mardi, avril 18, 2017

Les Aventures de Spirou et Fantasio : bientôt

Vous vous imaginiez Spirou et Fantasio de cette manière ?

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18662136.html

AlloCiné a pu visiter le plateau de tournage du film "Les Aventures de Spirou et Fantasio", avec Thomas Solivérès, Alex Lutz, Ramzy, Géraldine Nakache, Christian Clavier et le réalisateur Alexandre Coffre.



Spirou et Fantasio vont débarquer sur grand écran le 20 juin 2018 ! Thomas Solivérès etAlex Lutz tiennent les rôles principaux, tandis que Ramzy joue Zorglub, Géraldine Nakache la journaliste Seccotine et Christian Clavier le comte de Champignac.

Alexandre Coffre réalise le film (Une pure affaire, Eyjafjallajökull), qui sera un vrai film d'aventure dont une partie s'est tournée en région parisienne, et l'autre au Maroc. Les Aventures de Spirou et Fantasio est adapté de la série de bandes-dessinées éditée par Dupuis, et dont le succès ne s'est pas démenti depuis des décennies.

L'histoire du film présentera la rencontre entre le groom Spirou et le journaliste Fantasio.

SHI, Au commencement était la colère... Tome 1 de Zidrou et Homs


A peine sorti d'une polémique humanitaire hautement médiatisée, Lionel Barrington patron de la SVPPB , énorme conglomérat de fabrication d'armement, va se retrouver emporté et embourbé dans un drame qui impactera jusqu'à sa famille.

En effet, un groupuscule terroriste du nom de SHI , a dissimulé deux mines antipersonnel dans sa demeure et sa femme et son fils en ont fait les frais. Pourquoi ? Qui est ce fameux groupe SHI qui revendique l'attentat ?


Pour trouver les réponses , il faudra remonter la ligne du temps jusqu'au Londres de 1851 , à l'époque de l’exposition universelle , à l'époque ou l'empire britannique était une puissance économique colonialiste et suffisante, à l'époque où deux jeune femmes aux aspirations différentes vont se rencontrer ; 

D'un coté Juliette Winterfield , rebelle, fille de bonne famille et de père militaire, britannique de sur-crois; de l'autre  coté Kita, ex-jeune mère asiatique, immigrée et qui essaye de survivre dans se monde où ne pas être blanc ne fait pas bon vivre. 

Ensembles, ces deux jeunes femmes , ces deux jeunes mères, vont voire leur haine grandir jusqu'à comploter contre l'establishment britannique. La rancune est parfois très tenace.


Écrit par Zidrou, dessiné par Homs, cette tragédie humaine prévue en 4 volet est, pour ce premier épisode , un long prologue sur la raison du pourquoi. Visuellement l'on sent la vrai recherche graphique , architecturale et historique de l'époque et Homs s'en donne à cœur joie. Graphiquement les mouvements sont amples, dynamique , le bouton de manchette brille, les visages sont expressifs et rendent bien la personnalité des personnages; c'est sans équivoque du bel ouvrage.
Le scénario n'est pas en reste avec une histoire complexe et profonde , le tout accompagné d'une narration fort réaliste.




Derrière cela , l'on pressent un projet ambitieux prévu en plusieurs cycle d'autant plus que l'histoire est originale en brassant des sujets comme le rôle de la femme, l'époque, le patriarcat etc...

Mais le problème est ailleurs , il manque de la bonne colle pour relier tous les éléments et celle-ci s'effrite très (trop) rapidement.

Après lecture, je peux dire que ce n'est pas spécialement ma drogue du moment. Je n'ai malheureusement pas ressenti d'intérêt pour l'histoire, pas de vibration, pas d'engouement même si j'aperçoit le potentiel caché; juste un simple son de cloche car cet premier épisode n'a pour objectif que de poser les premiers jalons de l'histoire: c'est un énorme prologue.

Au delà de cela, l'on sent du potentiel qui ne demande qu'à s'épanouir et sans nul doute que les prochains épisodes seront plus dynamique avec un dénouement aussi explosif que ces premières pages mais , cet épisode est trop plat.

J'espère que les lecteurs auront la patiente d'attendre le deuxième volet de la saga avant de donner un verdict définitif.

SHI , c'est chez Dargaud, 56 pages , joli mais manque de peps , de sel et de salto arrière :)

lundi, mars 27, 2017

Atom The Beginning Tome 2 de M. Yuuki & T. Kasahara


Deuxième épisode de la préquelle d'Astroboy, l'oeuvre culte du japonais Osamu Tezuka , et dont le titre ne nous cache pas la finalité sachant qu'Astro Boy à surtout été diffusé initialement sous le nom de "Mighty Atom" (subtilitée quand tu nous tiens)

Petit résumé vite-fait : (comme ça ,c'est gratuit !, je vous aime :) )

Les professeurs Tenma et Ochanomizu , convaincu que l'intelligence artificielle est la clé pour avoir un android sur-performant, crée l'A106 (également appelé Six). Doté d'une IA et d'une partie émotionnelle novatrice, Six se retrouve un peu décontenancé dans se monde où se mélange maîtres, esclaves, violences et étrangetées.

Mais malheureusement les deux génies se retrouvent rapidement sans pépètes et , vite acculés, se verront forcés de participer à un tournoi de combat entre robot. A l'issue d'un combat titanesque avec le robot Mars, nos deux jeunes savants, les poches pleines de deniers, peuvent enfin continuer et préparer leur nouveau modèle : le A107. Mais Six semble encore se chercher...

Entre temps, Tenma, obnubilé par les tétons du Docteur Lolo (une génie à la coiffure ultra-laquée mais dont les parents avaient un sens de l'humour fort douteux), va entreprendre une petite partie d'espionnage afin de voir ou elle campe le soir, mais la vérité s'annonce plus sombre que prévue...


Ce deuxième épisode nous avance dans les prémices d'une nouvelle intrigue dont le lien avec le prometteur premier chapitre , est assez hasardeux.

Néanmoins le sujet principal soulève toujours la question du : Restes t'on maître de nos propres créations où à partir d'un certain moment, peuvent-elles vivre de leurs propres ailes ... un peu comme une oeuvre d'art ?


Toujours exécuté par Tetsuro Kasahara, ce dernier gère l'envolée graphique et l'on sent le passionné. Le scénario quand à lui est nettement plus léger que le premier opus et pourrait pourrait surprendre par le changement d'intrigue.  Autant le premier épisode était brut de coffre, innovateur et plein de surprise , voire même emporté par un discours un peu plus adulte; autant ce deuxième épisode semble s'ouvrir à un lectorat plus large avec un ambiance plus proche de celle des dessins animés diffusé à l'époque sur RécréA2: mais ce n'est surement qu'une impression.

Bref, une suite qui reste dans la continuité mais qui a un petit goût "bizarre" de par le changement de tonalité.  Ne brûlons pas la chandelle par la tangente de la diagonale et attendons l'épisode trois, car la fin de ce numéro annonce un nouveau pan de découverte , et ce dernier pourrais bien être une très bonne surprise.

ps : Hey, vous avez vu ? Il y a un animé prévu pour 2017.

samedi, mars 25, 2017

Le monde selon François - Intégrale de Collin & Zabus

Entre rêve et réalité, François ne choisit pas,il veut les deux ! Comme tous les enfants de 8 ans, François se pose beaucoup de questions sur la vie. À chaque fois qu'il est confronté à un problème, il pénètre dans un monde imaginaire présenté comme vrai. Dans cet univers, il vit une aventure qui, au final, répond à ses questions.



Aujourd'hui nous avons de la chance puisque nous allons parler de François, une bande dessinée éditée aux éditions Dupuis qui nous racontes les aventures du petit François. Bande dessinée qui fut en son temps publié dans le magasine Spirou ... (NDM : vous avez remarqué sur Spirou c'est l'anagramme de Soupir ?... pourquoi je m'égare là tout à coup? vite reprenons notre fil de discussion). François c’est quoi ? 

Comme vous vous en doutez, cela n'a rien à voir avec le grand pope du moment qui squatte le Vatican et balance des colombes de temps en temps, où un quelconque candidat aux élections présidentielles d'une petite république bananière.

François est un tout jeune garçon à l'imagination débordante, à peine plus haut que trois pommes; Comme tout enfant de son âge, il va découvrir le monde à travers les yeux d'enfants et , secondé par son imagination débordante, interpréter tous les signaux afin de l'aider à traverser les aléas parfois agréables, parfois désagréables de la vie.

Mais l'imagination de François est parfois taquine : elle lui jouera des tours fort fort embêtant notamment à l'école; où alors sera un allié redoutable pour l'aider à traverser certaines étapes de sa vie quotidienne comme l'absence d'un papa plus préoccupé par son travail que par son fils.



Scénaristiquement, Vincent Zabus nous offre ici une belle découverte.
Drôle, intelligent , multipliant les interactions entre monde réelle et imaginaire, les auteurs (ils sont deux) ont réussi à nous pondre une série d'histoire follement intéressante sur des sujets difficile, brasant des thèmes assez large comme un divorce, où la solitude, le tout amené d'une manière douce sans pour autant être rébarbative.
Un livre à plusieurs niveau de lecture qui ciblera un lectorat fort large en passant par le jeune publique, le jeune adulte , le jeune parent, le jeune vieux, le jeune camembert ou que sais-je encore ...


Au dessin, Renaud Collin le maître d'oeuvre à la palette graphique, sublime le trait via une identité graphique unique, déformant le monde vécue par François comme une vision à travers tesson d'une bouteille. La couleur , elle, n'est pas en reste et servira efficacement l'émotion propagée par l'histoire


Véritable petit bijoux de poésie, cet intégrale de 200 pages bien remplie, et reprenant les trois récits édité chez Dupuis est à mettre entre toute les mains. A la fin vous y trouverez un généreux sketch-book avec quelques planches en primeur du 4e opus en cours de conception.
C’est très très beau et je suis sure qu'il trouvera une belle place dans votre bdtèque.

A conseiller pour le petit garçon où jeune fille qui sommeille en vous

Love It :)

Le mot du jour ?


En y réfléchissant super vite, genre comme cela, le temps d'une vilaine note même pas épurée, il y a plusieurs manières différentes de lire un livre et de le savourer ... si si believe me.

L'une d'entre elles, la plus évidente, est genre goulue, gourmande, voire même carnivore façon T-Rex ; c'est celle ou l'on trace afin de découvrir la dernière page et s'extasier où non du récit.C'est parfois juste, parfois injuste, parfois bof.

Une autre est plus romanesque, plus intrigante limite un peu façon Cyrano; C'est celle ou l'on s'imprègne de chaque instant, de chaque page, de chaque mot et/ou trait des auteurs ... où l'on prend le temps d'admirer le travail de construction , et cela prend évidemment plus de temps et parfois il est impossible de le lire d'une traite.

Il y a encore d'autres façon de lire ... en faisant le poirier aussi j'en suis sure. Mais il n'y a pas de mauvaise manière de le lire , sauf celle ou l'on commence par la conclusion ... quoique même cela est aussi une manière de découvrir une histoire , en la reprenant à contre-courant (mais comment y es-t'on arrivé?).

La finalité, le résidu de tout cela ? De découvrir les arômes cachés, ces vertus et y trouver sa satisfaction presque érectile tel un dernier shoot d'adrénaline où une poussières d'étoiles.

Avant tout c'est surtout le plaisir d'ouvrir une fenêtre sur autre choses, de se faire plaisir , ... et de lire.

Bonne lecture du jour & Love <3

dimanche, mars 19, 2017

Inoxidable de Steve Baker et Sebastien Floc'h




Inoxidable, édité aux éditions Casterman et sous label KASR (aucune affiliation avec Keyser Söze, j'ai vérifié pour vous bande de feignasse) avec au pilotage Sébastien Floc'h et Steve Baker

Cette BD à couverture rigide et cartonnée , assez classe en fait , est composée d'une centaines de pages tout en couleurs; le tout formaté style comics américains c'est-à-dire un peu plus petit qu'une page A4 classique. Sympathique bête en apparence,  mais quid de ces tripes ? Est-ce que cela sent la moule , le faisan , la moquette où une bonne gueuse ? Jetons un coup d'oeil à l'histoire.

Dans le future, la Terre est sous le joug d'un puissant conglomérat économico-politique; Quelques part se trouve le pénitencier 103 , véritable forteresse et résidence façon club Med' pour de dangereux criminels. ZIP l’androïde et Harry , un truand de la pire espèce, se retrouvent, suite à une évasion ratée, forcé de travailler ensemble  pour mener une mission suicide quémandée par un mystérieux homme de pouvoir; tout refus les menant à une mort certaine façons kebab.

Leur mission ? Retrouver un personnage publique mais pas n'importe lequel. L'on parle de l'icône "humaine", fer de lance et protecteur de la veuve , l'orphelin et l'opprimé , je veux nommer LE MAJOR (tadaaaam).
Véritable Captain America, ce dernier a été kidnapper ... mais par qui et pourquoi ? Arriverons-t'ils à éventer le complot et survivre à cette mission plus que suicide et douteuse ?


Avec un dessin vivant, dynamique en mode baroud qui pourra titiller certains de part son style particulier; notamment avec le regard des personnages assez inexpressifs et une morphologie des visage peu courante , proche de la caricature.

Le découpage est bien rythmé grâce à des dialogues percutant , un scénario solide proche d'une production buddy-movies américaine et une découpe façon hollywoodienne.

J'aurai pu dire du bon travail d'orfèvrerie si certaine case avait été zoomé de manière informatique et nous offrait un rendu bien dégueulasse qui dénotera par rapport au reste de la production.
Au final une bd rock'n'roll qui se laissera regarder et lire comme un bon Bruce Willis. Pour tous publics :)

dimanche, mars 05, 2017

La Naissance du sentiment par JFK

Nous sommes avant Socrate, Platon, Aristote et dans la Grèce du Ve siècle avant J.-C. À Sparte, la citoyenne Carthas, veuve de grand guerrier, met au monde un fils, Aphranax. L'enfant présente une malformation invisible, dans une société qui élimine les faibles. Victime d'un sentiment maternel interdit chez les siens, la veuve Carthas va dissimuler cette faille. Sa conduite hors la loi provoque le Destin. Le vieux monde vacille : Athènes poursuit son envol démocratique, les cités doivent s'unir face à l'envahisseur perse, les Dieux semblent lâcher les Grecs. Les rois, les peuples, les Pythies, la pensée basculent vers les temps nouveaux...
L'histoire nous emmène en pleine époque Spartiate. Artys (Historia) Carthas, héros aux tétons saillants et musclé meurt au combat laissant derrière lui sa veuve Gorgophonée (aka Gorge Profonde) et son jeune fils Aphranax au nom déjà prémonitoire pour prévenir les maux de tête.

Seule, elle est contrainte à élever son fils pour le préparer pour l'agogée, rite sélectif et éducatif, afin qu'il puisse devenir la crème de la crème (préférence vanille) , c'est-à-dire l'un des fiers 300 Hoplite.
Sous la pression d'une société obsédée par codes et des rites élitistes, il y aura de quoi faire car ils cachent un terrible secret qui pourrait coûter la vie à Aphranax ... il est asthmatique ; et dans cette société parfaite, seul les plus forts sont choisis (Darwin is back)

L'amour de sa mère , la rencontre de Léonidas seront-ils suffisant ?

Ecrit par Jean-François Kervéan, nègre pour des artistes people éponymes genre Nabila, Drucker, Hervé Villar (que du lourd), ce dernier a également commis l'écriture de certains romans. Alors évidemment les plus vicieux d'entre-vous me diront que ces initiales font très Jacky et Michel et que la destiné de JFK a été assez frontal au niveau des lombaires , loin de moi l'envie de vous contredire ... Prémonitions ? Aucune idée mais dans tous les cas , ce "La naissance du sentiment" à fait naître en moi autre chose qu'une envie assassine ... quoique. :)

Sans langue de bois, ce péplum grec nous transporte dans l’Antiquité avec une fiction dense aux accents politico-romantico-soporifique. Car oui, "La naissance du sentiment" a eu le mérite d'avoir réveillé en moi des sentiments enfuis dans mon tréfonds, un sentiment soporifique (que pensiez-vous?)

Alors je sais qu'il fait partie de la rentrée littéraire, que la couverture annonce une pointe d'humour, que l'auteur a un style certain pour écriture, et il est vrai que le roman est parsemé de notes d'humour qui lui permettent de ne pas trop sombrer dans la frustration de la lecture. Pourtant le sujet aurait pu être plus fin, mieux mené ; Le contexte, la complexité de la relation avec sa mère où avec ce Léonidas sur lequel l'on pourrait faire fondre du chocolat sur son torse ... naaan trop facile.

Le roman nous assomme de termes de l'époque qui rebutera les moins érudits d'entre les lecteurs (et croyez moi , nous sommes une armée le glaive tendu), le tout réaménagé avec un langage parfois commun et aux mots savamment menés; Et ce n'est pas le lexique se trouvant à la fin du roman qui me contredira. Trop de termes qui feront que la lecture sera de plus en plus difficile , sans compter l'inaction présente dans la majorité des mots présent à chaque ligne. Un roman voulant contenter trop de lectorat différent et sans prise de risque sur les partis pris.

Pour résumer ? Une histoire de glaive, de yogourt et de nœuds de boudin.

Édité chez Robert , 400 pages, ZZzz (ha ha ) ZZZzzz..!

mercredi, février 01, 2017

Les Aigles de Rome - Livre V - Marini

Prêt à attaquer, le loup se tient parmi les Aigles de Rome. Qui d'entre eux se douterait qu'Arminius, en qui le général romain a toute confiance, est désormais devenu le chef de guerre des Germains ? Sa trahison a porté ses fruits : l'armée romaine est attaquée de tous côtés et Marcus, prisonnier, n'a jamais été aussi impuissant. Derrière ses barreaux, il ne peut ni combattre son ancien frère de sang ni protéger Priscilla et son fils... Enrico Marini signe ici des scènes de combat d'anthologie !
Pour certain le Graal, pour d'autres une attente frénétique! Voici enfin venu le tome cinq de la saga Les Aigles de Rome, écrite, scénarisée et dessinée par le virtuose Enrico "Macias" Marini.

Enrico (à prononcer à l'italienne , avec les doigts , les mains aux ciels etc...Enricooooooo) qui , pour les moins féru d’entre-vous, à également dessiné les éponymes saga d'Olivier Varèse et Gipsy pour ne citer que quelques-un de ces succès, à franchement du talents.

Les Aigles de Rome c'est une pièce , genre théatre de Plaute, un gros péplum , qui nous transporte en pleine époque Romaine ,époque où la mini-jupe, la tresse et tutti quanti faisait fureur.  Et c'est surtout aussi une histoire d’amitié et de fraternité brisée entre deux frères d'armes : Marcus , le beau romain au yeux enflammé, vivant par le cœur et qui n'a vocation que de servir l'Empire, et Arminius , le svelte germain aux yeux bleus, froid, calculateur et qui est  rongé par l'ambition et sa folle revanche contre le joug romain. Folie destructrice qui plus est, les emmènera sur un territoire hostile où le drame n'en sera que plus imminent;

Car Arminius a réussi à  fomenter sa révolution (oh le vilain) et à rallier la majorité des peuples germains sous ça bannière ; et le voilà fin près à abattre ces cartes afin de pourfendre les légions de Varius et infliger une cuisante humiliation à Rome et sa suprématie légendaire ... Marcus aura beau se débattre et essayer de se mettre en travers, l'épilogue semble inéluctable : La bataille de Teutobourg (ce n'est pas moi qui le dis mais les différents manuels d'histoire).


Graphiquement c'est magnifique, ça en est presque de la masturbation visuelle (franchement ça claque).

Que l'on observe chaque dessin à travers l’œil du néophyte où du fervent expert d'art, le travail de recherche historique et artistique se fait sentir sans compter la débauche graphique du plus bel effet. Bien entendu, toujours parsemé d'une joli fesse où d'un téton qui adoucira un peu la violence rude de l'époque (aaah l'amour). Le travail des couleurs n'est pas en reste et m'a personnellement fasciné car il joue ici un vrai rôle , et permet de ressentir spontanément les enjeux encours.

Néanmoins, malgré la trame de cette dualité fraternelle et la bataille elle-même qui en est la finalité du récit, l'épisode est scénaristique-ment en deçà des précédents voire même pauvre; se laissant facilement reposer sur les acquis installés lors des précédents opus. Ce 5e épisode n'apporte pas de réel rebondissement, d'intrigue, de dénouement , voire même d’intérêt au niveau des personnages , si ce n'est l'objectif d'installer la bataille qui arrive à grand pas. Si je devais caractériser cet épisode , je dirait : beau, basique, animal et sombre.
J'ai dis sombre ? Et oui , à chaque épisode l'on sent la noirceur et le voile de la mort arriver d'un pas lourd. Si j'osais faire un amalgame très (mais très) maladroit, je dirait que c'est un peu un progression à la Harry Potter, mais dans un autre univers et avec une trame différente (quand je vous dis que c'est un Amalgame maladroit). Bref ici nous ne sommes pas en train de lire une satire d'Horace.


Au final , même si ce Livre V ne m'a pas arraché une once de larme , ce blockbuster de la bande dessiné à la Tortues Ninja (oui j'aime comparer l'improbable) plaira par son coté traîtrise,  gloire et virilité comme un bon épisode de "gloire et beauté" ...Toi qui aime le bô dessin, une belle saga , la pilosité de l'auteur , une fresque historique, où la mini-jupette micro-fesse , voire même un peu de tout ? Ce drame péplum est pour toi !

C'est chez qui ? Dargaud, 64 pages, c'est bien torché et c'est kikoulol. Qui portera le dernier coup de glaive ?


jeudi, décembre 29, 2016

STELLA - Tomes 1 & 2 de J. Foxer

Attention, cet article peut brûler les yeux des plus jeunes, générer des saignements de nez et même enflammer le système urinaire de certaines personnes trop âgées. Vous êtes prévenu, après ne vous plaignez pas d'avoir une tendinite aux deux poignets. Sur ce, qui pour me sucer la bite ? (pour donner le ton)


Stella est une grosse cochonne aux talents cunilaires indiscutable et à la libido plus qu'exacerbée. Et quoi de mieux , afin de remplir ces envies de nymphomane lubrique que d'aller butiner du nectar directement au distributeur ? D'autant plus qu'elle habite dans une ville ou Sodome et Gomorrhe ferait passer Rocco Siffredi pour un jeune novice.

Ni une ni deux , telle une cabri en rûte , la voilà qui descend les escaliers de son appartement pour se retrouver en mode open-bar et prête à se livrer à toutes sortes de débauches (youhouu)

Comme elle a gros appétit, notre jeune donzelle portant si fièrement l'éten-dart d'une brasserie belge , va rapidement s'enfiler quelques saucisses, presbytes et moules (de) pas-sages. 
Rassasiée ? Que nenni! L'appétit persiste, mais comment faire ? Allons directement vérifier si le menu de la taverne du coin est bien achalandée pardi ! ... Et ce , au risque même d'y mettre la main à la pâte, de poculer un peu et de faire le nettoyage des outils, mais là je m'égare!

Comme vous ne l'aurez pas compris, ce livre ne fait pas dans la dentelle mais plutôt dans la fessée, le pincement de tétons façons S&M.

Alors ne me demandez pas comment et pourquoi Jean Foxer, l'auteur, est passé de confectionneurs de costumes pour l'opéra à grand pope de la bd érotique et soda-maso dans les années 80 .. je n'en sais foutrement rien.

Quoiqu'il en soit il ne faut pas avoir le pénis tordu pour o-mettre que cela a été dessiné à une époque ou Youporn, RedTube et MatMaBite n'existaient pas (NDM : le dernier site web, c'est moi qui l'ai inventé n’essayez pas, c'est une blague). A cette époque préhistorique , avant l'Internet, nous simples hommes pré-pubère & cie n'avions que notre imagination , le poignet et ce genre de lecture pour soulager nos pulsions lubriques (NDM : si si toi , qui me lis, je sais que tu l'as déjà fait!). Bref , il faut mettre cela en perspective.


Malgré un personnage fort de caractère qui ne s'abandonne jamais complètement à ces désirs, ainsi qu'à un durcissement de la situation au fils des pages (sic!), je n'ai jamais vraiment décollé.
L'ambiance est moite et glaciale, la fornication y coule à flot et je vous épargne l'aspect narratif scabreux et terre-à-terre qui tiens sur un post-it ; le tout vous donnera un image un poil floutée et intéressante de l'imaginaire sexuel des années 80' que vous pourrez comparer aisément avec celle d'aujourd'hui.




Pour les plus glandu d'entre vous, la technique graphique utilisé est le lavis (cfr photo) et les corps sont tous archétypé à l’extrême ... avec le recul, c'est même limite ennuyant.
Inutile évidemment de chercher la psychologie des personnages, on est pas chez Cervantes même s'il y a plein d'hidalgo prêt à sortir leur lances pour une partie de billard. Clairement, si vous n'êtes pas partie du club de la tapette à fesse et autres joyeuseté, cette lecture risque d'être difficile voire même de vous ébranler.




Stella, c'est donc une BD entre sévir et sévices, chez l'éditeur Dynamite, et qui fera bander les plus endurants et/ou pervers d'entre-vous (gaffe à la pression sanguine tout de même).

Préparez vos kleenex ...







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