dimanche, février 22, 2015
Eric Herenguel sexe & pose
février 22, 2015
Smith
Ceux qui me connaisse savent que j'aime bien Eric Herenguel où plutôt son style de dessin ; qui est pour moi un mélange entre mi-ange mi-demon parsemé de folie dansante. Et devinez justement qui vient traîner ces guêtres dans les parages ?
Dans le cadre de la promotion de son dernier album et histoire de profiter d'un éclairage nouveau, une exposition est ouverte à la Galerie Bruxelles-Paris.
Le récit en question ? Plutôt Ulysse version reboot 1781 avec au scénario Xavier Dorrison qui n'est pas des moindres.
Vous pourrez y admirer son travail sur le cadrage, la dynamique sur le mouvement sans oublier le travail sur les expression et les ombres et couleurs.
C'est du beau , c'est joli, et c'est du "a voir" tant qu'il est là. D'aileurs c'est "openbar" depuis le 19 Fevrier et ce jusqu'au 20 Mars.
Et si comme moi vous n'êtes pas riche, vous pourrez au moins contempler le prix des planches et toiles qui sont à la vente pour l'occasion (qui tourne autour des 950€ ... ouais ... tout de même)
Dans le cadre de la promotion de son dernier album et histoire de profiter d'un éclairage nouveau, une exposition est ouverte à la Galerie Bruxelles-Paris.
Le récit en question ? Plutôt Ulysse version reboot 1781 avec au scénario Xavier Dorrison qui n'est pas des moindres.
Vous pourrez y admirer son travail sur le cadrage, la dynamique sur le mouvement sans oublier le travail sur les expression et les ombres et couleurs.
C'est du beau , c'est joli, et c'est du "a voir" tant qu'il est là. D'aileurs c'est "openbar" depuis le 19 Fevrier et ce jusqu'au 20 Mars.
Et si comme moi vous n'êtes pas riche, vous pourrez au moins contempler le prix des planches et toiles qui sont à la vente pour l'occasion (qui tourne autour des 950€ ... ouais ... tout de même)
MAUS d’Art Spiegelman
février 22, 2015
Smith
Quand histoire , culture et bd s'allie .
Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.
À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu’après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j’ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s’entassent et que j’ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m’en a pris car, quelle surprise !!!!
Ce n’est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu’il est en mon devoir de partager avec vous tellement c’est bien.
Alors « non ! » je n’ai pas l’intention d’écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l’écriture mais tant qu’à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l’on s’échine un peu pour en parler.
Soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c’est l’effet kiss-cool).
Sans pour autant l’édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l’auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d’une sincérité ébouriffante, une construction originale et l’utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.
Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d’avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s’apitoyer sur le sort des uns et des autres à l’instar des différents reportages que l’on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.
D’ailleurs c’est grâce à ce livre qu’Art Spiegelman n’a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu’en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…
Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu’elle en devient presque incontournable.
En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris), j’ai vraiment eu l’impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j’avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu’il faudra le lire en plusieurs parties.
Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n’est pas votre tasse de thé.
Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.
À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu’après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j’ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s’entassent et que j’ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m’en a pris car, quelle surprise !!!!
Ce n’est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu’il est en mon devoir de partager avec vous tellement c’est bien.
Alors « non ! » je n’ai pas l’intention d’écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l’écriture mais tant qu’à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l’on s’échine un peu pour en parler.
Soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c’est l’effet kiss-cool).
- Celle d’Art Spiegelman, dessinateur underground, qui a décidé de retranscrire sous forme de bande dessinée l’histoire de Vladeck, son père, survivant d’Auschwitz… Le problème (et de taille) ; son père est un vieux râleur borné comme on n’en fait plus et ça ne va pas être de la tarte de lui soutirer les vers (pilés) du nez… Dialogue de sourds, deux mondes diamétralement opposés qui essayent de communiquer.
- La deuxième histoire c’est celle de Vladeck et sa famille, juive et polonaise de surcroit qui, en pleine déportation, vont se voir happés par les véhémences xénophobes de l’Allemagne d’antan et son idéologie. Et pour survivre, il faudra faire des compromis voire même limite collaborer. Mais que n’est-on pas capable de faire dans de telles circonstances pour protéger les siens et par amour, alors que l’on côtoie en permanence des atrocités où se mélangent la haine et la peur ?
Sans pour autant l’édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l’auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d’une sincérité ébouriffante, une construction originale et l’utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.
Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d’avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s’apitoyer sur le sort des uns et des autres à l’instar des différents reportages que l’on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.
D’ailleurs c’est grâce à ce livre qu’Art Spiegelman n’a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu’en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…
Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu’elle en devient presque incontournable.
En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris), j’ai vraiment eu l’impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j’avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu’il faudra le lire en plusieurs parties.
Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n’est pas votre tasse de thé.
vendredi, février 13, 2015
Tony Ironman Stark ressort du placard
février 13, 2015
Smith
Les éditions Artège rééditent la BD Tony Stark, de Jean VAN HAMME et Edouard AIDANS et ça , c'est une bonne nouvelle.
Jean "XIII" Van Hamme sera crédité pour l'occaz' même pour les premiers épisodes, ce qui ne fut pas le cas à l'époque des premières éditions ce qui créa , notamment un froid entre le père de Thorgal et celui de Bernard Prince.
L'histoire aidant (Aidant, Aidans... non?) , une bonne poignée de main , une bière des chips et le besoin de se refaire une coupe, un accord a été trouvé pour notre plus grand plaisir.
C'est chez Artège, c'est pour bientôt et c'est vraiment bien :)
Jean "XIII" Van Hamme sera crédité pour l'occaz' même pour les premiers épisodes, ce qui ne fut pas le cas à l'époque des premières éditions ce qui créa , notamment un froid entre le père de Thorgal et celui de Bernard Prince.
L'histoire aidant (Aidant, Aidans... non?) , une bonne poignée de main , une bière des chips et le besoin de se refaire une coupe, un accord a été trouvé pour notre plus grand plaisir.
C'est chez Artège, c'est pour bientôt et c'est vraiment bien :)
P
La femme du bain en Vidéodrawing
février 13, 2015
Smith
C'est tout bonnement impressionnent ; un travail de patiente et d'amour pour l'art
lundi, février 02, 2015
Fantastic 4 : Reboooot
février 02, 2015
Smith
Fantastic Four ou les 4 fantastiques, une série initiatrice ou 4 humains "banal" deviennent des supers-héros dans laquelle tout en chacun pouvait s'identifier à l'époque (après les histoires en on fait autre choses mais l'idée principale c'était cela).
Et bien un reboot est lancé et c'est pour genre pas dans longtemps que même que je suis en retard car je viens de découvrir le trailer.
Alors je vous laisse "mater" et rdv sur les écrans pour le judgement day :)
Et pour le plaisir des yeux, je vous balance le trailer du tout premier :).
dimanche, février 01, 2015
Chroniques Martiennes de Ray Bradbury
février 01, 2015
Smith
Chroniques Martiennes de Ray Bradbury
Et si Mars était habitée ? Et si l’homme décidait d’y aller s’installer ? Et si … l’histoire de la conquête de Mars vous était contée ?
Les Chroniques Martiennes est avant tout un recueil de nouvelles écrites par Ray Bradbury dans les années 40’ . Ray nous invite sur Mars et nous conte sur un ton teinté d’humour noir l’histoire de cette planète, rouge soit-dit en passant, de ses habitants, ses us, ses déboires et ce, jusqu’à sa conquête par l’homme.
Initialement publiée dans des journaux sous formes de petites histoires, les « Chroniques Martiennes » en est le condensé. Un roman qui ne se prend clairement pas au sérieux, et dont le fil conducteur est Mars elle-même. Une porte ouverte vers l’imaginaire et vers une réflexion et des questionnements sur le bienfondé de nos choix de société (aahh le besoin de tous formater et le refus de l’inconnu) …
Les « Chroniques Martiennes » c'est une lecture profondément poétique, humaine et surtout indémodable. Bref, un contenu qui ne déçoit pas. A conseiller à tous les lecteurs qui savent rêver :)
Les Chroniques Martiennes est avant tout un recueil de nouvelles écrites par Ray Bradbury dans les années 40’ . Ray nous invite sur Mars et nous conte sur un ton teinté d’humour noir l’histoire de cette planète, rouge soit-dit en passant, de ses habitants, ses us, ses déboires et ce, jusqu’à sa conquête par l’homme.
Initialement publiée dans des journaux sous formes de petites histoires, les « Chroniques Martiennes » en est le condensé. Un roman qui ne se prend clairement pas au sérieux, et dont le fil conducteur est Mars elle-même. Une porte ouverte vers l’imaginaire et vers une réflexion et des questionnements sur le bienfondé de nos choix de société (aahh le besoin de tous formater et le refus de l’inconnu) …
Les « Chroniques Martiennes » c'est une lecture profondément poétique, humaine et surtout indémodable. Bref, un contenu qui ne déçoit pas. A conseiller à tous les lecteurs qui savent rêver :)
mardi, décembre 16, 2014
Alien Salvation de Gibbons & Mignolia
décembre 16, 2014
Smith

J’ai sous la main une petite B.D. de derrière les fagots puisque ce n’est pas moins que la version collector et limitée à 400 exemplaires d’Alien Salvation de Dave Gibbons et Mike Mignola.
Dave Gibbons (à ne pas confondre avec Dave Stewart du groupe new wave/age Eurythmics), c’est un écrivain qui a déjà pas mal baroudé avec son pote Alan Moore et dans l’univers des comics. Mike Mignola, lui, on ne va pas trop le présenter mais c’est le papa de Hellboy principalement, trois films et tout un univers rempli de mythes & légendes ; mais voilà, avant Hellboy il y avait autre chose et c’est là qu’on rentre dans le vif du sujet et que l’on part en pleine introspection. À l’époque où les deux lascars se sont rencontrés, ils voulaient faire un projet ensemble. Et comme en plus le film de Ridley Scott avait le vent en poupe, le sujet était déjà trouvé.
Alien vous connaissez, non ? Mais siiii, 1979, un vaisseau, un gars qui accouche douloureusement d’une créature à la bouche phallique et j’en passe… pour ceux qui ne connaissent pas (honte à vous), le film en lui-même est un film genre survival-SF-horreur et raconte l’histoire de l’équipage du vaisseau spatial NOSTROMO qui se voient décongelés de leur hibernation pour cause de rescousse de la veuve et l’orphelin sur une base minière abandonnée. Après investigation, ils découvrent que presque tout le monde, ils sont morts de chez morts, sauf une gamine qui a des gènes de Bruce Willis. Manque de bol (comme toujours), la cause n’est pas naturelle mais plutôt la cause de plein de vilains monstres très laids, visqueux et bien baveux qui ne leur veulent pas du bien ou qui aimeraient bien s’accoupler avec, c’est tout dire ; pour le reste allez voir le film. Bref, ça c’est pour la base principale du film, et notre bouquin va s’en servir pour ne garder que l’ambiance et ces vilains Aliens évidemment. :)
L’histoire du bouquin ? Le vaisseau NOVA MARU retourne sur terre avec sa cargaison chargée jusqu’à la gueule de boites de crabe et de sushis avariés sauf qu’en plein vol, une avarie va faire tout foirer et « patatras », voilà que c’est déjà la catastrophe. Le capitaine du vaisseau, pas con, prend Slivek, le cuistot, avec lui et se barre avec l’unique capsule de secours sur la plus proche planète et zut pour les autres qu’on abandonne lâchement.
Sauvé oui, mais pas pour longtemps puisque la planète où la capsule de secours s’est écrasée est du genre assez sauvage ; et si c’était déjà pas assez la foire, le NOVA MARU va justement s’y écraser aussi pour y décharger sa cargaison de boites de crabe… ah non tiens, c’est pas du crabe, c’est des Aliens… Damned, vous voulez dire que la compagnie pour laquelle ils travaillent voulait ramener de l’Alien sur terre pour en faire une arme biologique et se faire plein de sous ? Noooooon, jamais. On n’est pas comme ça nous. Du coup, Slivek, super croyant avec Jésus et tout ça, va devenir un peu fou et va voir dans les Aliens, des démons de l’enfer. Le capitaine, lui, mentalement, a déjà lâché les amarres et est parti faire des crêpes. Culpabilité ? Recherche de la rédemption ? Perso je prends mes jambes à mon coup.
Dans un graphisme entre « le Cycle des Epées » et « Hellboy », Mike Mignola nous offre un dessin saupoudré d’aplat sombre faisant déjà référence à son style si connu. C’est très beau, obscur, rempli de symbolisme et s’accorde fidèlement à cette ambiance froide et si mortelle. Personnellement c’est une période graphique plus « intéressante » à mon gout, du dessinateur.
Dave Gibbons, comme d’habitude, nous offre ici un scénario introspectif, empli de psychanalyse et de questionnement où se mélangent religion et peur. Un style narratif lent, réfléchi et macabre pour ce bouquin pas mal du tout qui nous montre jusqu’où la foi et la folie peuvent aller dans des situations extrêmes. Le tout est sans prétention puisque les auteurs eux-mêmes avouent dans un excellent aparté qui se trouve dans le bouquin, que leur but était de s’en mettre plein les fouilles.
Édition collector oblige, l’objet est super beau et d’excellente facture, même pour votre portefeuille, car malgré le fait que ce soit un truc tiré à 400 exemplaires chez WETTA, il est encore trouvable pour pas cher du tout (genre 10-15€) dans les bonnes librairies évidemment ou même dans certains e-shops. Certains vous diront que le nombre de pages est plus que léger et en aurait mérité quelques unes en plus, histoire de plonger encore plus dans la folie et les états d’âme des personnages mais l’histoire en vaut la peine malgré ce petit défaut.
La version normal quant à elle est nickel et n'a pas honte par rapport à la version collector. D'ailleurs quelques photos valent mieux qu'un (trop) long discours.
Seul regret ? Que l'édition collector ne soit limitée qu'à 400 exemplaires ... mais cela on n'y peut rien. Une très bonne lecture avant d'aller se coucher.
lundi, décembre 15, 2014
Elric à la plage
décembre 15, 2014
wolfiz
Suite au succès de la BD Elric, la chaine américaine AMC (qui produit par ailleurs Walking Dead) est en train d'adapter la saga de Michael Moorcock : Elric, et ce pour le petit écran.
A suivre mais j'en salive d'avance :)
vendredi, décembre 12, 2014
SOS Météo (les aventures de Philip et Francis) Baral et Veys
décembre 12, 2014
Smith
Les fêtes de fin d'année approchent et les rotules des imprimeurs tournent à plein régime ; saviez-vous que 70% des publications annuelles se font en cette fin d'année ? Préparez-vous car entre intégral, compil, nouveauté et opportunisme, vous n’aurez que l’embarras du choix et c’est là que j’interviens, histoire de vous aider un peu dans vos achats (youpiii).
Cela tombe super bien car voici notamment le 3e opus de la saga de « Philip et Francis », les jumeaux parodiques de la série « Blake et Mortimer » de feu Edgar P. Jacobs.
Le professeur Philip Mortimer et le capitaine Francis Blake sont amis depuis Mathusalem et forment un tandem des plus efficaces en terre d’Albion contre les menaces extérieures. Mortimer, savant génial et complètement allumé, a un caractère genre crème des crèmes, super gentil à l’extrême… limite simplet si vous voyez ce que je veux dire. Le capitaine Blake, lui, est genre militaire jean-foutre glandeur professionnel et un gros Tanguy qui vit encore chez sa maman.
D’ailleurs le voilà qui débarque chez Philip Mortimer suite à une dispute avec sa maman sauf que là, ça a bien clashé et il rapplique avec ses valises et tout le ramdam. Philip est contraint mais en son for intérieur, il en a marre de chez marre et aimerait bien qu’on lui greffe une bonne grosse paire, histoire qu’il puisse s’imposer et dire « non » une fois pour toutes à tout ce qu’il n’a pas envie de faire. Qu’à cela ne tienne ; direction son labo, histoire de se préparer un bon cocktail à base de Whisky écossais, de testostérone, de couille de singe et de la bonne graine de crevard.
Succès presque atteint sauf que le dosage n’est pas bon et au lieu de créer une potion testostéronée qui va faire pousser les poils, le voilà avec une potion qui dédouble sa personnalité genre Dr Jeckyll et Mr Hyde… et quand il est en Mr Hyde, c’est sa partie noire et obscure qui le révèle en tant que super vilain.
Déjà qu’avec le Colonel Olrik ce n’était pas coton mais si en plus, la Grande Bretagne a un deuxième super méchant-vilain-encore-plus, ce n’est pas gagné. Unis pour le meilleur et surtout pour le pire, ils vont concocter un plan machiavélique qui aura de quoi faire trembler la reine mère elle-même.
Marketing oblige, ce numéro sort presque en même temps que SOS Météore, série éponyme des vrais Blake & Mortimer. Pierre Veys et Nicolas Barral, les auteurs, nous pondent ici un 3e volet à leur saga que l’on sent tout de même fait à la va-vite et sans grande inspiration ; on tourne trop en rond et l’humour fait beaucoup moins mouche.
Visuellement, les traits, au fil des pages, deviennent lourds voire pâteux et beaucoup moins fins que dans les précédents épisodes ; l’humour n’est pas en reste puisque l’humour so british caractéristique des deux précédents épisodes, et saupoudré de chauvinisme, est moins « comique ». L’histoire quant à elle, manque d’une réelle profondeur et l’on a juste une tranche de vie des héros parsemée de private jokes et de clins d’œil à Orange Mécanique, Churchill et à l’après-guerre.
Alors oui je pourrais dire que j’ai raté un truc, je suis méchant, je n’ai pas d’humour… j’ai relu 3 fois le bouquin et rien n’y fait ; en comparaison avec les épisodes précédents, celui-ci est nettement moins inspiré et l’unique chose que l’on peut souhaiter serait que la suite soit plus à la hauteur des exigences des héros et nous décrispe plus vertement la mâchoire.
Au final, un album juste passable et moyennement divertissant que l’on conseillera surtout à ceux qui ont la collectionnite aigüe ou ceux qui suivent la série. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre ; si vous êtes arrivé jusqu’à ces lignes, je n’ai qu’une chose à vous dire et à vous conseiller : plongez sur les deux premiers volets, vous en aurez pour votre argent :)
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