vendredi, mars 29, 2013

Rubrique-à-brac (RAB) de Gotlib

mars 29, 2013 Smith
Rubrique-à-brac ou RAB pour les intimes, ce n'est pas un bédé pour les lopettes; ouais là faut vraiment atteindre un haut degré de réflexion mentale subtilement distillés à travers un mixeur à café chauffé à blanc. RAB n'est pas une bd mais une série de strip illustré par Maître Marcel Gotlib (plus connu sous le pantonyme de Gotlib mais que perso Marcel je trouve c'est cool aussi).

Donc Marcel, à l'instar des éditions Marvel , est un mec malin et il est en charge dans les années 1970 d'illustrer les premières pages de Pilote, magasine référence à l'époque de la bande dessinée; du coup il nous fait des sketchs de deux pages A4 qui vont se retrouver réunies dans 6 albums bd car des histoires il y en a. Faut se re-situer à l'époque c'est du dessin en format case , donc pas de découpage à la ouane-eugéne pas comme celle d'aujourd'hui ou c'est rempli de découpage cinématographique et ou finalement le contenu se lit affreusement vite ... non ici on dans l'humour second degré, jeux de mot, calembour, beaucoup d'humour et de lecture ; Ne vous attendez pas à lire un des tomes en une cuillère à pots; nan! faut un peu de temps ma bonne dame !

Au niveau du dessin c'est très très bien choisi, savant mélange de caricature et de réalisme, un vrai précurseur qui avait tout compris dans le dynamisme du dessin. Complexe et dépouillé à la fois, Gotlib nous balance du zoom, dé-zoom, private joke que ce soit au niveau du dessin que du texte, le tout réhaussé de sel-poivre et de personnage secondaire récurrent qui vont faire vivre tout cela (la coccinelle philosophique) . Comme exemples, imaginez des dessins réalistes mais ou tous les personnages prennent des poses humoristiques ou plus simplement imaginé Thorgal en train de raconter la blague du peintre qui tient l'échelle et qui ... vous voyez le genre.






Qualitativement, je n'ai chopé et lu que les deux premiers tomes. Le 1er j'ai trouvé que les gags nétait pas toujours soutenu mais le 2e tomes est un délice de délire surtout que les gags sont accompagné d'un dessin délirant remplis de jokes et running jokes et second degré. Une éclate pour la rétine et le cerveau. C'est un humour autre que les Gaston Lagaffe et tous ceux qui sorte maintenant, c'est assez inexplicable dans le genre tellement c'est absurde ... voilà, le mot est dit, c'est de l'absudisme-décalé au second degré :)


Subversif à souhait, je ne saurai trop vous conseiller de plonger sur le "taume deux" et les autres récits et si vous adorez, évidemment de vous faire plaisir et d'acquérir les autres (je crois même qu'il y a un intégrale).

Sur ce , je replonge faire un petit coucou à Isaac Newton, Glolarzan, le test QI et j'en passe qui sont des merveilles d'information éducative :) En fait, si je devais résumer RAB, je dirais que c'est du Monthy Python en mieux!

Bonne lecture les zamis.

mardi, mars 26, 2013

Mjöllnir : Le marteau et l'enclume

mars 26, 2013 Smith
Vous voulez qu'on cause super-héros ? DC Comics ? Marvel ? Du dieu Thor ? Non ? Ça tombe super bien parce que là, on va quitter les sentiers éculé et les mecs en slips et sortir l'artillerie lourde pour partir vers les contrés sauvage avec Mjollnir, une bande dessinée de Pierre-Denis Goux et Olivier Peru, deux péruviens qui ont du goût ;)
Tout commence dans les lointaines terres du grand Nord, là où les légendes ont commencés, sur les terres de Midgar. Depuis des siècles les hommes ont pris possessions des terres et les anciennes créatures mythique comme les nains, les elfes où dragons ne sont plus que des êtres rares et oubliés ; peu sont ceux qui les croisent encore si ce n'est à travers les légendes eux-mêmes.
Thor est un ancien guerrier nain qui vie dorénavant paisiblement au sein de son clan avec ces deux enfants et comme vous pouvez vous en douter , Il porte le lourd nom de la divinité nordique. Lourd tribu qu'est le sien car les hommes sont venu capturer des nains afin d'agrémenter leurs cirques et divertir la populace ... Mais la loi est la loi et selon celle des nains , il faut répondre le sang par le sang; ni une, ni deux, une expédition punitive dont Thor fait partie, prend pied et marche fièrement, la hache à la main, afin de libérer les survivants et venger les morts.



Mais tous ne se passe pas comme prévu, et pris au pièges, les nains vont devoir vendre chèrement leur peau et se battre à mort ... Thor luttera de manière acharnée; lors d'un ultime combat, désarmé, il défiera le chef du clan humain et celui-ci, le narguent , acceptera le défi en lui lançant un marteau de forgeron comme unique arme! Le combat commence et s'arrêtera quand un éclair foudroiera l'adversaire de Thor d'un seul coup. A partir de là, la légende peut enfin renaître. Thor est-il la réincarnation du dieu ? Et si la magie revenait sur Midgar ? C'est bien connu, chaque héros à son Nemesis ... Thor à Loki mais est ce que Loki à tord?
Voilà un calembour qui vous soulèvera un rictus niais je n'en doute pas , mais c'est pour dire qu'ici on à une histoire des plus solide et maîtrisée pour une invitation à revisiter certains mythes légendaires accompagnés de personnages dont on ne demande pas mieux d'approfondir leurs histoires ... Des couleurs sombres, appropriés qui vous donnera même une certaine impression de moiteur, et un dessin à ne plus dire que c'est que c'est bô.



Si en plus , on nous inclus dans cette première édition 6 planches de croquis qui nous montre, comme si le besoin s'en faisait sentir (franchement!) , le talent et la maîtrise du dessinateur , moi je dis que c'est à suivre.
Alors une chose est sûre , si Le Thor tue ... à tord ou à raison , qu'est-ce que vous attendez pour allez l'acheter ? Perso, je suis curieux de savoir si la suite va être à la hauteur car le Ragnarok gronde et Loki n'est sûrement pas très loin ...



Combien d’histoires du Nord devenues légendes chantent la vérité ?
Combien racontent que des petits hommes ont défait des grands ?
Même au sommet d’une montagne, un nain reste un nain, dit-on souvent.
Loin des étoiles, près de la terre… les petits hommes regardent le monde en levant les yeux. 
Mais, parfois, il en est parmi eux qui deviennent des géants.
Combien de légendes parlent de ceux-là ?
Aucune… jusqu’à ce jour. Aucune jusqu’à Mjöllnir.

Kick-Ass 2 au cinéma

mars 26, 2013 Smith
C'est le printemps, il fait beau , il y a du soleil ... ouais faut le dire vite j'avoue mais rien n'empêche de faire comme. D'ailleurs là voici le premier trailer, du film qui va sortir bientôt genre d'ici quelques mois, de l'adaptation cinéma de Kick-Ass 2 ... ça m'a l'air toujours aussi déganté mais reste à voir si on va tomber dans le poncif ringard pure baston à coup de guest-star et super-héros où plutôt rester dans un monde un poil plus réel où des personnes comme vous et moi on décidée de jouer les justiciers au dépends de leurs vies ...
Let's dance!

dimanche, mars 24, 2013

Légendes de ParvaTerra - R.Arnaiz

mars 24, 2013 Smith
Waw j'ai toujours dit que le mois de mars n'était pas adéquat pour lire, acheter ou publier des bandes dessinées surtout si en plus comme moi vous avez malheureusement un magasin qui ferme boutique pour cause d'âge avancé et qui brade des romans Bragelonne à prix supra concurrentiel ; du coup j'ai enclenché le mode razzia et je me retrouve avec une chié des romans genre « pavé de 800 pages » à lire et qui me serviront un jour de cale pour un meuble mais ça c'est une autre paire de manches ... si si je vous jure je ne lis pas que des BD dans ma petite vie ^^

Ceci explique la désertitude de critique ce mois-ci:) mais promis je vais me rattraper au plus vite puisque j'ai tout de même eu le temps de lire les trois derniers volumes de « La légende de Parva-Terra » , bande dessinée et scénarisée par Raul Arnaiz et dont le 5ème volume est justement sorti du moule de l'imprimeur ce mois-ci (c'est ti pas beau la vie?). J'enfile de ce pas mes Moon-Boots et mon armure Kevlar+5 et mettons-nous en marche.

Parva-Terra nous parle d'un monde fantastique, dans tous les sens du terme, un monde habité uniquement par des enfants car cela fait fort longtemps que les Dieux et les adultes ont disparu mystérieusement ... enfin c'est ce que la Légende raconte évidemment. Du jour au lendemain, les enfants se sont retrouvé seuls, sans souvenirs et immortels en plus ; pour seule mémoire, des vestiges architecturaux, des livres et cette mystérieuse prophétie sur laquelle les enfants vont baserleurs mondes. À l'image des adultes, ils se créent des clans, des castes, des rivalités, des guerres et trahisons, des amitiés et bien sure des créatures légendaires et mystiques. Des enfants immortels dans une plaine de jeu géante , qui n'en n'a pas rêvé ?

Roméo, le roi des chevaliers Blonds, dominé par ces rêves de grandeur et ces ambitions, veut diriger le monde et écrasera tous ceux qui entraveront sa route ... et il a fort à faire car c'est bien connu, un enfant c'est encore plus têtu qu'un adulte. Léo, son meilleur ami, à d'autres préoccupations car il n'arrête pas de faire de drôle de rêve. L'arrivée impromptu de la rousse et séduisante Zenda venue chambouler les plans de Roméo poussera Léo à faire des recherches sur son histoire et découvrira qu'il est l'un des élus ayant le pouvoir de détruire le fameux « MAL » : celui qui a fait disparaître les adultes.



Rencontres insolites, Oracles, souvenirs bridés, cruauté, fraternité et nouveaux mondes ... Léo voyagera énormément et nous fera découvrir un monde vaste où les tenants et aboutissants machiavélique fomenté par le « MAL » ne sont pas si clairs que cela a l'air d'être. Balancé entre son côté enfant et son côté adulte qui ne demande qu'à éclore, Léo sera tiraillé par une multitude de questions ... ah si seulement il n'y avait pas toutes ces questions, ces remords et la jeune et troublante Zenda. Arrivera-t-il à découvrir la vérité ? Le « MAL » vaincra-t-il ?

 

Un mélange séduisant entre le Peter Pan de J.M. Barrie avec cet enfant qui refuse de grandir et sa Majesté des mouches de William Golding ou une bande de jeunes naufragés se retrouvent dans une ile en perdition et doivent survivre ... Arnaiz nous emmène, au-delà de la bande dessinée, à un questionnement sur l'individu, la morale face à l'irrationnel, l'immortalité et l'innocence de l'enfance et sa cruauté...Et puis, l'histoire est remplie de twist et de petit ingrédient qui attirera le chaland à attendre et connaitre la suite dans les albums suivants.


À la base destinée à être une série animée, les aléas de la life on fait qu'au final il est adapté en format bd et édité chez Le Lombard ; Calibré public jeune dans la tranche 8-14 ans mais qui divertira aussi un public un peu plus large s'ils ont un esprit ouvert (même celui d'un vieux briscard comme moi). La technique d'Arnaiz est simple : immerger le lecteur dans une bonne histoire, bien raconté et avec des dessins et des couleurs de grande qualité ... d'autant plus que chaque histoire ou trame est construite en cycle de trois bandes dessinées et si l'on compte bien on est déjà dans le 2ème cycle (vu que le 5ème volume vient de paraître ... vous suivez ? :)
Avec une bonne narration,des dialogues incisifs et sans compter une composition graphique qui explose grâce à un découpage dynamique, on se retrouve devant un travail de qualité ou même le travail des couleurs est de toute beauté pour les yeux. Au niveau des personnages, loin d'avoir des stéréotypes, ici on a une profondeur avec des personnages secondaires qui font vraiment avancer l'histoire et complète ce monde créé de toutes pièces, le tout indépendamment des personnages principaux ...
Alors oui, c'est une série avec des atouts indéniables mais pour être tout à fait honnête aussi avec certaines faiblesses et lacunes qui pourront faire déchanter les plus exigeants : une narration un peu longue par exemple au début de l'histoire du fait qu'il y a beaucoup d'informations à mettre en place , le bestiaire impressionnant sans compter l'histoire qui est complexe; un graphisme un peu tremblotant au niveau du trait mais qui s'amenuisera au fil des albums (l'auteur ayant confié qu'il repassait à la main les différents contours donnant cette impression de d'Alzheimer) et un manque de peps mais l'univers prenant ces marques il deviendra rapidement peu plus punchy pour se transformer en un vrai conte nous narrant tel une « fresque » biblique la légende de Léo, la légende de Parva-Terra.






Au final une série, ni exceptionnelle ni mauvaise, mais au-dessus de la moyenne (ça balance pas du bois mais si vous y adhérez, vous y resterez) qui emportera le jeune lecteur et aux vues de la qualité des bds prévues pour cette tranche d'âge, celle-ci est de qualité.

Ps : Info ou Intox d'après ce que l'on m'a dit, cette histoire ne profitera pas d’une intégrale (pour ceux qui attende la sortie du dernier volume pour se précipiter pour l'acheter). Triste histoire me direz-vous ? Bah pas vraiment, c'est sympa aussi de les avoirs séparément et ça fait moins de poids sur les genoux quand on le lit dans les toilettes (hé hé).

Légendes de ParvaTerra # 4, la bande-annonce par LeLombard

vendredi, mars 22, 2013

Oh! Un courrier de Rudowski

mars 22, 2013 Smith

Perdu dans les meandres des multiples choses de la vie, j'en oublie complètement d'ouvrir mon propre courrier qui s'accumule à mon grand désarroi à coté de mes factures ... mais ce qui est gai c'est quand on jette sa main dans le sachet comme si c'était une lotterie et que l'on est la petite main innoncente ... bon ok des fois c'est (souvent) une facture ou une pub mais des fois , c'est un courrier super sympa comme celui du dessinateur de "Debilbo le Hoplite" j'ai suce-nommé : Rudowski.

Profitons-en! Et surtout un tout grand merci :)











samedi, février 23, 2013

Black Kiss d'Howard Chaykin

février 23, 2013 Smith
Dès qu'une histoire se termine, une nouvelle recommence et celle-ci débute quand j’étais tout petit , à l'époque où je lisais le comic The Spirit de Wil Eisner et dans lequel une des pages du numéro contenait la couverture de Black Kiss : une femme et deux mains tenant sa poitrine ,blanc sur fond noir , et qui à cette époque de fleuraison des hormones m’avait vachement émoustillé ... bref j'aurai bien voulu le feuilleter et l’effeuiller. Et justement, pas plus tard qu’il y a un petit mois, lors d’une promenade je suis tombé dessus complètement par hasard genre « waaaaaaw j’ai déjà vu ça kékpar !!! ». Hop, je sors un petit billet de 10€ et je me l’achète … un petit "fantasme" de gamin assouvi et j'entame la lecture :)
Nous voilà projeté dans le Los Angeles des années 80 avec ces bas-fonds et l’impression moite que l’on va rencontrer Don Johnson au détour d’un coin.
Beverly Groove, ancienne gloire du cinéma hollywoodien des fifties (50) complètement oubliée, est furieuse. Avec Dagmar son amie transsexuelle, provocante et quasi sa jumelle, elles cherchent à tous pris à récupérer certaines bandes cinématographiques beaucoup trop compromettantes et avec lesquelles on la fait chanter. Et ils ont bien raison puisque c'est un genre de sex-tape avant l'heure car elle contient ces ébats sportifs avec notamment le leader d'une certaine secte ... et croyez-moi, elles sont VRAIMENT prêtes à tout pour la récupérer!
L’histoire continue d'emblée par le meurtre d'une fillette et de sa mère par une bande de ripoux à la recherche d'un certain Cass Pollack, un jazzman looser et héroïnomane dont il sera accusé du meurtre de ces dernières … surtout que c’est sa fille et sa femme.
Et c'est par une rencontre de circonstance qu'ils vont se réunir et travailler ensemble pour régler leurs problèmes respectifs... mais mettre trois fous psychopathes ensemble et espérer que tout ce passe bien n'est jamais facile ... et si on rajoute une bande de ripoux à leurs trousse et une secte qui cherche à venger la mort de leur fondateur Bubba Kenton tué 30ans plus tôt ...



Sur fond d’un Hollywood sale et dépravé, de corruption et de tension, voilà un polar typé année 80' sur fond malsain ... Howard Chaykin nous livre un roman graphique sur le thème de la domination et de la corruption qui choquera et dérangera pas mal de gens de par le contexte mais aussi par la méthode narrative et graphique utilisée par Howard Chaykin.
Imaginez que tout est écrit très orienté « bd vérité », comme un show real-life et où les dialogues sont en rapport avec la classe sociale des protagonistes, ça peut aller du dialogue simple au dialogue graveleux et vulgaire. Un choix clairement sans compromis ainsi que les personnages eux-mêmes.
Pour le dessin, c'est du noir et blanc avec un trait très agressif et subjectif, très riche en information et des scènes crues. En général ce genre de dessin est à double tranchant tellement le dessin est riche en détail voire parfois beaucoup trop chargé ; vous rajoutez la dessus les dialogues et imaginer la lisibilité ; presque devoir vous greffer 4 yeux !!! Ou de devoir relire le livre pour en récolter toutes les informations.
Cet intégrale a été un petit peu indigeste je l'avoue comme le frite-mexicano-andalouse que je viens juste de mangé, on lit le livre pour savoir ce qu'il va se passer mais on sent qu'on a mal au ventre tellement c’est touffu. C'est vraiment à la deuxième lecture qu'on découvre le livre.
La fin est un peu trop rapide et part en couille (c’est le cas de le dire) avec une histoire de vampire que j'ai pas tous suivi mais bon voilà. Quoiqu'il en soit et il ne faut pas le nier c'est une image au vitriol d'un Los Angeles bien réel des années 80, c'est une grande œuvre narrative genre polar sur fond pornographique (et pas l'inverse) qui se révèlera petit à petit et à la deuxième lecture, une fois tous les détails absorbés, on comprendra beaucoup mieux le tout mais il faut faire l'effort.
Pour la petite histoire, à sa sortie fin des années 80, la BD avait fait une controverse aux USA puisque d'une part c'était une première qu'un auteur connu et reconnu fasse une bédé tellement violente et crue, et d'autres parts les puritain(e)s américains ne se sentaient plus et faisaient blocus : imaginez le meurtre d'une fillette, des héroïnes nymphomanes, des ripoux , du sexe , rholala ... trop c'est trop. Ce ne sera qu'après beaucoup de discussions qu'ils se mettront d’accord pour vendre le comic recouvert d'un scello afin de ne pas heurter les djeunz américain en herbe ; Passé ce préambule, la bd fut tout de même un succès aux USA, due en partie à la controverse. A noter aussi que dernièrement est sorti le second opus de Black Kiss nommé brièvement Black Kiss 2 et je ne sais pas ce que cela vaut donc ?!?
Pour terminer ma missive, ce n’est pas pour tout public car il y a du X dedans, c'est violent, sans tabou, sa bouscule les genres et transgresse pas mal de code. A prendre avec des pincettes :)

mercredi, février 20, 2013

Formidable Salon de la Bande Dessinée

février 20, 2013 Smith
Le festival 1ere edition du "Formidable Salon de la Bande Dessinée" (FSBD ... )... quel nom à rallonge :)
C'est un nouveau salon BD qui se situera à Bruxelles du 8 au 13 mars 2013 au Brussles Expo.
Présidé par Trondheim et une belle équipe d'auteurs : Bastien Vives, Boulet, Keramidas, Mathieu Sapin, Aude Picault, Charles Berberian, Bianco, Etienne Davodeau, Bouzard, Feroumont…
Et en plus, j'ai enteos ndu qu'il y a une soirée d'ouverture gratos avec des TUC, du Champomi et toussa le vendredi 8 mars de 19h à 21h... enfin moi j'ai rien dis :)

mardi, février 19, 2013

Bye Bye tristesse - Beja & Nataël

février 19, 2013 Smith
Une bande dessiné érotique ... Wait, whaaaat ?!?
Et oui il y a plusieurs genres à la bd et il n'y a pas de raison de ne pas apprécier les genres différents. Alors ici on va essayer d'en parler, tout en restant calme et en gardant les mains sur le clavier ... et comme dirait Rocco : "Action!"
Mélange de récit sentimental, d'érotisme on nous raconte l'histoire de Lola d’Estressac. Belle aristocrate au bord de la piscine sous un soleil méditerranéen, elle va nous raconter ou plutôt confesser à travers son journal sa vie sentimentale où s'entremêleront le présent, le passé et le conditionnel sur son approche de l'amour ou l'on se donne corps et âme. Petit à petit, chaque élément raconter sera en fait une conclusion dont le centre sera son homme, Régis, et un secret lourd de conséquence sentimentale et nostalgique comme une page d'un livre que l'on ferme non sans une pointe d'amertume.
Ambiance et esthétisme des année 60, soleil, piscine, une belle fille en maillot qui s'effeuille petit à petit le long de l'histoire ... on se calme tout de suite, c'est pas du porno et cela reste très soft, donc ami pornographe et obsédé vous pouvez ranger votre matériel.
Faut dire aussi que ça n'a rien à voir avec le titre de Richard Clayderman quoique sa peut mettre dans l'ambiance. Une bd donc, dessinée par Beja (le fils) et scénarisé par Nataël (Je suis ton père), tous deux Toulousain de leur espèces et connu notamment pour leur trilogie "Les Griffes du hasard" que je n'ai pas lu mais on m'en a parlé beaucoup (J'en ai vu deux/trois planches et sa avait l'air d'être dans la lignée Jacobs/Ligne Claire).




Que dire d'autre ? Pour moi un scénario plus que non-passionnant, une narration qui bouscule les canons du genre et où la lettre et la manière de s'exprimer est importante ce qui fait que cela rebutera pas mal le lecteur, une image et un dessin trop infographique et même que parfois on a l'impression que l'auteur a juste juxtaposé une photo et retravaillé dessus , un cadrage soi-disant poétique et un dessin franchement bof ... ne tournons pas autour du pot, j'ai trouvé cela super décevante … En gros une histoire limite dépressive et un dessin qui n'a même pas le bon gout d'en donner justement.
Un one-shot (private joke) qui ne restera pas dans les anal (autant rester dans le sujet ^^). Uniquement pour les fans.
ps : j'ai encore le mien si vous êtes intéressé ^^

dimanche, février 17, 2013

Arrowsmith - Busiek, Pacheco et Sinclair

février 17, 2013 Smith
Arrowsmith n’a rien à voir avec le groupe de métalleux américain aux cheveux gras, léger et soyeux qui pourrait presque faire partie des égéries des shampoings l’Oréal et qui, de surcroît, produise des cd en pure-poil de vachette (ça craint quoi, on n’est plus à l’ère du nazisme non plus !!!).
Non! Nous ne parlerons pas du groupe Aerosmith j’ai dit !!! Mais d’Arrowsmith, une bd uchronique (j’aime bien ce mot que je ne connaissais pas et du coup je le case là où je peux ^^) qui raconte sur contexte de première guerre mondiale genre en 1915, l’histoire d’un jeune garçon américain. Herbertville est un petit village du Connecticut ou vie le jeune Fletcher, fils du forgeron. Comme tout adolescent de son âge sa tête est remplie d’idéaux, on est convaincu, motivé, on a plein d’étoiles dans les yeux et dans son cœur; et même si on n’a pas beaucoup d’expérience on est prêt à franchir des montagnes … et surtout on a une vision souvent manichéenne du monde.
Justement la guerre gronde en Galia (Europe) et les Etats Unis son déja impliqué au combat. Des unités d'Elite Aérienne venu recruter de la chair fraîche tout en vantant les bienfaits de leurs actions a le mérité de retenir plus que son attention. Déjà très tenté de s’y lancer, en bon fils il va essayer d’en discuter avec son père, figure autoritaire qui a une vision bien précise du devenir de son fils. Malheureusement son père à des projets plus que contradictoire avec ceux de Fletcher et la discussion se termine mal. Furibond, la discussion lui a donné les étincelles nécessaire pour le décider à franchir le pas et le voilà embarqué avec un de ces meilleurs amis, à faire le pont pour s’inscrire à l’armée et ainsi entamer son entraînement avant d’aller au front.Il sera confronté à la dure réalité mais aussi à des choix de vies.
A travers des rencontres, de nouvelles d’amitiés, des amours, des rivalités et même la mort , on suit le parcour de Fletcher accompagné de son innocence et ces angoisses.





La particularité de cette histoire est qu’elle ne se passe pas pendant notre première guerre mondiale; j’avais mentionné au début que cela se passait dans un monde uchronique car nous sommes dans un monde dit “Arcanepunk” c-a-d qu’il faut prendre comme hypothèse qu’à partir d’un moment de l’histoire il n’y a plus eu d’évolution technologique tel qu’on l’entend (pas d’aviation ni d’automobile) mais la magie est apparue pour completer ce manque … la magie qui sera présente de manière harmonieuse et, comme tout temps de guerre, engendrera une course à l’armement surnaturelle.
Avec énormément de similitude avec notre monde, les humains cohabitent avec une multitude de créatures féeriques qui parsèment nos contes et légendes tel que Dragons, Vampire, Ghouls et j’en passe. Ce contexte est amené avec intelligence et aisance par le dessinateur Carlos Pacheco qui nous fait cohabiter tous ce monde sans vraiment de difficultés. Les “créatures” magiques pouvant être apparentée à la classe sociale occupées par les noirs à l’époque sans toutefois être un sujet majeur.


Divinement dessiné par Pacheco qui est un dessinateur espagnol (once again) et qui a visiblement fait énormément de comics US et notamment pour Marvel, néanmoins son style graphique est visuellement plus proche du style européen dans cet intégral composé de grosso-modo 140 pages... franchement c'est beau et les détracteurs pourraient encore dire qu'il manque juste un grain de folie pour le rendre complètement dingue. Les couleurs sont très belle mais … pas que c'est fade mais plutôt trop “propre” dans le sens que la majorité ont été faites par ordinateur ce qui rend l’image très lisse et au final c’est le trait du dessinateur qui donne vraiment la texture aux vêtement, à l’architecture. Mais je le redis, c’est super beau à regarder.
Scénaristiquement c’est intéressant avec une mise en place des personnages rapide et simple; au début de l’histoire on aura une certaine naïveté qui se complexifiera dans la suite de la lecture tout en suivant l’évolution de Fletcher et le message intrinsèque à l’histoire qui pourrait être : “il n’y a jamais de guerre propre, que des guerres sales”.
Sinon j’ai un regret et en même temps un non-regret pour l’histoire, c’est que c’est une belle entrée en matière dans ce monde féerique, dans cette histoire d’évolution, l’on se focalise sur le personnage de Fletcher, sur le comment va-t’il vivre et survivre dans ce monde froid qui le malmènent mais on aurait aussi un peu aimé savoir comment va se dérouler cette guerre , les tenants et aboutissants etc … car cette élément est apporté par le côté fantastique et magique qui est sous-exploité dans cette histoire. Donc c’est beau mais la fin donne une impression d’inachevée.





Ce que je veux dire c’est que ça se laisse lire mais ce n’est pas cultissime et j’ai apprécié le voyage. L’histoire nous raconte un bref moment de vie d’un soldat par la destruction de son innocence et pas une simple histoire de super-héros qui part en quête d’une lutte quelconque entre le bien et le mal. L’histoire aurait pu être racontée sur fond de première guerre mondiale que a trame resterai complètement identique. L’ajout du fantastique est un plus mais qui n’est jamais vraiment utilisé ici, c’est juste un “truc en plus” … mais étais-ce vraiment nécessaire ? Je ne pense pas personnellement surtout qu’avec le style graphique de Pacheco (il est vachement doué quoi) cela aurait peut-être mieux rendu justement en resituant l'histoire sur la notre et nous aurai fait oublié ce petit quelques choses d’inachevé.
Pour conclure, c’est une belle histoire, pas incontournable sauf si vous avez l'occasion d'avoir le livre et évidemment si vous êtes un fan incontournable de Pacheco et de beau dessin car là vous serez servi avec de magnifiques planche carrément en double page.

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