vendredi, août 05, 2016
Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer
août 05, 2016
Smith
Je l'avoue, j'étais on ne peut plus sceptique quand l'on m'a conseillé
ce livre ; l'histoire entre deux personnes qui s'échangent des emails
pendants un peu moins de trois cents pages ne me faisait pas rêver. Mais
vous savez ce que c'est, on se laisse souvent emporter pas ces
impressions... Sauf qu'ici, ma foi, ce satané bouquin m'a bien attrapé.
Un début un peu bizarre le temps de placer les personnages, mais qui au fil des pages nous transforme , nous lecteurs, en voyeurs , juges , parti pris pour nous offrir au final cette belle histoire d'amour et de mots.
L'amour par l'esprit ... Une belle romance qui se laisse lire, les mots fermés et l'esprit ouvert
Un début un peu bizarre le temps de placer les personnages, mais qui au fil des pages nous transforme , nous lecteurs, en voyeurs , juges , parti pris pour nous offrir au final cette belle histoire d'amour et de mots.
L'amour par l'esprit ... Une belle romance qui se laisse lire, les mots fermés et l'esprit ouvert
Petit éloge des séries télé de Martin Winckler
août 05, 2016
Smith
Martin Wincker nous livre ici un essai sur une de ces passions : les séries télé.
Par l'entrebâillement de ce livret d'une centaine de page (riquiqui donc), Martin , sériephile de son état,décrit son amour pour la chose et tentera même de nous vulgariser le sujet à travers ces réflexions, et ce pour notre plus grand bien ;)
Cent pages pour une vision toute personnelle dans laquelle on sent une claire frustration sur Tf1, le VF et le temps qui passe. Cent pages pour une introduction sur le comment déchiffrer et s'y retrouver dans les méandres de ces dernières, devenues il faut bien le reconnaître, une vraie institution (lucrative et/ou culturelle) pour certains. Cent pages pour …
Mais est-ce assez ? Oui car ce n'est pas un roman. L'intérêt ici ne réside pas dans la taille (sic !) mais dans sa forme et la possibilité d'initier une discussion, une réflexion, de se cultiver rapidement , de mettre un orteil dans de nouvelles séries ;et finalement, de mettre son temps à profit d'autant plus que c'est facile à lire et met pas mal de chose à plat.
La conclusion, et je ne spoil en rien rassurez-vous, restera toujours là même ^^ l'amour que l'on apporte à une oeuvre est proportionnel au plaisir qu'elle nous a donné.
« Petit éloge des séries télé », c'est chez les éditions Folio2€, c'est 2€, c'est 100 pages en papier recyclé, et c'est un essai sympa. Je crois que je vais surveiller cette ligne éditoriale.
Par l'entrebâillement de ce livret d'une centaine de page (riquiqui donc), Martin , sériephile de son état,décrit son amour pour la chose et tentera même de nous vulgariser le sujet à travers ces réflexions, et ce pour notre plus grand bien ;)
Cent pages pour une vision toute personnelle dans laquelle on sent une claire frustration sur Tf1, le VF et le temps qui passe. Cent pages pour une introduction sur le comment déchiffrer et s'y retrouver dans les méandres de ces dernières, devenues il faut bien le reconnaître, une vraie institution (lucrative et/ou culturelle) pour certains. Cent pages pour …
Mais est-ce assez ? Oui car ce n'est pas un roman. L'intérêt ici ne réside pas dans la taille (sic !) mais dans sa forme et la possibilité d'initier une discussion, une réflexion, de se cultiver rapidement , de mettre un orteil dans de nouvelles séries ;et finalement, de mettre son temps à profit d'autant plus que c'est facile à lire et met pas mal de chose à plat.
La conclusion, et je ne spoil en rien rassurez-vous, restera toujours là même ^^ l'amour que l'on apporte à une oeuvre est proportionnel au plaisir qu'elle nous a donné.
« Petit éloge des séries télé », c'est chez les éditions Folio2€, c'est 2€, c'est 100 pages en papier recyclé, et c'est un essai sympa. Je crois que je vais surveiller cette ligne éditoriale.
Gun Machine de Warren Ellis
août 05, 2016
Smith
Machine Gun de Warren Ellis est , pour cet auteur de comics US , une belle entrée en matière afin de découvrir son univers et son écriture.
Enrobé des aromes nauséabonds d'une ville New-new-yorkaise des plus vivante, on suivra John Tallow, inspecteur taciturne et tête de turc de son état, qui va devoir enquêter sur l'apparition soudaine d'une centaine d'arme liée , chacune d'entre elle, à un meurtre différent.
Affublé de deux agents de la scientifique assez geek-frappé-tequila-tango-uncafésiouplé, il devra dénouer toute l'histoire au détriment des multitudes d'embuches présentes sur son chemin.
Une belle découverte pour cet auteur qui maîtrise bien son sujet et arrive à nous promener voire même visiter cette ville de New-york ou âme perdue et femme d'affaire se promène. Avec son écriture bien rythmé et imagée, Machine Gun emmènera son lecteur plus loin que prévu , et ce jusqu'à au moins les 3/4 du roman. Malheureusement de cette frontière, on sent un certain empressement dans l'écriture et une nette détérioration dans la qualité de l'histoire (mais pas dans son écriture, juste l'histoire elle même), le soufflet se perd dans des ellipses, raccourcis et détails qui , à mon sens, amoindriront l'intérêt pour le dénouement de l'histoire.
Qu'à cela ne tienne, c'est une bon auteur qui incite mon profond fondement à lorgner sur un autre roman de l'auteur.
Pas mal
Enrobé des aromes nauséabonds d'une ville New-new-yorkaise des plus vivante, on suivra John Tallow, inspecteur taciturne et tête de turc de son état, qui va devoir enquêter sur l'apparition soudaine d'une centaine d'arme liée , chacune d'entre elle, à un meurtre différent.
Affublé de deux agents de la scientifique assez geek-frappé-tequila-tango-uncafésiouplé, il devra dénouer toute l'histoire au détriment des multitudes d'embuches présentes sur son chemin.
Une belle découverte pour cet auteur qui maîtrise bien son sujet et arrive à nous promener voire même visiter cette ville de New-york ou âme perdue et femme d'affaire se promène. Avec son écriture bien rythmé et imagée, Machine Gun emmènera son lecteur plus loin que prévu , et ce jusqu'à au moins les 3/4 du roman. Malheureusement de cette frontière, on sent un certain empressement dans l'écriture et une nette détérioration dans la qualité de l'histoire (mais pas dans son écriture, juste l'histoire elle même), le soufflet se perd dans des ellipses, raccourcis et détails qui , à mon sens, amoindriront l'intérêt pour le dénouement de l'histoire.
Qu'à cela ne tienne, c'est une bon auteur qui incite mon profond fondement à lorgner sur un autre roman de l'auteur.
Pas mal
Back of the Monkey
août 05, 2016
Smith

Après une très longue traversée du désert pour cause de tempête au sein du cloché familiale, après moultes réflexions et moultes moultes, voici enfin la version finale ou sera stocké tous ce qui aura trait, de loin où de près à l'information du moment et de l'instant.
Bref, une belle poubelle d'info tournant autour de la bd, du roman, du cinéma, de l'animation, de coup de gueule et tous ce qui fera plaisir au dicta de la vie et de l'écriture digitale. La migration des articles du site http://lacasebd.overblog.com se fera petit à petit afin d'alimenter celui-ci. Alors de ce pas ... je vous souhaite une bonne lecture déhanchée :)
dimanche, mai 24, 2015
Une soupe 100% sorcière
mai 24, 2015
Smith
«Une soupe 100% sorcière » n’est pas un livre comme les autres. C’est un conte et surtout l’histoire de la sorcière Kroquela.Ce jour-là, elle se trouve fort embêtée car elle n’a pas les ingrédients nécessaires afin de préparer sa terrible soupe magique ; qu’à cela ne tienne, la voilà chevauchant son balai enchanté, partie quêter (rien de cochon, promis), auprès de ses voisins les Ogres, la famille du Petit Poucet ou même chez Mère-Grand… Enfin, quêter c’est vite dit ; elle va surtout leur chaparder ce qu’elle peut dans leur potager sans rien demander. :)
Mais cette soupe magique va lui réserver bien des surprises et du fil à retordre…
Cette histoire qui s’étale sur une trentaine de pages est une sacrée jolie surprise. Écrit et dessiné par Simon Quitterie et Magalie Le Huche, ce récit est destiné principalement à la tranche 4-7 ans et servira aisément de porte ouverte ou de tremplin vers d’autres contes traditionnels.
Même si c’est une vilaine sorcière, tout dans cette histoire est original, plein d’humour et de rebondissements. Le vocable utilisé est super accessible, facile à maitriser et à lire. De plus, l’histoire est joliment illustrée par de savoureux dessins qui plairont aux enfants, ce qui n’est pas chose facile. Et ce, sans compter l’histoire elle-même qui permettra aux enfants de découvrir aussi bien une jolie histoire que les bienfaits d’une bonne soupe… et qui sait, de la gouter ? Ça fait grandir que la madame sorcière elle a dit !
Que demander de plus ? Une couverture dans le vent, des couleurs palpitantes, un format à l’italienne ? Pas de soucis, les éditions P’tit Glénat avec leur collection Vitamine ont prévu le coup et vous font la totale.
Vous avez compris, cette soupe de sorcière est un vrai régal à lire, ou à faire lire.
Bon appétit !
Ps : Et n’oubliez pas de manger des fruits. :)
lundi, mai 18, 2015
Dantès tome 6 : les prémisses d'une couverture
mai 18, 2015
Smith
L'air de rien , rien que pour la création d'une couverture il y a un travail de dingue qui est abattu ... découvrez un exemple de travail et de discussion qui sont faites par les éditeurs et les auteurs sur une bande dessinées et ce, rien que pour une cover ...Les coulisses pour la création d'une couverture sur la bd Dantès chez Dargaud ? C'est ici et c'est assez intéressant :p
samedi, mai 16, 2015
L’homme à la tête de vis et autres histoires déjantées de Mignola
mai 16, 2015
Smith
« L’homme à la tête de vis » est un agent gouvernemental très très spécial. Attendez une seconde, j’ai dit un agent « spécial » ?
Oui car « Tête de vis » n’est pas juste un surnom ! C’est vraiment une tête de vis, genre ampoule 200w, et qui s’emboite dans le corps, adaptée à sa tâche comme l’on enfile une chemise pour aller en soirée ou un maillot pour aller à la plage.
Au service du président Abraham Lincoln, sa prochaine mission sera de partir affronter le terrible et machiavélique empereur Zombie qui voudrait bien s’emparer de certains fragments anciens et qui rêve surtout de dominer le monde. Au menu ? Cavale et course poursuite désopilantes.
Loin de l’univers noir de Hellboy ou BPRD qui font encore aujourd’hui le succès de Mike Mignola, ici on est téléporté en pleine époque victorienne et Mary Shelley (boules). L’univers est sombre, empreint de néoromantisme, poétique, déjanté voire même ridicule.
Initialement publié chez Dark Horse (US) sous format d’épisodes, ce recueil est à prendre comme un side-project qui recompile les histoires courtes écrites fin des années 2000.
Ça fourmille de personnages absurdes et cocasses ; le dessin et le style graphique de l’auteur sont plus que reconnaissables puisqu’il arrive, comme toujours via quelques traits bien placés, à créer une ambiance et nous emporter directement dans son histoire ; indéniablement il est doué.
Teintées d’une atmosphère surnaturelle, c’est sous 77 pages que l’on suivra les aventures extravagantes de cet agent bizarroïde et d’autres aventures qui auront pour trame l’univers et pas, comme le titre le suggère erronément, le héros Tête de Vis.
En parlant de vice, justement il y en a un. Si le traitement graphique est superbe, l’ensemble pourrait manquer de cohérence ou sembler inégal pour l’aficionado et le néophyte.
Il ne faut pas s’y tromper ; le livre est à voir comme un point d’entrée pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur et surtout les plus jeunes. Vous voyez, c’est le genre d’histoire que l’on peut raconter à nos chères têtes blondes/brunes/rousses/chauves/autres au coin d’un feu par une nuit de pleine lune sans trop les traumatiser, mais assez pour les faire frissonner.
D’ailleurs sa propre fille Katie Mignola, âgée à l’époque de 7ans (ouais), a été créditée en tant que co-scénariste pour l’une des histoires ; histoire qui a, par ailleurs et pour la petite anecdote, reçu pas moins que l’Eisner Award de la meilleure histoire courte en 2003 (Le magicien et le serpent).
À sa lecture, l’on entend l’innocence de l’enfance, l’aventure, le rêve, l’étrange, sans oublier une petite dose d’humour et de légèreté. Les inconditionnels de l’auteur et les doux rêveurs apprécieront.
C’est disponible à peu près partout, c’est édité aux éditions Delcourt pour la version frenchie ou chez Norma Editorial pour la version espagnole.
Pour résumer et comme dirait Peter Pan, un dessin qui fait mouche avec des histoires atypiques et tout en poésie. Un agent bariolé ? Un sorcier déjanté ? Un guerrier perdu en terre onirique ? Tentez l’expérience.
Oui car « Tête de vis » n’est pas juste un surnom ! C’est vraiment une tête de vis, genre ampoule 200w, et qui s’emboite dans le corps, adaptée à sa tâche comme l’on enfile une chemise pour aller en soirée ou un maillot pour aller à la plage.
Au service du président Abraham Lincoln, sa prochaine mission sera de partir affronter le terrible et machiavélique empereur Zombie qui voudrait bien s’emparer de certains fragments anciens et qui rêve surtout de dominer le monde. Au menu ? Cavale et course poursuite désopilantes.
Loin de l’univers noir de Hellboy ou BPRD qui font encore aujourd’hui le succès de Mike Mignola, ici on est téléporté en pleine époque victorienne et Mary Shelley (boules). L’univers est sombre, empreint de néoromantisme, poétique, déjanté voire même ridicule.
Initialement publié chez Dark Horse (US) sous format d’épisodes, ce recueil est à prendre comme un side-project qui recompile les histoires courtes écrites fin des années 2000.
Ça fourmille de personnages absurdes et cocasses ; le dessin et le style graphique de l’auteur sont plus que reconnaissables puisqu’il arrive, comme toujours via quelques traits bien placés, à créer une ambiance et nous emporter directement dans son histoire ; indéniablement il est doué.
Teintées d’une atmosphère surnaturelle, c’est sous 77 pages que l’on suivra les aventures extravagantes de cet agent bizarroïde et d’autres aventures qui auront pour trame l’univers et pas, comme le titre le suggère erronément, le héros Tête de Vis.
En parlant de vice, justement il y en a un. Si le traitement graphique est superbe, l’ensemble pourrait manquer de cohérence ou sembler inégal pour l’aficionado et le néophyte.
Il ne faut pas s’y tromper ; le livre est à voir comme un point d’entrée pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur et surtout les plus jeunes. Vous voyez, c’est le genre d’histoire que l’on peut raconter à nos chères têtes blondes/brunes/rousses/chauves/autres au coin d’un feu par une nuit de pleine lune sans trop les traumatiser, mais assez pour les faire frissonner.
À sa lecture, l’on entend l’innocence de l’enfance, l’aventure, le rêve, l’étrange, sans oublier une petite dose d’humour et de légèreté. Les inconditionnels de l’auteur et les doux rêveurs apprécieront.
C’est disponible à peu près partout, c’est édité aux éditions Delcourt pour la version frenchie ou chez Norma Editorial pour la version espagnole.
lundi, mai 04, 2015
Breach de Marcos Martin et Bob Harras
mai 04, 2015
Smith
80’s, Reagan est au pouvoir, Madonna se trémousse à « oualpé » dans Playboy et le programme Starwars bat son plein. Manque de bol, c’est aussi l’époque de la guerre froide où les Américains et les Soviétiques s’adonnent à leurs sports favoris : la course à l’armement et l’avancée scientifique. Bref comme on dit par chez nous : « À celui qui a la plus grosse », thème on ne peut plus machiste.
Le Major Zanettiest, un militaire pur jus bien patriote comme il faut mais pas trop, père de famille et qui opère, en plus, en tant qu’un des responsables d’une expérience militaro-scientifique assez foireuse ; d’ailleurs le jour J, suite à un problème technique, tout part en couille et presque tout le monde périt dans l’expérience (badaboum).
Unique survivant, et après un coma d’une bonne vingtaine d’années le coupant du monde, il se réveille enfermé dans un caisson, où il apprendra qu’il a perdu non seulement sa femme, son fils, ses amis, son chien, son chat, ses poils, une décoloration, un mal de tête de chien, une bonne déprime mais aussi sa propre identité lors du cataclysme (yeahhh) ; bon, tout n’est pas super noir non plus, il a tout de même gagné au change un super pouvoir qui tuera malheureusement tous ceux qui l’approchent, le condamnant à une solitude certaine… Oui bon, c’est pas la fête. ;)
Isolé, manipulé et dépossédé d’une partie de sa propre humanité, il cherchera à se reconstruire mais c’est sans compter sur de terribles pertes de mémoire et les étranges créatures cauchemardesques qui font fi des humains sur leur passage…
Initialement la saga avait été commandée par DC Comics pour refaire le reboot de Captain Atom et relancer la saga du même nom, parce que bon restons sérieux, PERSONNE ne connait Captain Atom !!! (si si, j’insiste, personne). Mais pour une raison obscure ($$$) et surement parsemée de droits d’auteur, le projet fut sabordé. Du coup, comme le scénario était déjà sous le coude et pas bancal, il n’en fallait pas plus pour que le récit soit adapté et publié. Bonne idée leur en a pris car l’on est loin des histoires à la moralité patriotique déversée par la culture US (ouf !).
L’histoire commence de manière classique avec une tragédie, un accident et une menace à affronter. Bien loin de cette trame conventionnelle, les auteurs nous abreuvent ici d’une histoire beaucoup plus savoureuse, humaine et complexe. Au-delà de la lutte entre le bien et le mal, le personnage principal est vraiment fascinant : un héros torturé, tragique, puissant et qui se voit lui-même en tant qu’une menace.
Dès les premières cases, on sent que l’on a des personnages consistants, avec une vraie épaisseur ; les auteurs arrivent à imprégner un rythme assez particulier loin de ceux où l’on peut rencontrer de l’esbroufe en slip rouge et des canons manichéens du super-héros.
Il faut dire que la dream-team aux commandes de cette saga de deux volumes est composée de Bob Harras pour le scénario, un gars qui a visiblement bien bourlingué dans le monde des comics US, et au dessin Marcos Martin, un autre gars super talentueux qui a déjà reçu le prix Will Eisner en 2012 parce qu’il dessine trop bien. Je ne serais pas exhaustif si je ne mentionnais pas le travail d’ancrage d’Alvaro Lopez et la mise en couleur par les studios « Javier Rodriguez ».
Au niveau du visuel, Marcos Martin fournit un travail dantesque parsemé d’une certaine frénésie impactant jusqu’à la découpe des dessins elle-même. Bref, du tout bon.
Se terminant par un cliffhanger de haut-niveau, cet intégral de plus de 250 pages en deux volumes est malheureusement inédit en français mais disponible en anglais aux éditions DC Comics et en espagnol chez ECC. Perso, je vous le conseille.
En conclusion, Bob Harras, Marcos Martin, Breach : clairement un cocktail explosif qui nous livre une fable servie par un trait dynamique au style défoulatoire et d’une efficacité brute. À conseiller aux amateurs du genre.
Le Major Zanettiest, un militaire pur jus bien patriote comme il faut mais pas trop, père de famille et qui opère, en plus, en tant qu’un des responsables d’une expérience militaro-scientifique assez foireuse ; d’ailleurs le jour J, suite à un problème technique, tout part en couille et presque tout le monde périt dans l’expérience (badaboum).
Unique survivant, et après un coma d’une bonne vingtaine d’années le coupant du monde, il se réveille enfermé dans un caisson, où il apprendra qu’il a perdu non seulement sa femme, son fils, ses amis, son chien, son chat, ses poils, une décoloration, un mal de tête de chien, une bonne déprime mais aussi sa propre identité lors du cataclysme (yeahhh) ; bon, tout n’est pas super noir non plus, il a tout de même gagné au change un super pouvoir qui tuera malheureusement tous ceux qui l’approchent, le condamnant à une solitude certaine… Oui bon, c’est pas la fête. ;)
Isolé, manipulé et dépossédé d’une partie de sa propre humanité, il cherchera à se reconstruire mais c’est sans compter sur de terribles pertes de mémoire et les étranges créatures cauchemardesques qui font fi des humains sur leur passage…
Initialement la saga avait été commandée par DC Comics pour refaire le reboot de Captain Atom et relancer la saga du même nom, parce que bon restons sérieux, PERSONNE ne connait Captain Atom !!! (si si, j’insiste, personne). Mais pour une raison obscure ($$$) et surement parsemée de droits d’auteur, le projet fut sabordé. Du coup, comme le scénario était déjà sous le coude et pas bancal, il n’en fallait pas plus pour que le récit soit adapté et publié. Bonne idée leur en a pris car l’on est loin des histoires à la moralité patriotique déversée par la culture US (ouf !).
L’histoire commence de manière classique avec une tragédie, un accident et une menace à affronter. Bien loin de cette trame conventionnelle, les auteurs nous abreuvent ici d’une histoire beaucoup plus savoureuse, humaine et complexe. Au-delà de la lutte entre le bien et le mal, le personnage principal est vraiment fascinant : un héros torturé, tragique, puissant et qui se voit lui-même en tant qu’une menace.
Dès les premières cases, on sent que l’on a des personnages consistants, avec une vraie épaisseur ; les auteurs arrivent à imprégner un rythme assez particulier loin de ceux où l’on peut rencontrer de l’esbroufe en slip rouge et des canons manichéens du super-héros.
Il faut dire que la dream-team aux commandes de cette saga de deux volumes est composée de Bob Harras pour le scénario, un gars qui a visiblement bien bourlingué dans le monde des comics US, et au dessin Marcos Martin, un autre gars super talentueux qui a déjà reçu le prix Will Eisner en 2012 parce qu’il dessine trop bien. Je ne serais pas exhaustif si je ne mentionnais pas le travail d’ancrage d’Alvaro Lopez et la mise en couleur par les studios « Javier Rodriguez ».
Au niveau du visuel, Marcos Martin fournit un travail dantesque parsemé d’une certaine frénésie impactant jusqu’à la découpe des dessins elle-même. Bref, du tout bon.
Se terminant par un cliffhanger de haut-niveau, cet intégral de plus de 250 pages en deux volumes est malheureusement inédit en français mais disponible en anglais aux éditions DC Comics et en espagnol chez ECC. Perso, je vous le conseille.
En conclusion, Bob Harras, Marcos Martin, Breach : clairement un cocktail explosif qui nous livre une fable servie par un trait dynamique au style défoulatoire et d’une efficacité brute. À conseiller aux amateurs du genre.
samedi, mai 02, 2015
Edito
mai 02, 2015
Smith
Suite au changement de la ligne éditoriale de certaines maisons d’édition (aaargh) qui sont devenues un peu plus pingres à cause du cout du papier, l’écologie, les versions électroniques, le cloud et tout ça… et aussi à une certaine inertie qui m’est totalement induite (Oui oui, je fais toujours tout et rien à la fois, c’est un art ! Un jour je vous en ferai une démo.), du coup c’est un agenda littéraire assez amoindri qui est proposé (ah les fourbes).
Mais qu’à cela ne tienne, j’ai plusieurs cordes à mon harpe ; non pas que je sois réfractaire à la technologie mais j’ai toujours trouvé, dans tous les cas pour l’instant, que la bd n’a pas encore trouvé sa forme. Entendez-moi bien, le format électronique permet beaucoup plus qu’une simple retranscription de la version papier en version « écran » et c’est là qu’est l’os, car pour l’instant, c’est juste du copy/paste et n’apporte pas grand-chose, voire on lui retire même certaines de ses lettres de noblesse (Déjà je n’ai plus le plaisir de sentir le frottement du papier au bout de mes mimines de princesse, ça me fait tout bizarre, pas vous ?).
Bref et pour faire court, les bd en version électronique c’est assez middle, et seule une certaine population de critiques pourra y avoir droit en avant-première histoire d’écrire une petite bafouille (traduction : ceux qui font des gentilles critiques uniquement)…
Du coup je me pose la question : quel est le rôle d’un critique si ce n’est plus de critiquer ? Sur ce je n’ai qu’un seul mot à dire : « Prout » !
Ouf ça va mieux, on peut passer à la suite.
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