istin (mais pas les dessinateurs n'en déplaise aux plus puristes).

Ambiance néo-noire donc, cet épisode nous emmène dans une enquête policière qui vous rappellera par certains point l'univers de Philip K. Dick et notamment sont fameux Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques (aka Blade Runner au cinéma)






Visuellement on retrouve un bel univers graphique , avec ces propres codes , mais avec un trait inégale qui m'a personnellement gêné, notamment le travail à la palette graphique versus le dessin fait main, ainsi que le niveau de détails de certaines case qui parfois frôle soit l'overdose , soit la version light.

La partie narrative et le pitch sont très intéressantes, malheureusement amenés avec une certaine lourdeur qui aurait pu être plus rythmée. Il lui manque, à mon sens, cette petite tonalité qui aurait pu rendre le tout assez harmonieux pour emporter le lecteur dans cet histoire.

Au final un album qui ne m'a pas personnellement convaincue ni donné, hélas, l'envie de poursuivre l'aventure ce qui est super dommageable car c'est le premier volet de la série, c'est l'éclaireur.
N'oublions pas néanmoins que ce sont des one-shots faites par des équipes d'auteurs différentes et la qualité variera selon.

Pour conclure, un album  ni bon ni mauvais , vraiment dans la médiane, et qui trouvera surement son public dans les fans de l'univers de Gibson, Dick , Asimov & cie ...

lundi, novembre 21, 2016

Carte Blanche pour un Bleu de Lambil et Cauvin

novembre 21, 2016 Smith

C'est à l'occasion du festival de la bande dessinée d'Andenne que j'ai eu l'occasion de rencontrer Willy Lambil pour la promotion de son dernier album "Les Tuniques Bleues" , scénarisé par Raoul Cauvin. Saga presque aussi longue que les feu de l'amour puisqu'on est déjà à l'épisode soixante pour une série entamée dans les années 70 et toujours aussi dynamique (?).

Plantons vite le décor :

A la suite d'une nouvelle altercation avec l'ennemi , le 22e de cavalerie toujours mené par le capitaine Stark , rentre bredouille et épuisé. Les quelques rescapés reviennent avec terrible séquelles et le sergent Cornelius Chesterfield n'est pas en reste car le voilà devenu aussi actif qu'une pauvre limace à l'état végétative.  Son ami de toujours,  le caporal Blutch, toujours aussi désabusé, se verra investit d'une mission personnelle pour ramener la conscience de son ami parmi nous , et ce sous trente jours sinon le haut commandement se verra contraint de la démobiliser.

Et hop c'est parti pour une 40aine de page dessinée/racontée par le duo Lambil et Cauvin , ou nous accompagnons le caporal Blutch dans ces péripéties afin de trouver le "choc" qui réveillera son ami. Malheureusement pour nous lecteur, ce ne sera pas un choc.

Nous nous retrouvons avec une histoire vide d'intérêt , aux flashbacks bien trop rapide pour rentrer dans l'histoire et à la touche humoristique inexistante.
La trame de l'histoire était pourtant simple et intéressantes, l'amnésie , et aurait pu nous faire découvrir ce sujet de manière piquante et incisive , mais cette idée ne sera malheureusement pas exploité par les auteurs en manque clairement d'imaginations et de surprise dans ce 60e album anniversaire.

Virage raté donc , pour ce dernier volume sans grand intérêt et uniquement destiné aux collectionneurs et aficionados.

Décevant.



vendredi, octobre 21, 2016

La marche de l'Homme de Brigitte Costa-Léardée

octobre 21, 2016 Smith
Mais qu'est-ce ce bouquin ? La théorie de l'évolution ? Une introspection psychique ? Une observation romantique et nostalgique sur la vie ? Un peu de cela mais vraiment un tout petit peu.

"La marche de L'homme" écrit par Brigitte Costa-Léardée est une balade poétique sur les origine de l'homme (avec un grand "Hach") , son parcours et son évolution;

Transposé en tant qu'observateur/voyeur, on se retrouve facilement à la place du nouveau né découvrant pour la première fois ce qu'est la lumière, ce que sent la lumière et le gout qu'il en a.
Finalement cela pose sur papier ce qu'est la vie , ou une tranche de celle-ci, et vous pousse l'esprit vers une certaine ouverte et réflexion sur nous.

Très bien écrit, très immersif pour peu qu'on se laisse prendre au jeu et que l'on accepte de rentrer dans cette bulle dansante, "La marche de l'homme" est une simple , évidente et joli découverte sur la vie et la thématique Darwiniste.

C'est édité par La Cheminante , c'est tout "piti" comme livre avec de GROS caractères , ce qui pour les férus de roman policier à 3000 pages ou les amoureux de chicklit pourra étonner voire même rebuter (si si je vous vois d'ici).

Attention tout de même, ce n'est pas un "roman" dans le sens classique du terme, mais le style littéraire ici est celui d'un long et doux poème


mercredi, septembre 28, 2016

The Nostalgist

septembre 28, 2016 Smith

Film anticipatif de Giacomo Cimini avec Lambert Wilson et qui gagna la 2ème place au festival de meilleurs short-film en 2014 ainsi que le Meliès d'Argent entre autres.

L'ambiance et la pate est très bien moulée dans cet univers baroque et triste. Miam!

samedi, septembre 03, 2016

Les 4 accords toltèques de Don Miguel Ruiz

septembre 03, 2016 Smith

Les Quatre Accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, nous expliquent que nous nous sommes façon (cultures , valeurs, travers, etc....) par l'éducation de nos parents et par notre environnement; et que nous devons outrepasser cela afin d'être nous-mêmes si nous ne nous sentons pas heureux.

Du coup, il nous explique sur la base d'explication alambiquée et franchement ultra simpliste et discutable à souhait , les quatre accords en question; qui sont en fait des valeurs fondamentales liées à notre éducation, mais aussi aux valeurs des gens.

Le moins que l'on puisse dire , c'est que je ne suis pas tout à fait d'accord sur les fameux "accords toltèques" ... enfin si , sur le fond je suis tout à fait synchrone mais quant à la forme  ... la manière d'expliquer et tellement ... rhaaaa ... bref génère beaucoup de réflexion et discussion car il a tendance à généraliser de trop et ce, sans compter le mélange de croyance religieuse saupoudré de magie blanche et noire.

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis non plus, le fond est bon mais c'est franchement incomplet et orienté pour des gens qui n'ont vraiment aucune confiance en soi ou qui se sont perdu.

A la fin de la lecture du livre, qui se lit assez rapidement si vous ne pensé pas trop, j'ai tendance à dire que l'on se déshumanise en juste appliquant ces 4 règles, que l'on devient juste "Jean-Foutre" ; c'est pour cela que je pense qu'il y a d'autres accords complémentaires si l'on veut atteindre un certain niveau de bien-être avec soi-même.


Un livre curieux sur son approche mais pour lequel je ne retiendrai que 4 accords et la recherche des "n" autres accords

- votre parole, croyez-y
- ne le prenez pas personnellement
- ne pas médire ni faire de suppositions
- faite de votre mieux et croyez en vous
mais est-ce suffisant pour être heureux ? :) ... c'est un début




Envie de me contacter ?

Envie de nous contacter ou de laisser une bafouille ? C'est par ici évidemment.

Nom E-mail * Message *